240 Hz acceptés contre 144 Hz : ce que transportent 48 Gbps
Sur la fiche du Samsung 50QN80H, deux lignes se complètent : fréquence native 144 Hz, fréquence maximale 240 Hz. La dalle rafraîchit donc 144 fois par seconde, mais l'électronique d'entrée accepte un flux deux fois plus rapide, en définition réduite. Le TCL 50Q6C affiche 144 Hz dans les deux colonnes et s'arrête là.
Samsung chiffre en plus sa bande passante HDMI, 48 Gbps, soit le maximum prévu par la norme 2.1. TCL annonce quatre ports HDMI 2.1 sans publier de valeur en gigabits par seconde. Les deux fiches peuvent décrire le même câblage, mais une seule le prouve, et sur une connexion PC à haute cadence cette preuve compte.
La note de gaming suit : 8,8 sur 10 pour le Samsung 50QN80H, 8,7 pour le TCL 50Q6C. Un dixième, parce que les deux cochent déjà VRR, ALLM et FreeSync Premium Pro, et que 240 Hz ne concernent qu'un PC de jeu capable de les produire.
Une console reste pour l'instant limitée à 120 images par seconde en 4K. Si votre machine est une PlayStation 5 ou une Xbox Series X, la capacité 240 Hz du Samsung ne sera jamais atteinte, et vous payez une réserve de performance qui dort.
Quatre HDMI 2.1 chacun, une seule bande passante publiée
Le tableau comparatif affiche la même valeur dans la ligne connectique : quatre entrées HDMI, toutes en version 2.1, avec retour audio amélioré. De cette ligne, un acheteur conclura que les deux téléviseurs se valent sur ce poste. La conclusion est prématurée.
HDMI 2.1 est une norme à plusieurs vitesses. Un port conforme peut se contenter de 24 Gbps et rester conforme. Samsung lève le doute en inscrivant 48 Gbps sur sa fiche, TCL laisse la ligne vide. Nous ne comblerons pas ce vide par une estimation : une donnée absente reste absente.
Dans la pratique, cela se joue sur un cas précis : un PC qui envoie du 4K à haute cadence avec couleurs non compressées. Pour une console, un lecteur Blu-ray ou une box de télévision, les deux appareils transportent le signal sans discuter, et la ligne du tableau dit alors la vérité.
499 € contre 659,36 € : la vitesse facturée 160,36 € de plus
Un peu plus de cent soixante euros séparent les deux relevés. Rapporté au prix du TCL, c'est près d'un tiers du ticket d'entrée, et ce tiers n'achète ni pouces supplémentaires, ni pixels supplémentaires, ni ports supplémentaires.
Il achète quatre choses identifiables sur la fiche Samsung : la capacité 240 Hz, la bande passante de 48 Gbps, la compatibilité AirPlay 2, et une durée de mises à jour logicielles annoncée à sept ans. C'est un ensemble cohérent, tourné vers la longévité et vers le PC.
Notre notation du rapport qualité-prix sanctionne pourtant l'addition : 8,1 sur 10 pour le TCL 50Q6C contre 7,7 pour le Samsung 50QN80H. Quatre dixièmes d'écart sur ce critère précis, c'est le signe que le supplément demandé dépasse ce que la fiche apporte au plus grand nombre.
AirPlay 2 et NQ4 AI Gen2 contre Bluetooth 5.4 et AiPQ Pro
Samsung nomme son processeur d'image, le NQ4 AI Gen2, et ajoute AirPlay 2 à la liste des protocoles. Si la maison tourne sur iPhone et Mac, ce dernier point change le quotidien : une vidéo ou une photo part de l'appareil vers l'écran sans passer par une application tierce.
TCL répond sur un autre terrain. Sa fiche mentionne Bluetooth en version 5.4, utile pour un casque sans fil ou une manette appairée directement au téléviseur, et un processeur baptisé AiPQ Pro. L'écosystème Google TV accepte par ailleurs la diffusion depuis un téléphone Android sans accessoire.
Aucun des deux ne couvre tout. Le Samsung ignore le Bluetooth sur sa fiche, le TCL ignore AirPlay. Le choix dépend donc moins de la marque du téléviseur que de la marque des téléphones déjà présents dans le foyer, et cette question se tranche en trente secondes.
Wi-Fi 5 des deux côtés : la limite partagée
Les deux fiches portent la même norme sans fil, Wi-Fi 5, alors que le Wi-Fi 6 équipe désormais la plupart des box opérateur. Sur un téléviseur, cette limite se remarque rarement, parce qu'un flux 4K demande une quinzaine de mégabits par seconde et qu'une liaison Wi-Fi 5 en fournit bien davantage.
Elle se remarque en revanche dans un logement saturé, où vingt appareils se partagent la même bande. Le câble Ethernet reste la réponse, et les deux téléviseurs en disposent. C'est un conseil valable pour l'un comme pour l'autre, et il coûte le prix d'un câble.
Le reste du socle commun est large : définition 3840 x 2160 pixels, rétroéclairage mini-LED de type FALD, HDR10, HDR10+ et HLG, Dolby Atmos, quatre HDMI 2.1, triple tuner satellite, câble et TNT en DVB-T2 HEVC. Et la même lacune de part et d'autre, puisque ni Samsung ni TCL ne publient de luminosité de pic en nits pour ces références.
Verdict : le Samsung pour le PC, le TCL pour tout le reste
Le Samsung 50QN80H est le bon choix dans un cas, et ce cas est net : un ordinateur de jeu branché en HDMI, capable de dépasser 144 images par seconde, dans un foyer équipé en matériel Apple. Les 240 Hz, les 48 Gbps et AirPlay 2 sont alors trois arguments qui se cumulent, et sa note de 8,8 sur 10 en gaming est la plus haute du duel.
Le TCL 50Q6C gagne partout ailleurs. Pour une console, un décodeur, un lecteur Blu-ray ou simplement la télévision, il offre la même dalle mini-LED en 4K, Dolby Vision en plus, 40 W de son notés 9,1 sur 10, et il laisse un écart de 160,36 € sur la table. Son rapport qualité-prix de 8,1 sur 10 n'est pas une politesse de barème.
Un troisième nom mérite le détour si aucun des deux ne convainc : le Hisense 50U7SE à 585,53 €. Il se place exactement entre les deux prix, affiche 144 Hz natifs, Dolby Vision, 40 W de son et le seul input lag chiffré du trio, annoncé à 7 ms. C'est le compromis le plus équilibré de cette diagonale.