100 % de la gamme Sony en 4K à 120 Hz, contre 15 % du marché
Les cinq téléviseurs Sony de notre base acceptent la 4K à 120 images par seconde. Sur le marché, cette capacité ne concerne que 15 % des modèles, et une fréquence maximale de 120 Hz seulement 18 %. L'écart de quatre-vingt-cinq points est le plus large que nous mesurions sur cette caractéristique, toutes marques confondues.
La fréquence native suit : quatre Sony sur cinq affichent nativement 100 Hz, contre 7 % du marché, et le K65XR95M2 monte à 120 Hz natifs. La médiane de la marque est donc à 100 Hz quand celle du marché reste à 60. Pour une PS5 ou une Xbox Series, c'est la différence entre jouer en 120 images par seconde et y renoncer.
La connectique accompagne ce choix sans faiblesse apparente. Les cinq modèles alignent quatre entrées HDMI, ce que fait 48 % du marché, et le K65XR95M2 porte ses quatre entrées en version 2.1 quand le 65XR80, le 85XR70 et le KD75X85L en comptent deux. Notre note de gaming pour la marque atteint 7,84 sur 10, contre 7,39 pour la moyenne du marché.
Cinq modèles notés : pourquoi 7,82 ne se lit pas comme 7,23
Voici l'information la plus utile de cette page. Sony place cinq modèles notés, dont le moins cher coûte 1 599 €. Samsung en place quatre-vingt-dix, de 256 € à 5 440,49 €, et obtient 7,23 sur 10. LG en aligne quarante-six à partir de 184,01 €, pour la même moyenne.
Une marque qui ne vend que du haut de gamme part avec un avantage mécanique sur ce type de classement. Les modèles d'entrée de gamme, ceux à 200 ou 300 €, tirent toujours une moyenne vers le bas, et Sony n'en a aucun dans notre base. Panasonic est dans la même situation, avec cinq modèles notés de 2 212,59 € à 5 398,49 € et une moyenne de 7,64 sur 10.
La comparaison honnête se fait donc à budget égal, et elle est moins favorable. Le modèle Sony le moins bien noté, le KD75X85L, obtient 7,3 sur 10 pour 1 798 €. Le TCL 50Q6C obtient 8,5 sur 10 pour 499 €, et le TCL 55Q6C la même note pour 529 €.
Ce que la première place de Sony démontre : au-dessus de mille cinq cents euros, la marque ne rate aucun de ses modèles. Ce qu'elle ne démontre pas : qu'un Sony soit un meilleur achat qu'un téléviseur deux fois moins cher. Les deux affirmations coexistent, et nos notes n'en appuient qu'une.
6,48 sur 10 en rapport qualité-prix, contre 7,03 pour le marché
C'est la contrepartie, et c'est le seul critère de notre barème où Sony passe sous la moyenne du marché. L'écart dépasse un demi-point. Sur les quatre autres critères notés, la marque est devant, parfois largement.
L'incohérence est aussi interne. Le 85XR70 coûte 2 999 € et obtient 7,6 sur 10, quand le 65XR80 coûte 1 599 € et obtient 8,1 sur 10. Mille quatre cents euros de plus achètent ici vingt pouces de diagonale supplémentaires et un demi-point de note en moins.
Le K65XR95M2, à 2 988 €, obtient 8,0 sur 10 avec la même diagonale que le 65XR80 et une dalle mini-LED RGB au lieu d'une OLED. Il coûte 1 389 € de plus pour un dixième de point de moins.
La conclusion pratique tient en une phrase : chez Sony, le modèle le moins cher de notre base est aussi le mieux noté, à égalité avec le 55A80L vendu 1 871 €. Monter en gamme chez cette marque n'achète pas de la note, cela achète de la surface.
26,61 kg en médiane, contre 14,91 kg pour le marché
La gamme Sony est lourde, et c'est une conséquence directe de son positionnement. La médiane de poids sans pied de la marque s'établit à 26,61 kilogrammes quand celle du marché est à 14,91. La médiane de diagonale est de 65 pouces contre 55, et celle de largeur de 1 447 millimètres contre 1 234.
Le 85XR70 pèse 48,61 kilogrammes sans son pied et mesure 1 891 millimètres de large. Le KD75X85L en pèse 34,31 pour 1 671 millimètres. Ce ne sont plus des téléviseurs qu'on installe seul, et beaucoup de supports muraux d'entrée de gamme sont donnés pour trente ou quarante kilogrammes.
La norme de fixation se vérifie avant de commander : quatre modèles sur cinq sont en VESA 300 × 300 millimètres, contre 14 % du marché, et le 85XR70 passe en 400 × 400. Un bras prévu pour du 200 × 200, le format le plus courant en rayon, ne se montera pas.
Mesurez votre meuble avant tout le reste. Pour le 65XR80, comptez 1 442 millimètres de large et 829 de haut sans pied ; pour le K65XR95M2, 1 447 millimètres, avec un pied central qui accepte un support plus étroit que lui.
Deux dalles W-OLED, deux mini-LED, et 9 sur 10 en performance HDR
Notre note de performance HDR pour la marque atteint 9 sur 10, contre 7,13 pour la moyenne du marché : c'est le plus gros écart par critère de cette page. Il s'explique par les dalles. Le 65XR80 et le 55A80L sont en W-OLED, une technologie qui ne concerne que 4 % du marché, avec un rétroéclairage géré pixel par pixel.
Le K65XR95M2 et le 85XR70 passent en mini-LED, le premier en version RGB. Le KD75X85L, seul LED-LCD de la gamme, est aussi le moins bien noté avec 7,3 sur 10 : la hiérarchie des dalles se lit directement dans nos notes.
Le processeur compte autant. Trois Sony sur cinq embarquent un XR Processor, une puce que nous ne retrouvons que sur 1 % du marché, et le 55A80L sa déclinaison Cognitive Processor XR. Le KD75X85L se contente d'un 4K HDR X1, de génération antérieure.
Le son suit le même classement. Notre note de son intégré pour la marque s'établit à 9,12 sur 10 contre 7,72 pour le marché, avec une médiane de 50 watts contre 20. Le 65XR80 et le 55A80L annoncent 50 watts, le K65XR95M2 monte à 80, et le KD75X85L retombe à 20.
Zéro HDR10+ sur cinq modèles, quand 75 % du marché le porte
C'est le point faible assumé de la marque, et il est constant. Aucun des cinq Sony de notre base ne prend en charge le HDR10+, alors que trois téléviseurs sur quatre du marché le font. Sony a choisi le camp du Dolby Vision, présent sur 100 % de sa gamme contre 49 % du marché.
Les deux formats font le même travail : ils transmettent des métadonnées HDR image par image, au lieu d'un réglage fixe pour tout le film. Le HDR10+ est poussé par Samsung et par Prime Video, le Dolby Vision par Netflix, Disney+ et la majorité des disques UHD.
La conséquence est limitée mais réelle : un film diffusé uniquement en HDR10+ sera lu en HDR10 simple sur un Sony, avec un réglage unique pour toute la durée.
Le tuner, en revanche, est irréprochable : les cinq modèles sont en DVB-T2 avec décodage HEVC, contre 63 % du marché, ce qui garantit la réception des chaînes UHD de la TNT. C'est le genre de détail qu'une gamme intégralement haut de gamme peut se permettre de ne jamais rater.