40 W notés 9,1 sur 10 contre une puissance que Samsung ne publie pas
La fiche du Hisense 55U7SE est précise : 40 W de puissance sonore totale, configuration 2.1, donc deux voies et un canal dédié aux basses fréquences, avec prise en charge de Dolby Atmos. Notre barème lui attribue 9,1 sur 10 sur ce critère, l'une des valeurs les plus hautes de cette diagonale.
Chez Samsung, la ligne est absente. Ni puissance totale, ni configuration de haut-parleurs ne figurent sur la fiche du 55QN80H, qui ne reçoit par conséquent aucune note de son dans notre comparaison. Nous ne remplaçons pas une donnée manquante par une estimation, et nous ne pénalisons pas non plus l'appareil par une note basse inventée.
L'acheteur, lui, doit trancher. Le son d'origine d'un téléviseur plat est le poste le plus sacrifié du marché, et dix watts en plus ou en moins changent la tenue des dialogues dans un film d'action bien davantage qu'une amélioration de dalle. Quand une marque chiffre et que l'autre se tait, l'avantage va à celle qui chiffre.
Les deux appareils disposent du retour audio amélioré, donc une barre de son se raccorde sur un seul câble HDMI en conservant Dolby Atmos. Avec 265,37 € d'écart, l'acheteur du Hisense peut s'offrir cette barre et garder de la monnaie, ce qui règle la question définitivement.
144 Hz natifs chacun : la ligne de vitesse ne départage rien
Les deux fiches annoncent exactement la même fréquence native, 144 Hz, ce qui place les deux appareils au-dessus de la plupart des mini-LED de leur catégorie. Le Samsung ajoute une acceptation du signal jusqu'à 240 Hz et une bande passante HDMI chiffrée à 48 Gbps, deux valeurs que Hisense ne renseigne pas.
Pour une console, cette marge reste théorique, puisque PlayStation 5 et Xbox Series X plafonnent à 120 images par seconde en 4K. Seul un ordinateur de jeu récent produit davantage, et il faut alors que la carte graphique suive, ce qui représente un budget supérieur à celui des deux téléviseurs.
Nos notes de jeu traduisent cette proximité : 8,8 sur 10 pour le Samsung 55QN80H, 8,7 pour le Hisense 55U7SE. Un dixième, et Hisense reprend ce dixième d'une autre manière, en publiant les deux seules valeurs de latence du duel, 7 ms d'input lag et 6 ms de temps de réponse en niveaux de gris.
599 € contre 864,37 € : ce qu'apportent 265,37 € de plus
Deux cent soixante-cinq euros et trente-sept centimes d'écart, soit plus de quarante pour cent du prix du Hisense. Pour cette somme, le Samsung apporte AirPlay 2, la compatibilité 4K 120 Hz explicitement validée pour PlayStation 5 et Xbox, les 48 Gbps de bande passante, un processeur NQ4 AI Gen2 nommé et sept ans de mises à jour annoncées.
Il abandonne en échange Dolby Vision et Dolby Vision Gaming, absents de toute la gamme Samsung, la puissance sonore chiffrée, les deux valeurs de latence et les consommations publiées, Hisense annonçant 64 kWh pour 1000 heures en SDR et 130 kWh en HDR.
Notre notation du rapport qualité-prix départage sans ambiguïté : 7,9 sur 10 pour le Hisense 55U7SE contre 7,4 pour le Samsung 55QN80H. Cinq dixièmes d'écart sur ce critère, c'est un signal clair que le supplément demandé dépasse ce que la fiche rend au plus grand nombre.
One UI Tizen notée 8,9 sur 10 et sept ans de suivi
C'est le terrain où le Samsung reprend franchement la main. One UI Tizen obtient 8,9 sur 10 dans notre notation de l'interface, la valeur la plus haute de ce duel sur un critère unique, et la marque annonce sept ans de mises à jour logicielles pour ce modèle.
Hisense répond avec HomeOS, un système maison plus récent, sans numéro de version publié et sans durée de suivi annoncée. L'interface couvre les grandes plateformes de streaming, mais rien n'indique combien de temps elle continuera de recevoir des correctifs ni de nouvelles applications.
Pour un appareil gardé huit à dix ans, cette différence est la seule de ce duel qui aura encore un effet en fin de vie. Elle ne vaut pourtant pas 265,37 € d'écart, et il reste la solution intermédiaire : acheter le Hisense et brancher un boîtier de streaming à cinquante euros le jour où son interface décroche.
Deux dalles VA sous mini-LED : le même noir, le même angle
Les deux appareils reposent sur une dalle de type VA, éclairée par un rétroéclairage mini-LED à gradation locale de type FALD, en définition 3840 x 2160 pixels. Ils partagent aussi HDR10, HDR10+, HLG, Dolby Atmos, quatre entrées HDMI 2.1, le Wi-Fi 5 et le triple tuner satellite, câble et TNT en DVB-T2 HEVC.
Le choix de la dalle VA leur donne la même qualité et le même défaut. La qualité est le noir : des cristaux alignés verticalement bloquent mieux la lumière, et un film sombre conserve donc ses ombres au lieu de les délaver en gris. Le défaut est l'angle de vision, qui fait chuter le contraste dès qu'on sort de l'axe.
La lacune est également partagée, et elle est sérieuse sur ce type de rétroéclairage : ni Hisense ni Samsung ne publient le nombre de zones de gradation ni la luminosité de pic en nits. Sans ces deux chiffres, nul ne peut annoncer lequel des deux ouvre le mieux ses hautes lumières dans une scène nocturne.
Verdict : le Hisense pour le son et le prix, le Samsung pour la durée
Prenez le Hisense 55U7SE dans la grande majorité des cas. Même note globale, même fréquence native, 40 W de son notés 9,1 sur 10, Dolby Vision et Dolby Vision Gaming, une latence annoncée à 7 ms, des consommations publiées, et 265,37 € de moins. Son rapport qualité-prix de 7,9 sur 10 contre 7,4 n'est pas contestable.
Prenez le Samsung 55QN80H si deux choses comptent plus que le reste : un foyer équipé Apple, pour AirPlay 2, et l'envie de garder l'appareil une décennie, pour les sept ans de mises à jour et l'interface notée 8,9 sur 10. La certification console écrite est un bonus réel pour un joueur prudent.
Si le Hisense vous paraît trop peu documenté et le Samsung trop cher, le TCL 55T8D à 529,90 € est la troisième voie la plus économique. Noté 8,4 sur 10 comme les deux autres, il conserve une dalle mini-LED 144 Hz native, Dolby Vision et Google TV, publie 70 kWh de consommation en SDR, mais redescend à 30 W de son en 2.1.