32,61 kilos et VESA 500 x 400 : l'installation est le vrai écart
Trente-deux kilos et six cent dix grammes hors pied, c'est ce qu'annonce le TCL 75C89B. Pour un panneau de 1 667 millimètres de large et 961 de haut, cela se traduit par une règle non négociable : deux personnes au déballage, deux personnes pour la pose, et des mains sur les bords latéraux plutôt que sur le dos de la dalle, qui se vrille dès qu'on la porte de travers.
La norme de fixation aggrave le cas. Les 500 x 400 millimètres demandés par le TCL ne correspondent pas aux entraxes les plus courants des supports vendus en grande surface, souvent calibrés en 300 x 300 ou 400 x 400. Un support compatible existe, il coûte plus cher, et il doit être commandé en même temps que le téléviseur sous peine d'un week-end de retard.
La fiche du Samsung 75QN80H ne publie ni poids ni norme VESA. Nous n'en déduisons pas qu'il est plus léger : nous constatons que l'acheteur n'a pas l'information avant la commande, et que la prudence consiste à prévoir deux personnes de toute façon. Sur cette diagonale, un panneau manipulé seul est un panneau qu'on remplace.
9,0 contre 8,8 sur 10 en gaming : 165 Hz contre 144 Hz en mode jeu
Les deux dalles tournent nativement à 144 Hz et annoncent 240 Hz de fréquence maximale, valeur obtenue par traitement et non affichée image par image. L'un et l'autre offrent quatre HDMI 2.1, le VRR et l'ALLM. Le tableau donne donc une impression d'égalité presque totale.
Une ligne les distingue tout de même : le mode jeu plafonne à 4K 165 Hz sur le TCL 75C89B et à 4K 144 Hz sur le Samsung 75QN80H. Vingt et un hertz d'écart, qui ne concernent qu'un PC capable de les produire, et qui n'existent pas pour une console limitée à 120 images par seconde. D'où deux dixièmes de point, 9,0 sur 10 contre 8,8.
Le Samsung compense par deux mentions explicites de compatibilité, 4K à 120 images par seconde confirmées sur PS5 et sur Xbox Series, et une bande passante HDMI de 48 Gbit/s annoncée. Le TCL affiche aussi ces 48 Gbit/s. Sur console, les deux font le même travail, et cette section ne doit pas emporter votre décision.
480,23 € d'écart : 6,9 contre 6,8 sur 10, les deux notes les plus basses du duel
Fait inhabituel : les deux modèles obtiennent leur plus mauvaise note sur le rapport qualité-prix, 6,9 sur 10 pour le Samsung 75QN80H et 6,8 pour le TCL 75C89B. Un seul dixième les sépare, ce qui signifie que notre barème considère les deux comme chers pour ce qu'ils offrent, chacun à son niveau.
Quatre cent quatre-vingts euros et vingt-trois centimes, c'est l'écart, et il faut dire ce qu'il achète : le pic de luminosité de 3 500 nits annoncé par le TCL, ses 60 W de puissance sonore en configuration 2.1.2, son Wi-Fi 6, son deuxième port USB et le Dolby Vision. Cinq lignes, dont une seule relève vraiment du spectaculaire.
Ce que l'écart n'achète pas : ni une dalle d'une autre technologie, les deux sont en Mini-LED à gradation locale intégrale, ni une définition supérieure, ni une fréquence native plus élevée, ni un port HDMI de plus. À ce niveau de prix, le choix se fait sur deux ou trois lignes très précises, pas sur une supériorité générale.
Dolby Vision et Wi-Fi 6 contre sept ans de suivi : deux façons de justifier son prix
Le TCL 75C89B avance trois arguments que le Samsung 75QN80H n'a pas : le Dolby Vision, le Wi-Fi 6 et une note de connectique de 8,1 sur 10 contre 7,8. Le Wi-Fi 6 est le plus sous-estimé des trois : sur une box installée à deux cloisons du salon, il tient un flux 4K là où une liaison Wi-Fi 5 saturée décroche.
Le Samsung répond par une promesse de durée : sept années de mises à jour logicielles annoncées pour son interface One UI sur base Tizen, qui obtient 8,9 sur 10 sur la partie Smart TV. Sur un téléviseur de ce prix, destiné à rester dix ans dans le salon, c'est l'argument le plus rationnel de sa fiche.
Les deux proposent AirPlay 2, donc la diffusion depuis un iPhone fonctionne de part et d'autre. Et le TCL tourne sous Google TV, dont le catalogue d'applications ne connaît pas d'angle mort notable. Autrement dit : avantage au TCL sur ce qui est disponible aujourd'hui, avantage au Samsung sur ce qui le restera dans sept ans.
Mini-LED de 189 centimètres, 144 Hz natifs : ce qu'ils partagent
La base commune est large : dalle Mini-LED à gradation locale intégrale, 3840 x 2160 pixels, 189 centimètres de diagonale annoncés par les deux fiches, fréquence native de 144 Hz, quatre HDMI dont quatre en 2.1 à 48 Gbit/s, sortie eARC, Dolby Atmos, HDR10, HDR10+, HLG, tuners DVB-T2 HEVC, câble et satellite.
Un point sépare cependant leurs fiches audio de façon radicale : le TCL 75C89B déclare 60 W en 2.1.2, soit deux voies, un caisson et deux voies verticales exploitables par le Dolby Atmos, ce qui lui vaut 9,6 sur 10 de son intégré. La fiche du Samsung 75QN80H ne publie aucune puissance sonore ni configuration de haut-parleurs.
Reste une contrainte que les deux imposent également et que personne ne peut contourner : la place. Un 75 pouces mesure plus d'un mètre soixante-cinq de large, ce qui exclut la majorité des meubles télé du commerce, calibrés pour 1,20 ou 1,40 mètre. Mesurez avant de commander, pas après.
Verdict : pour qui le TCL 75C89B, pour qui le Samsung 75QN80H
Prenez le TCL 75C89B à 1 915,59 € si votre pièce est lumineuse et que vous voulez exploiter ses 3 500 nits annoncés, si le son doit sortir du téléviseur grâce à ses 60 W en 2.1.2, ou si votre box Internet est loin du salon et que le Wi-Fi 6 vous est utile. Commandez un support mural 500 x 400 millimètres en même temps.
Prenez le Samsung 75QN80H à 1 435,36 € si vous gardez vos téléviseurs très longtemps et préférez un engagement de sept ans de mises à jour, avec 8,9 sur 10 sur la partie logicielle, à un pic de luminosité élevé. Vous économisez 480,23 €, de quoi financer la barre de son que son absence de puissance sonore publiée rend prudente.
Ni l'un ni l'autre si vous jugez ces deux tarifs excessifs sur cette diagonale, et c'est un avis défendable au vu de leurs notes de rapport qualité-prix : le TCL 75A300PRO, noté 8,5 sur 10, est affiché 1 190,43 € et déclare 230 W en 3.1.2. Il n'annonce en revanche que 450 nits de pic, donc très loin du 75C89B sur ce terrain.