Aucun téléviseur Samsung ne gère le Dolby Vision
La règle ne souffre aucune exception dans notre base : la totalité des téléviseurs Samsung se passe du Dolby Vision, alors que 49 % du marché le propose. En contrepartie, le HDR10+ est pris en charge partout.
Ce n'est pas un retard technique mais une position commerciale. Samsung est à l'origine du HDR10+, un format ouvert et sans licence, et refuse de payer celle du format concurrent développé par Dolby. La position tient depuis des années et rien n'indique qu'elle changera.
Pour vous, la conséquence est simple à évaluer. Prime Video diffuse largement en HDR10+ et vous en profiterez pleinement. Netflix, Disney+ et Apple TV misent sur le Dolby Vision : sur un Samsung, ces contenus retomberont en HDR10 standard, qui reste du vrai HDR mais sans les métadonnées qui ajustent la luminosité scène par scène.
Si vos abonnements penchent du côté Netflix et que le HDR compte pour vous, la question mérite d'être tranchée avant d'entrer en magasin. Philips et TCL prennent les deux formats, et TCL le fait sur 89 % de sa gamme.
VESA 200 × 200 sur 72 % de la gamme Samsung
Voici le détail d'installation que personne ne vérifie et qui coûte une commande supplémentaire. Près de trois téléviseurs Samsung sur quatre de notre base utilisent une fixation murale en VESA 200 × 200 mm, contre 27 % du marché.
Deux cents millimètres d'entraxe, c'est un format compact. Sur un petit écran il ne pose aucun problème, mais sur une grande diagonale il suppose un support dont les bras se resserrent suffisamment, ce que tous les modèles d'entrée de gamme ne permettent pas. Les supports universels à barres réglables couvrent généralement la plage, les supports fixes à entraxe unique beaucoup moins.
La vérification prend trente secondes sur la fiche de votre support et évite un aller-retour le lendemain de la livraison. C'est le genre de ligne que nous relevons justement parce qu'aucun argumentaire ne la mentionne.
500 nits déclarés sur 75 % des Samsung : une convention, pas une mesure
Trois quarts des téléviseurs Samsung de notre base déclarent exactement 500 nits de pic HDR, quand seulement 6 % du marché annonce cette valeur précise. Une telle concentration sur un chiffre rond n'est pas une coïncidence technique.
Il faut le lire pour ce que c'est : une convention de déclaration. La marque communique une valeur plancher homogène sur une large part de sa gamme plutôt que la mesure propre à chaque modèle. Ce n'est ni malhonnête ni rare dans l'industrie, mais cela rend la comparaison interne à la marque impossible sur ce critère.
Conséquence pratique : si la luminosité est votre critère décisif, par exemple pour un salon très exposé, la fiche Samsung ne vous permettra pas de départager deux modèles de la gamme. Chez d'autres constructeurs, les valeurs déclarées s'étalent de 350 à 3 500 nits dans notre base et permettent un vrai classement.
Nous publions la valeur telle qu'elle est déclarée, sans la corriger ni l'extrapoler. Signaler qu'elle est peu discriminante nous paraît plus utile que de faire semblant qu'elle l'est.
Sept ans de mises à jour : l'avantage Samsung sur LG
Aucun téléviseur Samsung de notre base n'annonce cinq ans de suivi logiciel, alors que 29 % du marché s'y limite. La marque se situe donc dans le haut de la fourchette, à sept ans, qui correspond au maximum relevé.
C'est un écart de deux années avec LG, dont la totalité de la gamme plafonne à cinq ans. Sur un appareil conservé entre sept et dix ans, ces deux années sont le moment où une application de streaming cesse d'être mise à jour, puis refuse de se lancer. Vous ne perdez pas l'image, vous perdez le contenu.
Le système est One UI Tizen sur deux tiers de la gamme, interface rapide et correctement fournie en applications, un peu plus chargée en contenus promotionnels que ce qu'on aimerait. Un boîtier externe règle ce dernier point, mais fait perdre le bénéfice du suivi long.
Le haut et le bas du catalogue Samsung
Les trois meilleurs modèles de la marque obtiennent 8,6 sur 10 et ce sont les meilleures notes de tout notre classement, toutes marques confondues : le Samsung TQ55S90F à 947,85 €, le Samsung TQ55S95H à 1 495 € et le Samsung TQ65S95H à 2 016,01 €. Tous trois utilisent une dalle QD-OLED, variante à points quantiques que Samsung développe.
Le fait mérite d'être posé : le meilleur téléviseur de notre base coûte moins de 1 000 €, et il est signé Samsung. Aucun modèle plus cher, quelle que soit la marque, ne fait mieux sur notre barème.
Le bas du catalogue est une autre histoire. Les tarifs descendent à 256 € et les notes suivent. Samsung a le catalogue le plus large de notre base, et cette largeur est exactement ce qui explique une moyenne de marque à 7,23 sur 10 malgré un sommet exceptionnel.
La lecture utile tient en une phrase : chez Samsung plus que partout ailleurs, le logo ne vous dit rien. La référence, elle, vous dit tout.
Samsung face aux autres marques de téléviseurs
Le classement par note moyenne place Samsung en sixième position sur dix, à 7,23 sur 10, à égalité exacte avec LG. Devant : Sony à 7,82, Panasonic à 7,64, TCL à 7,43, Philips à 7,41 et Hisense à 7,27. Derrière : Sharp à 6,88, Smart Tech à 5,97 et Toshiba à 5,10.
Ce classement demande une précaution de lecture que nous répétons sur chaque page de marque. Sony et Panasonic dominent avec cinq modèles notés chacun, Samsung en compte quatre-vingt-dix. Un catalogue étroit et cantonné au haut de gamme obtient mécaniquement une meilleure moyenne qu'un catalogue qui descend jusqu'à 256 €.
L'écart avec LG, son concurrent historique, est nul : 7,23 pour les deux marques, au centième près. Autant dire rien. Ce qui les sépare réellement, c'est le format HDR, le Dolby Vision chez LG contre le HDR10+ chez Samsung, et la durée de suivi, sept ans contre cinq. Deux critères concrets, zéro différence de qualité moyenne.