Cinq ans de mises à jour : le handicap structurel de LG
C'est la donnée la plus importante de cette page et elle n'apparaît dans aucun argumentaire. La totalité des téléviseurs LG de notre base annonce 5 ans de suivi logiciel, quand 71 % des modèles du marché en annoncent 7. LG est donc systématiquement au plancher, sans exception relevée.
Sur un appareil qu'on garde entre sept et dix ans, deux années de différence ne sont pas théoriques. C'est le moment où une application de streaming cesse d'être mise à jour, puis refuse de se lancer. Vous ne perdez pas l'image, vous perdez l'accès au contenu, ce qui revient au même quand le streaming est l'usage principal.
La parade existe et coûte une centaine d'euros : un boîtier externe prend le relais du système intégré et se met à jour de son côté. Mais il faut l'intégrer au budget au moment de l'achat, pas le découvrir cinq ans plus tard. Face à un concurrent qui annonce sept ans au même prix, l'écart réel n'est donc pas celui affiché en rayon.
webOS sur 100 % de la gamme, et c'est une bonne nouvelle
L'autre constante est bien plus favorable. Tous les téléviseurs LG de notre base tournent sous webOS, alors que ce système n'équipe que 14 % du marché. C'est aujourd'hui l'une des interfaces les plus abouties du secteur : rapide, bien fournie en applications, et dotée d'une télécommande pointeur que les utilisateurs adoptent ou détestent, rarement entre les deux.
Cette homogénéité a un avantage pratique rarement souligné : d'un modèle LG à l'autre, l'expérience est la même. Vous changez de téléviseur sans réapprendre, et un second appareil de la marque dans une autre pièce se configure en quelques minutes.
La contrepartie est la durée de suivi évoquée plus haut. Un système excellent pendant cinq ans vaut moins qu'un système correct pendant sept, et c'est l'arbitrage que LG impose à ses acheteurs.
Le HDR10+ absent de 83 % des téléviseurs LG
LG soutient le Dolby Vision et ignore le HDR10+ : 83 % de ses téléviseurs dans notre base ne prennent pas en charge ce format, alors que seulement 25 % du marché s'en passe. Ce n'est pas un oubli, c'est une position commerciale tenue depuis des années.
L'impact dépend entièrement de vos abonnements. Netflix, Disney+ et Apple TV diffusent en Dolby Vision, vous êtes couvert. Prime Video utilise le HDR10+ sur une partie de son catalogue, et ces titres retomberont en HDR10 standard, qui reste du vrai HDR mais sans métadonnées scène par scène.
Un cas particulier mérite d'être signalé parce qu'il est contre-intuitif : certains modèles LG de génération 2024 gèrent encore le HDR10+, abandonné par les suivants. Sur ce point précis, l'ancienne génération est mieux équipée que la nouvelle, ce qui n'arrive pas souvent et vaut d'être vérifié avant d'acheter du neuf.
Ce que LG fait de mieux que tout le monde : l'OLED
Les trois meilleurs téléviseurs LG de notre base obtiennent 8,5 sur 10 et sont tous des OLED : le LG OLED55C5 à 1 149 €, le LG OLED65C6 à 1 785 € et le LG OLED65G5 à 1 799 €. La marque fabrique ses propres dalles OLED et en fournit une partie du marché, ce qui explique sa présence massive sur ce segment.
Si vous venez chercher un OLED, c'est chez LG que le catalogue est le plus large, du 42 pouces accessible au 83 pouces. Le choix se fait ensuite sur la puissance sonore et la structure de dalle, et nos fiches détaillent ces écarts modèle par modèle.
Le bas du catalogue raconte une autre histoire. Les modèles les moins bien notés de la marque descendent à 6,1 sur 10, pour des tarifs autour de 660 €. À ce niveau de prix, LG est loin d'être le meilleur choix, et la comparaison avec les constructeurs chinois tourne nettement à l'avantage de ces derniers.
LG face aux autres marques de téléviseurs
Le classement des marques par note moyenne place LG en sixième position sur dix, à 7,23 sur 10, à égalité exacte avec Samsung. Devant lui : Sony à 7,82, Panasonic à 7,64, TCL à 7,43, Philips à 7,41 et Hisense à 7,27. Derrière : Sharp à 6,88, Smart Tech à 5,97 et Toshiba à 5,10.
Ce classement demande une précaution de lecture. Sony et Panasonic dominent avec cinq modèles notés chacun, tandis que LG en compte quarante-six et Samsung quatre-vingt-dix. Un catalogue étroit et haut de gamme obtient mécaniquement une meilleure moyenne qu'un catalogue qui descend jusqu'à l'entrée de gamme.
La lecture utile est donc la suivante : LG n'est pas une marque moyenne, c'est une marque à l'amplitude énorme. Son sommet rivalise avec n'importe qui, son entrée de gamme ne vaut pas le détour. Le logo ne vous dit rien, la référence vous dit tout, et c'est précisément pourquoi nous notons des modèles plutôt que des constructeurs.
FreeSync Premium sur toute la gamme LG
Dernier parti pris technique, côté jeu vidéo : la totalité des téléviseurs LG de notre base est certifiée FreeSync Premium, contre 43 % du marché. La certification garantit la synchronisation de la fréquence d'affichage avec celle de la carte graphique ou de la console, ce qui supprime le déchirement d'image.
C'est cohérent avec le positionnement de la marque auprès des joueurs, et cela s'ajoute à une dotation en ports HDMI 2.1 généralement complète sur le haut de gamme. Pour un joueur PC ou console, LG reste une valeur sûre sur la partie connectique et fluidité.
Reste la question du marquage de dalle, inévitable dès qu'on parle d'OLED et de jeu. Les dalles actuelles décalent imperceptiblement l'image et lancent un cycle de compensation à l'extinction. Le risque ne redevient réel que sur un affichage statique et lumineux pendant de très longues durées quotidiennes, type interface de jeu avec une barre de vie permanente dix heures par jour.