7 ms et 6 ms annoncés contre deux cases vides
L'input lag mesure le délai entre le moment où la console envoie une image et celui où elle s'affiche. Le temps de réponse en niveaux de gris mesure la vitesse à laquelle un pixel change d'état. Hisense chiffre les deux sur la fiche du 50U7SE, respectivement 7 ms et 6 ms. TCL ne chiffre ni l'un ni l'autre pour le 50Q6C.
Ce sont les deux seules caractéristiques de jeu qui ne se déduisent pas de la fréquence. Une dalle peut rafraîchir 144 fois par seconde et pourtant ajouter trente millisecondes de traitement avant affichage : la fréquence dit la cadence, pas la latence. Les deux appareils affichent 8,7 sur 10 sur notre critère de jeu parce que ce critère pèse surtout la fréquence et les certifications.
Nous ne concluons pas que le TCL est lent. Nous concluons qu'on ne sait pas, et qu'une donnée absente ne doit jamais être lue comme une bonne nouvelle. Pour un joueur de titres compétitifs en ligne, c'est une raison suffisante de payer les 86,53 € d'écart.
Pour tout autre usage, cette asymétrie de publication n'a aucune conséquence. Un film, une série ou un match de football ne réagissent pas à vos manettes, et une latence de sept ou de trente millisecondes y est parfaitement invisible.
Un contraste natif de 6000:1 : le seul chiffre d'image publié
Le rapport s'inverse dès qu'on passe à l'image. TCL inscrit un contraste natif de 6000:1 sur la fiche du 50Q6C, ainsi qu'une profondeur de couleur de 10 bits. Hisense ne publie aucune de ces deux valeurs pour le 50U7SE.
Le contraste natif décrit l'écart entre le blanc le plus lumineux et le noir le plus profond que la dalle produit avant intervention du rétroéclairage. Six mille pour un est une valeur élevée pour une dalle de cette catégorie, et elle s'explique par la technologie retenue, une variante HVA, quand Hisense utilise une dalle VA classique.
Il faut garder la mesure de ce que dit ce chiffre. Il décrit la dalle au repos, pas le résultat final, puisque la gradation locale du mini-LED modifie l'équation en éteignant des zones entières. Sur un film sombre, le résultat dépendra du nombre de zones, que ni TCL ni Hisense ne publient.
499 € contre 585,53 € : ce que paie l'écart de 86,53 €
Quatre-vingt-six euros et cinquante-trois centimes séparent les deux relevés, au bénéfice du TCL. Sur deux fiches aussi proches, c'est une somme qui pèse : elle représente plus de dix-sept pour cent du prix du TCL 50Q6C.
Le Hisense n'offre en échange que trois lignes supplémentaires : les deux valeurs de latence, le Dolby Vision Gaming, et une consommation publiée. Il perd en revanche le contraste natif chiffré, la profondeur de couleur annoncée, la fixation VESA documentée et la version d'Android précisée.
Nos notes de rapport qualité-prix tranchent nettement sur ce point : 8,1 sur 10 pour le TCL 50Q6C contre 7,9 pour le Hisense 50U7SE. Deux dixièmes, qui reflètent exactement l'écart de prix pour des fiches techniques presque superposables.
130 kWh en HDR : un seul des deux publie sa consommation
Hisense donne deux valeurs de consommation pour le 50U7SE : 64 kWh pour 1000 heures en mode SDR, et 130 kWh pour 1000 heures en mode HDR. Le mode haute dynamique consomme donc environ le double, information rarement communiquée et réellement utile.
TCL prend un autre chemin et publie des classes énergétiques, F en SDR et G en HDR, sans valeur en kilowattheures pour le 50Q6C. Une classe et une consommation ne se comparent pas : l'une situe l'appareil dans un barème européen, l'autre donne un nombre. Nous ne convertirons pas la première en seconde.
Ce que l'acheteur peut retenir est plus simple. Les deux appareils sont dans la même catégorie de consommation, et le mode HDR double à peu près la facture chez les deux. Si l'électricité est un critère, le Hisense est le seul des deux à vous laisser calculer.
40 W en 2.1 et 9,1 sur 10 en son : l'égalité qui compte le plus
Sur le poste le plus souvent sacrifié de cette tranche de prix, les deux appareils sont à égalité parfaite. Quarante watts de puissance totale en configuration 2.1, donc avec un canal dédié aux basses fréquences, Dolby Atmos, et la même note de 9,1 sur 10 dans notre notation du son intégré.
C'est le niveau le plus élevé que nous rencontrions sur cette diagonale, et il change concrètement l'expérience : les dialogues restent intelligibles quand la musique monte, ce qui est précisément le défaut des téléviseurs à 20 W. Dans les deux cas, une barre de son devient optionnelle plutôt que nécessaire.
Le reste des points communs est long : mini-LED à gradation locale de type FALD, définition 3840 x 2160 pixels, 144 Hz natifs et maximaux, Dolby Vision, HDR10, HDR10+, HLG, quatre HDMI 2.1, retour audio amélioré, VRR, ALLM, FreeSync Premium Pro, triple tuner satellite, câble et TNT en DVB-T2 HEVC.
Et la même limite, le Wi-Fi 5 sur les deux fiches alors que les box opérateur passent au Wi-Fi 6. Sur un flux 4K, la norme 5 suffit largement ; dans un logement où vingt appareils se partagent la bande, le câble Ethernet reste la réponse, et les deux en disposent.
Verdict : le TCL par défaut, le Hisense si vous jouez en ligne
Prenez le TCL 50Q6C dans la plupart des cas. Même dalle mini-LED, même fréquence native, même Dolby Vision, même puissance sonore, un contraste natif publié à 6000:1, une fixation VESA 300 x 300 mm documentée, et 86,53 € de moins. Sa note globale de 8,5 sur 10 est d'ailleurs la plus haute des deux.
Prenez le Hisense 50U7SE si vous jouez en ligne à des titres compétitifs, ou si vous possédez une Xbox et voulez du Dolby Vision en jeu. Les 7 ms d'input lag annoncés, les 6 ms de temps de réponse et le Dolby Vision Gaming sont trois lignes que TCL ne coche pas, et elles ne concernent qu'un joueur.
Si vous voulez une interface suivie dans le temps plutôt que la meilleure fiche, le Samsung QE50QN80F à 593,08 € est la troisième voie. Il obtient 8,5 sur 10, annonce sept ans de mises à jour de One UI Tizen et une connectique notée 9,0 sur 10, au prix du Dolby Vision, absent de toute la gamme Samsung, et d'une dalle 120 Hz native au lieu de 144.