PlayStation 5 et Xbox en 4K 120 Hz : confirmé d'un côté, déduit de l'autre
La fiche du Samsung 55QN80H comporte deux lignes que peu de constructeurs renseignent : compatibilité PlayStation 5 en 4K 120 Hz, et compatibilité Xbox en 4K 120 Hz, toutes deux validées. Elle ajoute une bande passante HDMI chiffrée à 48 Gbps, soit le maximum prévu par la norme 2.1.
Le TCL 55T8D annonce quatre entrées HDMI 2.1 et un maximum de 4K à 144 Hz en jeu. Ces informations rendent la compatibilité très probable, mais elles ne la garantissent pas, parce que HDMI 2.1 autorise plusieurs débits et qu'un port conforme peut se limiter à une fraction des 48 Gbps.
Cette nuance est exactement celle qui fait revenir un téléviseur en magasin. Un joueur qui branche sa PlayStation 5 et découvre que le mode 120 Hz n'apparaît qu'en 1440p ne se consolera pas avec une norme respectée sur le papier. Samsung ferme ce débat, TCL l'ouvre, et notre note de jeu reflète cet écart avec 8,8 sur 10 contre 8,7.
Il serait malhonnête d'en conclure que le TCL échoue : nous n'avons aucune donnée qui l'indique. Nous constatons que l'un des deux documente ce que l'autre laisse à l'acheteur, et qu'à 334,47 € d'écart, cette documentation coûte cher.
144 Hz natifs des deux côtés : l'égalité qu'on n'attendait pas
Sur ce duel, la ligne de fréquence ne sépare rien. Les deux fiches annoncent 144 Hz en fréquence native, ce qui est inhabituel : la plupart des mini-LED de cette tranche se contentent de 120 Hz natifs avec un signal accepté plus haut. Ici, les deux dalles rafraîchissent réellement 144 fois par seconde.
Le Samsung ajoute une capacité d'entrée jusqu'à 240 Hz, le TCL s'arrête à 144 Hz. Comme aucune console ne dépasse 120 images par seconde en 4K, cette réserve ne s'adresse qu'à un PC de jeu, et elle n'intervient pas dans la comparaison pour un usage de salon.
Les certifications sont également identiques : VRR, ALLM et FreeSync Premium Pro de part et d'autre, avec quatre entrées HDMI 2.1 chacun. Un acheteur qui regarde la ligne de fréquence et la ligne de certification conclura à l'équivalence, et il aura raison sur ces deux lignes précises.
529,90 € contre 864,37 € : l'écart le plus lourd à justifier
Trois cent trente-quatre euros et quarante-sept centimes séparent les deux relevés. Rapporté au prix du TCL, c'est près de soixante-trois pour cent de supplément pour la même diagonale, la même technologie de rétroéclairage et la même note globale de 8,4 sur 10.
Le Samsung justifie ce montant par six lignes : la certification console déjà évoquée, les 48 Gbps de bande passante, la capacité 240 Hz en entrée, AirPlay 2, un processeur NQ4 AI Gen2 nommé et sept ans de mises à jour annoncées pour One UI Tizen, interface que notre barème crédite de 8,9 sur 10.
Notre notation du rapport qualité-prix sanctionne néanmoins l'addition : 8,0 sur 10 pour le TCL 55T8D contre 7,4 pour le Samsung 55QN80H. Six dixièmes d'écart sur ce seul critère, et c'est la différence la plus large de tout ce comparatif, y compris celle des notes de jeu.
Interpolation à 120 Hz et 70 kWh publiés contre deux cases vides
L'asymétrie de publication ne va pas toujours dans le même sens. TCL renseigne deux lignes que Samsung laisse vides sur le 55QN80H : une interpolation de mouvement annoncée à 120 Hz, et une consommation de 70 kWh pour 1000 heures en mode SDR.
L'interpolation concerne le sport et les panoramiques : elle insère des images calculées entre les images réelles pour lisser le mouvement. C'est une fonction que beaucoup désactivent, parce qu'elle donne aux films un aspect de vidéo amateur, mais savoir à quelle fréquence elle travaille permet au moins de régler l'appareil en connaissance de cause.
La consommation publiée permet, elle, un calcul direct. Soixante-dix kilowattheures pour 1000 heures en SDR, cela représente autour d'une centaine de kilowattheures par an pour quatre heures d'usage quotidien. Samsung ne donne aucun chiffre équivalent pour le 55QN80H, et nous ne l'estimerons pas à sa place.
140 cm contre 139 cm : la base commune, aux détails près
Les deux constructeurs publient leur diagonale en centimètres, ce qui permet une comparaison exacte : 140 cm pour le TCL 55T8D, 139 cm pour le Samsung 55QN80H. Un centimètre d'écart, invisible à l'usage, mais c'est le genre de donnée qui compte si le téléviseur doit entrer dans une niche de meuble.
Le socle technique est largement partagé : rétroéclairage mini-LED à gradation locale de type FALD, définition 3840 x 2160 pixels, HDR10, HDR10+, HLG, Dolby Atmos, quatre entrées HDMI 2.1, retour audio amélioré, Wi-Fi 5, triple tuner satellite, câble et TNT en DVB-T2 HEVC.
La lacune est commune et elle porte toujours sur le même point : aucune des deux fiches ne publie la luminosité de pic en nits ni le nombre de zones de gradation. Sur du mini-LED, ce sont les deux chiffres qui décident du spectacle HDR, et aucun des deux constructeurs ne les donne ici.
Verdict : le TCL sauf si la certification console vous rassure
Prenez le TCL 55T8D dans la quasi-totalité des cas. Dalle mini-LED 144 Hz native, Dolby Vision que Samsung ne propose pas, Google TV et son catalogue d'applications, 30 W de son en 2.1, une consommation publiée, et 334,47 € d'écart qui restent disponibles. Sa note de rapport qualité-prix de 8,0 sur 10 contre 7,4 résume la situation.
Prenez le Samsung 55QN80H si vous voulez une garantie écrite sur votre console et un écosystème Apple à la maison. La compatibilité 4K 120 Hz confirmée pour PlayStation 5 et Xbox, les 48 Gbps publiés, AirPlay 2 et les sept ans de mises à jour forment un ensemble rassurant, qui se paie au prix d'un second téléviseur.
Entre les deux, le TCL 55Q6C à 529 € est l'option la plus intéressante du moment. Au même prix que le 55T8D, il monte à 40 W de son en 2.1 au lieu de 30, publie un contraste natif de 6000:1 et une fixation VESA 300 x 300 mm, et obtient 8,5 sur 10, soit un dixième de plus que les deux téléviseurs de ce duel.