40 W en 2.1 contre 30 W en 2.2 : le caisson qui manque au Samsung
La notation des configurations audio se lit comme une adresse. Le premier chiffre compte les voies principales, le deuxième indique la présence d'un caisson de basses, le troisième les voies verticales. Le Hisense 65U7SE déclare 2.1 : deux voies et un caisson. Le Samsung 65QN80F déclare 2.2 : quatre voies principales et aucun caisson.
La conséquence est acoustique et elle ne se contourne pas par un réglage. Sans haut-parleur dédié au grave, les basses sont produites par les mêmes membranes que les voix, ce qui plafonne l'extension vers le bas et oblige à un correcteur logiciel qui épaissit le son plus qu'il ne le descend. Les 40 W du Hisense contre 30 W amplifient l'écart.
Notre barème le chiffre à un demi-point, 9,1 sur 10 contre 8,6, et ce 9,1 est la meilleure note du Hisense sur l'ensemble de ses critères. Les deux décodent le Dolby Atmos et disposent d'une sortie eARC, donc l'un comme l'autre accepte une barre de son : c'est justement ce qui rend cette section déterminante ou nulle selon votre projet.
144 Hz annoncés des deux côtés, 120 Hz natifs d'un seul
Voilà la ligne où le tableau comparatif trompe le plus. Les deux fiches annoncent un mode 4K à 144 Hz et une fréquence maximale de 144 Hz. À ce stade, égalité apparente. Mais la ligne suivante de la fiche Samsung indique une fréquence native de 120 Hz et une interpolation à 144 Hz, quand le Hisense 65U7SE affiche 144 Hz nativement.
La fréquence native est celle que la dalle produit image par image, sans image fabriquée par calcul. L'interpolation reconstruit les images intermédiaires, ce qui convient au sport et au cinéma mais introduit un délai incompatible avec un jeu réactif, raison pour laquelle on la désactive en mode jeu. Un PC qui envoie 144 images par seconde ne sera donc réellement suivi que par le Hisense.
Sur console, cela ne change rien : PS5 et Xbox Series plafonnent à 120 images par seconde, et les deux téléviseurs les affichent sans artifice. L'écart de notes, 8,7 sur 10 contre 8,5, reflète exactement cette hiérarchie : réel pour un joueur sur PC, théorique pour tous les autres.
228,36 € d'écart : 7,6 contre 7,4 sur 10, et le Dolby Vision en prime
Deux dixièmes de point séparent les notes de rapport qualité-prix, 7,6 sur 10 pour le Hisense 65U7SE et 7,4 pour le Samsung 65QN80F. Les deux sont donc bien positionnés, et l'avantage du moins cher reste mesuré, ce qui est logique pour deux Mini-LED de 65 pouces aux caractéristiques d'image comparables.
Ce que le Hisense ajoute pour 228,36 € de moins : le Dolby Vision, absent chez Samsung qui s'en tient au HDR10+, ainsi que deux valeurs de réactivité publiées, 7 ms d'input lag annoncé et 6 ms de temps de réponse gris à gris. Il annonce aussi une consommation de 64 kWh pour mille heures en SDR, contre 76 kWh pour le Samsung.
Ce que le Samsung met en face : une note de connectique de 9,0 sur 10 contre 7,8, un processeur nommé NQ4 AI Gen3, et une veille déclarée à 0,5 W. Sur la dotation de prises utile, les deux alignent pourtant les mêmes quatre HDMI 2.1 et la même sortie eARC, donc l'écart de note ne doit pas se lire comme un manque de connecteurs.
HomeOS contre One UI : 8,5 sur 10 de Smart TV et sept ans annoncés
Le Samsung 65QN80F tourne sous One UI, sur base Tizen, obtient 8,5 sur 10 sur la partie Smart TV et annonce sept années de mises à jour logicielles. Le Hisense 65U7SE tourne sous HomeOS, la plateforme développée par la marque, dont la fiche ne mentionne aucune durée d'entretien.
Pourquoi cela compte sur un achat qu'on garde huit ans : une application de streaming cesse de fonctionner le jour où le service change son protocole et où personne ne recompile le logiciel pour une plateforme abandonnée. Un engagement écrit sur sept ans réduit ce risque, c'est l'un des rares arguments de durabilité chiffrés sur une fiche de téléviseur.
L'autre face du sujet est le catalogue d'applications disponible aujourd'hui. Tizen est bien fourni, HomeOS couvre les grands services, mais une plateforme maison reste plus exposée aux absences de niche, chaîne régionale ou lecteur réseau. Vérifiez votre application indispensable avant de commander : c'est la seule ligne de cette page qu'aucun accessoire ne corrige élégamment.
Deux pieds centraux : la contrainte de meuble qui n'existe pas ici
Bonne nouvelle rare dans un comparatif de grandes diagonales : les deux reposent sur un pied central. Ni le Hisense 65U7SE ni le Samsung 65QN80F ne réclame un meuble aussi large que l'écran, une trentaine de centimètres d'appui suffisent, et une console étroite ou un buffet peu profond conviennent aux deux.
Sur ce lot de caractéristiques, l'égalité se poursuit : Mini-LED avec gradation locale intégrale, 3840 x 2160 pixels, 165 centimètres de diagonale annoncés, HDR10, HDR10+, HLG, Dolby Atmos, eARC, quatre HDMI 2.1, FreeSync Premium Pro, tuners DVB-T2 HEVC, câble et satellite.
Et une limite commune : aucune des deux fiches ne publie de pic de luminosité. Sur deux dalles Mini-LED, c'est l'information qui manquerait le plus pour trancher la qualité du HDR, et nous ne la remplaçons pas par une approximation. Si ce point est votre priorité, il faudra les voir allumés côte à côte.
Verdict : pour qui le Hisense 65U7SE, pour qui le Samsung 65QN80F
Prenez le Hisense 65U7SE à 729,99 € si le son doit sortir du téléviseur, si vous regardez du Dolby Vision, ou si vous jouez sur PC au-delà de 120 images par seconde. Il coûte 228,36 € de moins, obtient 9,1 sur 10 de son intégré et 8,7 sur 10 en gaming, soit les deux meilleures notes du duel sur ces critères.
Prenez le Samsung 65QN80F à 958,35 € si vous branchez une barre de son et visez la tranquillité logicielle sur la durée : sept ans de mises à jour annoncés, 8,5 sur 10 sur la Smart TV et un catalogue d'applications sans angle mort. Son absence de Dolby Vision est le renoncement à accepter.
Ni l'un ni l'autre si vous voulez le Dolby Vision, Google TV et le prix le plus bas réunis : le TCL 65Q6C, noté 8,4 sur 10 et affiché 649 €, coche ces trois lignes avec 40 W de son annoncés. Il repose en revanche sur deux pieds écartés, donc il réclame environ 1,45 mètre de meuble, ce que ni le Hisense ni le Samsung n'exigent.