64 % de mémoire vive soudée, contre 32 % du segment
Neuf PC portables Asus sur quatorze ont leur mémoire vive soudée à la carte mère. Sur le segment, cette proportion tombe à 32 %, soit exactement la moitié. L'écart de trente-deux points est le plus large que nous mesurions sur cette caractéristique.
La conséquence est définitive. Une mémoire soudée ne s'ajoute pas et ne se remplace pas : la quantité livrée le jour de l'achat est celle dont vous disposerez pendant toute la vie de la machine. Sur un portable gardé cinq ou six ans, c'est le facteur qui décide du moment où il devient lent.
Cela déplace entièrement la façon de choisir. Sur une machine à mémoire extensible, on peut acheter la configuration de base et doubler la mémoire deux ans plus tard pour une cinquantaine d'euros. Chez Asus, il faut acheter tout de suite la quantité dont on aura besoin en 2030.
Notre note de performances pour la marque s'établit à 7,18 sur 10, contre 6,75 pour la moyenne du segment. Le processeur est donc bon, et c'est précisément ce qui rend le verrouillage de la mémoire regrettable : la machine sera limitée par ce qu'on ne peut pas changer, pas par ce qu'elle calcule.
Une seule prise USB-A sur la moitié de la gamme
Sept PC portables Asus sur quatorze ne proposent qu'une seule prise USB-A, celle qui accueille une clé, une souris filaire ou un disque externe. Sur le segment, cette situation ne concerne que 19 % des machines.
Concrètement, brancher une souris occupe l'unique prise. Il faut alors un concentrateur pour tout le reste, et ce concentrateur occupera une prise USB-C si la machine en a une de libre.
La marque supprime par ailleurs le port réseau filaire sur 57 % de sa gamme, contre 35 % du segment. Pour une connexion stable en visioconférence ou pour un réseau d'entreprise, il faudra là aussi un adaptateur.
Notre note de connectique tombe en conséquence à 6,76 sur 10, contre 7,26 pour la moyenne du segment. C'est le seul critère, avec le rapport qualité-prix, où Asus passe sous le marché, et c'est le plus évitable des deux.
64 % de dalles à 60 Hz, et seulement deux dalles IPS
Neuf machines Asus sur quatorze plafonnent à 60 Hz, contre 43 % du segment. Pour de la bureautique et de la navigation, soixante images par seconde suffisent et le point ne se remarque pas.
La ligne plus gênante est ailleurs : seules deux machines sur quatorze annoncent une dalle de type IPS, contre 43 % du segment. L'IPS garantit des angles de vision larges et une couleur stable quand on n'est pas pile en face.
Sur un portable, qu'on utilise souvent sur les genoux, dans un train ou à plusieurs autour de l'écran, cette stabilité compte davantage que sur un moniteur fixe. Notre note d'écran s'établit malgré tout à 6,23 sur 10, contre 6,07 pour le segment.
L'explication tient aux deux machines OLED de la gamme, qui tirent la moyenne vers le haut : le Vivobook S14 OLED S5406SA-WH79 à 1 718,89 € obtient 8,6 sur 10 et le Zenbook 14 OLED UM3406HA-QD048W à 1 299,99 € obtient 8,5. Ce sont les deux meilleures notes de la marque, et de loin.
43 % de processeurs AMD, contre 19 % du segment
Six machines Asus sur quatorze embarquent un processeur de la famille AMD Ryzen, contre 19 % du segment. À l'inverse, seules trois sont équipées d'un Intel Core, là où le segment en compte 41 %.
C'est l'un des rares choix de la marque qui joue clairement en faveur de l'acheteur à budget contenu. Sur l'entrée et le milieu de gamme, les puces AMD offrent généralement davantage de cœurs à prix égal, et le brief le confirme : 36 % des Asus ont huit cœurs ou plus, contre 16 % du segment.
C'est ce qui explique la note de performances de 7,18 sur 10 évoquée plus haut, la meilleure des deux marques du silo. Acer, qui reste majoritairement sur Intel, obtient 5,85 sur ce critère.
L'écart est net et il se voit à l'usage sur tout ce qui exploite plusieurs cœurs : compression de fichiers, export vidéo, compilation, machines virtuelles. Pour de la bureautique pure, il ne se remarquera pas.
Du Chromebook à 330 € au portable de jeu à 1 800 €
L'amplitude tarifaire de la marque est la plus large de notre base sur ce segment : 1 470 € séparent sa référence la moins chère de la plus chère. Acer couvre une plage plus étroite, de 288,58 € à 1 541,07 €.
Cette largeur a une contrepartie : la gamme est très hétérogène en qualité. Cinq machines obtiennent 8,5 ou plus et 7,8, quand cinq autres sont sous 6,2, dont l'Asus F512DA-DB34 à 569,45 € qui tombe à 5,1 sur 10.
Le nom commercial n'aide pas à s'y retrouver. Trois machines portent l'appellation Vivobook Go et obtiennent respectivement 6,9, 6,8 et 6,1 ; deux portent Vivobook sans Go et obtiennent 8,6 et 7,4. Il faut donc regarder la référence complète, pas la famille.
Notre note de rapport qualité-prix s'établit à 6,63 sur 10, légèrement sous la moyenne du segment à 6,73. La marque vend correctement ses machines, elle ne les brade pas.
Ce qu'il faut vérifier avant d'acheter un Asus
Trois lignes de fiche technique décident de la durée de vie utile de la machine, et aucune des trois n'est mise en avant sur un emballage.
La première est la mémoire vive : soudée ou non, et en quelle quantité. Sur une machine soudée, considérez que vous achetez cette quantité pour la durée entière. Seize gigaoctets est aujourd'hui le minimum pour ne pas regretter dans trois ans.
La deuxième est le nombre de prises USB-A, et la troisième la présence d'un port réseau filaire. Si la machine n'a qu'une prise et pas de réseau, ajoutez une trentaine d'euros de concentrateur au prix affiché, et vérifiez qu'il ne monopolise pas l'unique prise USB-C de charge.
Si votre budget dépasse mille deux cents euros, les deux machines OLED de la marque sont les seules de notre base à dépasser 8,5 sur 10 en PC portables. En dessous de six cents euros, regardez plutôt du côté des Chromebooks, où Acer place huit références sur dix-neuf.