9,0 sur 10 en performance HDR : le plus large écart de nos sélections
Posons la mesure. Les téléviseurs dont la dalle est déclarée en 10 bits obtiennent 9,0 sur 10 de moyenne sur notre critère de performance HDR, quand l'ensemble du marché s'établit à 7,1. Près de deux points d'avance, et c'est le plus large écart que nous relevions sur ce critère pour une sélection par caractéristique.
Ce que 10 bits change concrètement se voit surtout dans les dégradés. Un ciel au coucher du soleil, une fumée dans un faisceau lumineux, une ombre qui glisse sur un mur : sur une dalle 8 bits, ces transitions se découpent en bandes visibles. Sur une dalle 10 bits, elles restent continues.
C'est l'un des rares défauts d'image qu'on ne peut ni corriger par un réglage, ni compenser par un bon rétroéclairage. Soit la dalle dispose des nuances, soit elle les invente par approximation.
La note globale moyenne de cette famille s'établit à 7,80 sur 10 contre 7,28 pour le marché, et son amplitude va de 7,1 à 8,5 : c'est l'une des sélections les plus homogènes de notre base.
Attention : 10 bits ne veut pas dire bon téléviseur
Il faut immédiatement poser la limite, parce qu'elle est importante. Une dalle 10 bits sans rétroéclairage correct donne des dégradés fins dans une image globalement grise : la finesse des nuances ne remplace pas le contraste.
Notre classement le montre. Le premier de cette sélection obtient 8,5 sur 10 à 499 €, et le huitième obtient 7,3 à 298 €. Un point et deux dixièmes d'écart à l'intérieur d'une famille censée partager la même qualité de dalle.
La mention est par ailleurs devenue un argument marketing courant, et certains constructeurs annoncent du 10 bits obtenu par simulation logicielle plutôt que par la dalle elle-même. Le résultat est intermédiaire, et les fiches techniques ne font pas toujours la distinction.
Lisez donc cette page comme un filtre et non comme un verdict : la mention 10 bits écarte les dalles les plus limitées, elle ne garantit pas le haut du panier. Le reste de la fiche technique décide.
Le classement, et sa particularité
Deux modèles partagent la première place avec 8,5 sur 10, affichés à 499 € et 529 €. Un troisième suit à 8,4 pour 649 €. Puis viennent un modèle à 8,3 pour 789 €, un autre à 8,3 pour 999 €, un à 8,2 pour 1 199 € et un à 8,1 pour 1 799 €.
La particularité saute aux yeux : les sept premiers de cette page couvrent une amplitude de prix de 499 € à 1 799 € pour quatre dixièmes de point d'écart. Le moins cher est le mieux noté.
C'est la conséquence directe de notre critère de rapport qualité-prix, qui se dégrade mécaniquement avec le tarif, mais c'est aussi une information utile : dans cette famille, dépasser sept cents euros n'achète plus de la qualité d'image, il achète de la diagonale.
Le quatrième de ce classement mérite une mention particulière : il s'agit d'une dalle OLED de 42 pouces, c'est-à-dire la plus petite diagonale de notre catégorie. Une image excellente sur un petit format, ce qui est rare et utile pour un bureau.
Les autres notes de cette famille
Sur le logiciel, cette sélection obtient 8,8 sur 10 de moyenne contre 8,6 pour le marché. L'écart est faible, ce qui est normal : les constructeurs déploient la même interface sur toute leur gamme, indépendamment de la dalle.
Sur le jeu vidéo, 7,9 contre 7,4 pour le marché, soit cinq dixièmes d'avance. Sur le rapport qualité-prix, 7,4 contre 7,0, ce qui est un bon point : cette famille n'est pas réservée au haut de gamme.
Sur le son intégré en revanche, 7,3 contre 7,7 pour le marché : cette sélection est en dessous. La qualité de dalle et la qualité des haut-parleurs sont deux budgets distincts chez les constructeurs, et ils n'évoluent pas ensemble.
Sur la connectique, 7,3 contre 7,0. L'avance est modeste. Comptez donc vos appareils et vérifiez le nombre de ports HDMI en version 2.1 avant de choisir : la mention 10 bits ne vous dit rien à ce sujet.
Comment vérifier qu'une dalle est vraiment 10 bits
La fiche technique du constructeur est le premier recours, et elle suffit dans la majorité des cas. Cherchez une mention explicite de la profondeur de couleur plutôt qu'une allusion à un nombre de couleurs, qui peut recouvrir plusieurs réalités.
La formule « 8 bits + FRC » désigne une dalle 8 bits qui simule les nuances manquantes en alternant rapidement entre deux teintes voisines. Le résultat est meilleur que du 8 bits pur, mais il n'égale pas une vraie dalle 10 bits sur les dégradés lents.
Un indice indirect est fiable : une dalle OLED est pratiquement toujours en 10 bits natifs, parce que la technologie s'y prête et que ces modèles sont positionnés en haut de gamme. Sur un LCD d'entrée de gamme, la mention mérite davantage de méfiance.
Nos fiches produit indiquent systématiquement la profondeur de couleur quand le constructeur la publie, et signalent son absence quand elle manque. C'est l'une des caractéristiques que nous normalisons le plus soigneusement, parce que le vocabulaire commercial y est particulièrement flou.