8,1 contre 7,4 en rapport qualité-prix : le plus large écart du duel
Ce critère pèse dix pour cent de la note finale et il compare ce qu'un téléviseur vend à ce qu'il coûte, dalle par dalle et fonction par fonction. Le TCL 55Q6C obtient 8,1 sur 10, le Samsung 55QN80H 7,4. Aucun autre critère ne les sépare autant.
L'explication est arithmétique. Les deux proposent un rétroéclairage mini-LED à zones indépendantes, une définition 4K, quatre HDMI 2.1, VRR, ALLM, FreeSync Premium Pro, HDR10+ et Dolby Atmos. Le socle est commun, le prix ne l'est pas, et un socle commun vendu plus cher fait mécaniquement baisser la note.
À l'intérieur de la gamme Samsung, l'anomalie se voit mieux encore. Le 50QN80H, version 50 pouces de la même famille, est relevé à 659,36 € : passer de 50 à 55 pouces coûte donc plus de deux cents euros chez Samsung, quand TCL demande 529 € pour ses 55 pouces et 499 € pour ses 50 pouces.
Cela ne fait pas du Samsung un mauvais téléviseur, et sa note globale de 8,4 sur 10 le dit. Cela en fait un téléviseur dont le prix suppose que vous utiliserez ce que les autres n'ont pas, et il faut vérifier que c'est bien votre cas avant de signer.
240 Hz contre 144 Hz : la ligne où le tableau exagère
La colonne Samsung affiche 240 Hz en fréquence maximale, la colonne TCL 144 Hz. Présenté ainsi, l'écart semble décisif. Il faut lire la ligne du dessus : la dalle du 55QN80H rafraîchit nativement 144 fois par seconde, exactement comme celle du 55Q6C. Les 240 Hz concernent le signal accepté en entrée, pas l'affichage en pleine définition.
La conséquence pratique est étroite. Il faut un ordinateur capable de produire plus de 144 images par seconde pour que cette réserve serve à quelque chose, et aucune console du marché ne dépasse 120 images par seconde en 4K. Pour une PlayStation 5, une Xbox ou un décodeur, les deux appareils font le même travail.
Les notes de jeu confirment cette proximité : 8,8 sur 10 pour le Samsung, 8,7 pour le TCL. Un dixième d'écart, quand le prix affiche un écart de 335,37 €. C'est précisément le genre de ligne de tableau qui fait acheter trop cher, et c'est pour cela qu'elle méritait un paragraphe.
529 € contre 864,37 € : ce qu'achètent 335,37 € de plus
Décomposons l'addition. Pour ce supplément, vous obtenez la capacité 240 Hz évoquée plus haut, une bande passante HDMI chiffrée à 48 Gbps, la compatibilité AirPlay 2, la compatibilité 4K 120 Hz explicitement confirmée pour PlayStation 5 et Xbox, un processeur NQ4 AI Gen2 et sept ans de mises à jour annoncées.
Vous perdez en revanche trois choses que le TCL inscrit sur sa fiche : Dolby Vision, absent de tout le catalogue Samsung, une puissance sonore chiffrée à 40 W en 2.1, et un contraste natif publié à 6000:1. Samsung ne communique aucune de ces trois valeurs pour le 55QN80H.
Rapporté à l'usage, le calcul penche presque toujours du même côté. Avec 335,37 € d'écart, l'acheteur du TCL peut s'offrir une barre de son correcte et conserver de la monnaie, ce qui corrigera le seul point où le mini-LED d'entrée de gamme déçoit vraiment : la restitution sonore d'un film.
AirPlay 2 et sept ans de mises à jour : les vrais acquis du Samsung
Si le Samsung 55QN80H doit se défendre, c'est sur ces deux lignes, pas sur la vitesse. AirPlay 2 permet d'envoyer une vidéo, une photo ou un morceau depuis un iPhone, un iPad ou un Mac vers l'écran, sans application intermédiaire et sans câble. Le TCL ne mentionne pas ce protocole.
L'engagement de sept ans porte sur One UI Tizen, et notre note d'interface le crédite de 8,9 sur 10, la plus haute du duel sur ce critère. Pour un appareil qu'on garde une décennie, savoir que l'interface continuera de recevoir des correctifs a une valeur que ne capture aucune ligne de caractéristique technique.
Dans un foyer entièrement équipé Apple, avec deux ou trois iPhone et un Mac, ces deux arguments justifient une partie du surcoût. Ils n'en justifient pas la totalité, et c'est pourquoi la note de rapport qualité-prix reste à 7,4 sur 10.
HVA contre VA : deux dalles de la même école, et le même angle de vision
Le TCL utilise une dalle de type HVA, le Samsung une dalle VA. Ce sont deux variantes de la même famille, construites autour du même principe : des cristaux alignés verticalement, qui bloquent mieux la lumière et produisent donc un noir plus profond qu'une dalle IPS.
Les deux héritent aussi du même défaut, et il vaut la peine de le connaître avant d'acheter. Vue de biais, une dalle de cette famille perd du contraste et décale légèrement ses couleurs. Dans un salon où l'on regarde depuis un canapé placé face à l'écran, cela ne se remarque pas. Dans une pièce en longueur où deux personnes s'assoient en bout de table, cela se remarque.
Le reste de la base est partagé : mini-LED à gradation locale de type FALD, définition 3840 x 2160 pixels, HDR10, HDR10+ et HLG, eARC, triple tuner. Et la même absence de part et d'autre, puisque ni l'un ni l'autre ne publie sa luminosité de pic en nits ni son nombre de zones de gradation, les deux chiffres qui permettraient de juger sérieusement un HDR.
Verdict : le TCL, sauf si votre maison tourne sur iPhone
Prenez le TCL 55Q6C dans la très grande majorité des cas. Même diagonale, même technologie de rétroéclairage, Dolby Vision en plus, 40 W de son notés 9,1 sur 10, un contraste natif annoncé à 6000:1, et 335,37 € d'écart qui restent disponibles pour une barre de son ou un support mural. Sa note globale de 8,5 sur 10 est d'ailleurs supérieure.
Prenez le Samsung 55QN80H si deux conditions sont réunies : un écosystème Apple à la maison pour exploiter AirPlay 2, et un PC de jeu capable de dépasser 144 images par seconde. Ajoutez l'envie de garder l'appareil huit à dix ans, et les sept ans de mises à jour finissent de boucler le raisonnement.
Si le TCL vous semble trop basique et le Samsung trop cher, le Samsung 55QN80F à 629 € occupe exactement le terrain intermédiaire : même marque, même interface notée 8,5 sur 10, 235,37 € de moins que le 55QN80H, au prix d'une dalle 120 Hz native au lieu de 144. C'est le choix du milieu, et il est défendable.