64 contre 76 kWh pour 1000 heures : l'écart que le prix ne montre pas
Les deux constructeurs publient leur consommation en mode SDR pour 1000 heures d'utilisation, ce qui permet une comparaison directe et rare. Hisense annonce 64 kWh pour le 50U7SE, Samsung 76 kWh pour le QE50QN80F. Douze kilowattheures d'écart, soit près de vingt pour cent de la valeur la plus basse.
Rapporté à un usage réel, le calcul est simple : quatre heures par jour font environ 1460 heures par an, donc un peu moins d'une fois et demie la base de référence. L'écart annuel se situe autour d'une quinzaine de kilowattheures, et il se répète chaque année pendant toute la vie de l'appareil.
Hisense publie en plus sa consommation en HDR, 130 kWh pour 1000 heures, valeur que Samsung ne donne pas pour cette référence. Le mode HDR consomme donc environ le double du mode SDR chez Hisense, information utile pour qui regarde beaucoup de contenus en haute dynamique.
Samsung reprend un point sur ce terrain : une consommation de veille chiffrée à 0,5 W, que Hisense ne publie pas. Sur un appareil éteint vingt heures par jour, c'est une ligne qui compte, et elle vient tempérer l'avantage du Hisense sans l'effacer.
8,4 contre 8,5 : l'égalité la plus serrée de la famille
Un dixième de note globale séparait déjà les deux appareils, et ce dixième tient à la façon dont nos pondérations traitent leurs forces respectives. Ni l'un ni l'autre ne commet de faute, et ni l'un ni l'autre ne domine.
Le Hisense mène sur le son, 9,1 sur 10 contre 8,6, avec 40 W en 2.1 là où Samsung annonce 30 W en 2.2. Il mène aussi sur la fréquence native, 144 Hz contre 120, mais sa note de jeu reste à 8,7 sur 10 contre 8,5, soit deux dixièmes seulement.
Le Samsung mène sur la connectique, 9,0 sur 10 contre 7,8, et sur l'interface, 8,5 sur 10 pour One UI Tizen quand HomeOS ne reçoit pas de note distincte. Les deux appareils annoncent pourtant quatre entrées HDMI 2.1 et un retour audio amélioré : l'écart de connectique ne se lit donc pas dans le nombre de prises.
585,53 € contre 593,08 € : quand le prix cesse d'être un critère
Moins de huit euros d'écart sur un achat de près de six cents euros, cela représente à peine plus d'un pour cent. Aucun acheteur rationnel ne devrait trancher là-dessus, et la vraie question devient celle de la promotion du moment.
Nos notes de rapport qualité-prix sont d'ailleurs presque superposées, 8,0 sur 10 pour le Samsung QE50QN80F et 7,9 pour le Hisense 50U7SE. Un dixième d'écart, pour 7,55 € de différence : le barème ne fait ici que constater que les deux fiches valent à peu près leur prix.
La conséquence pratique est qu'il faut surveiller les deux références en parallèle et acheter celle qui baisse. Une remise de cinquante euros sur l'un ou l'autre déplace la décision bien plus sûrement que n'importe quelle ligne de caractéristique discutée dans cette page.
NQ4 AI Gen3 contre un traitement d'image non détaillé
Samsung nomme et numérote son processeur d'image, le NQ4 AI Gen3, et c'est la génération la plus récente de cette série dans notre base. Un processeur identifié permet de savoir à quelle famille de traitements on a affaire : mise à l'échelle, réduction de bruit, gestion des métadonnées HDR.
Hisense ne publie pas de nom de processeur pour le 50U7SE. Cela ne signifie pas qu'il n'en a pas, cela signifie que la fiche ne permet pas de le situer. Nous ne devinons pas une référence absente, et un acheteur attentif notera que l'une des deux marques est plus transparente que l'autre sur ce point.
Le Samsung ajoute une interpolation de mouvement annoncée à 144 Hz, ligne que Hisense ne renseigne pas non plus. Sur du sport, cette fonction lisse les travellings et les panoramiques ; elle produit en revanche l'effet de fluidité artificielle que beaucoup de spectateurs désactivent dès la première soirée.
Pied central des deux côtés, mini-LED des deux côtés
Les deux appareils reposent sur un pied central unique, ce qui est une bonne nouvelle pour un meuble étroit et une rareté quand on compare deux marques différentes. Les deux mesurent 50 pouces, soit respectivement 127 cm de diagonale annoncés par Hisense et 127 cm également côté Samsung.
Le reste du socle est large : rétroéclairage mini-LED à gradation locale de type FALD, définition 3840 x 2160 pixels, HDR10, HDR10+ et HLG, Dolby Atmos, quatre HDMI 2.1, retour audio amélioré, VRR, ALLM, FreeSync Premium Pro, triple tuner satellite, câble et TNT en DVB-T2 HEVC.
La limite est partagée et elle concerne le HDR : aucune des deux fiches n'indique la luminosité de pic en nits ni le nombre de zones de gradation. À ce niveau de prix, le mini-LED améliore le contraste local par rapport à un rétroéclairage classique, sans fournir la réserve de lumière d'un modèle de référence.
Verdict : le Hisense pour la facture, le Samsung pour les formats
Prenez le Hisense 50U7SE si l'appareil va rester allumé beaucoup d'heures par jour. Douze kilowattheures d'écart pour 1000 heures, 40 W de son notés 9,1 sur 10, Dolby Vision et une latence annoncée à 7 ms : c'est le choix du coût d'usage et des formats ouverts, pour 7,55 € de moins.
Prenez le Samsung QE50QN80F si vous voulez une interface suivie et documentée. Sept ans de mises à jour annoncées, One UI Tizen notée 8,5 sur 10, une connectique notée 9,0, un processeur identifié et une veille chiffrée à 0,5 W : c'est le choix de la lisibilité, et sa note globale de 8,5 sur 10 est la plus haute des deux.
Si ni l'un ni l'autre ne vous séduit, le Philips 50PQS9011 à 785,40 € change de registre : dalle QLED à gradation locale FALD, Dolby Vision, Wi-Fi 6, AirPlay 2, 40 W de son et une bande passante HDMI chiffrée à 48 Gbps. Il obtient 8,3 sur 10 et coûte près de deux cents euros de plus, mais il est le seul des trois à publier ses 48 Gbps et son Wi-Fi 6.