9,0 contre 7,8 sur 10 de connectique : 1,2 point, et ce qu'il recouvre vraiment
C'est l'écart le plus large du tableau, et c'est aussi celui qu'il faut lire avec le plus de prudence. Sur ce qui compte au quotidien, les deux fiches sont identiques : quatre entrées HDMI dont quatre en 2.1, une sortie eARC pour la barre de son, les tuners TNT en DVB-T2 HEVC, câble et satellite. Personne ne manquera de prise.
Autrement dit, si votre installation se résume à une console, une barre de son et une box opérateur, les 1,2 point d'écart ne changeront rien du tout. La note reflète l'ensemble des lignes de connectivité publiées, et non une pénurie de ports sur le TCL 65Q6C, qui en aligne exactement autant que le Samsung 65QN80F.
Ce que la note traduit, en revanche, c'est un meilleur remplissage de fiche côté Samsung, jusqu'à la consommation en veille annoncée à 0,5 W. Le TCL répond en documentant son Bluetooth 5.4 et sa norme de fixation VESA 300 x 300 millimètres, deux lignes absentes de la fiche Samsung. À vous de voir laquelle de ces informations vous sera utile.
8,7 contre 8,5 sur 10 en gaming : les mêmes quatre HDMI 2.1 et la même certification
Deux dixièmes de point séparent les deux notes de gaming, et pour une console la différence est nulle. Les deux offrent un mode 4K à 144 Hz, quatre ports HDMI 2.1, le VRR, l'ALLM et la certification AMD FreeSync Premium Pro. Les deux dépassent donc les 120 Hz maximum d'une PS5 ou d'une Xbox Series.
La nuance porte sur la façon d'atteindre ces 144 Hz. La dalle du TCL 65Q6C y tourne nativement. Celle du Samsung 65QN80F fonctionne nativement à 120 Hz et atteint 144 Hz par interpolation, ce que sa propre fiche indique. Pour une console, c'est sans objet, puisque rien ne dépasse 120 images par seconde. Pour un PC capable de monter plus haut, seul le TCL suit réellement.
Le TCL ajoute deux informations d'image que le Samsung ne publie pas : un contraste natif de 6 000:1 et une profondeur de couleur de 10 bits. Le Samsung nomme en retour son processeur, le NQ4 AI Gen3, et annonce 76 kWh de consommation pour mille heures en SDR. Rien de tout cela ne départage les deux sur un jeu vidéo.
309,35 € d'écart : 7,8 contre 7,4 sur 10 de rapport qualité-prix
Quatre dixièmes de point séparent les notes de rapport qualité-prix, 7,8 sur 10 pour le TCL 65Q6C à 649 € et 7,4 pour le Samsung 65QN80F à 958,35 €. L'avantage va au moins cher, et il est net sans être écrasant : le Samsung reste correctement placé pour un modèle de marque sur cette diagonale.
Trois cent neuf euros et trente-cinq centimes, c'est précisément le montant qu'il faut mettre en face des arguments Samsung pour décider. Ces arguments sont au nombre de trois : sept ans de mises à jour logicielles annoncées, une note de 8,5 sur 10 sur la partie Smart TV, et un socle à pied central au lieu de deux pieds écartés.
Ce que ces 309,35 € d'écart n'achètent pas mérite d'être dit aussi clairement : pas une meilleure dalle, les deux sont en Mini-LED à gradation locale intégrale, pas un port de plus, pas une fréquence native supérieure puisque c'est l'inverse, et pas un format HDR supplémentaire puisque c'est également l'inverse.
Dolby Vision contre HDR10+ seul : la ligne que vos abonnements tranchent
Le TCL 65Q6C prend en charge le Dolby Vision et le HDR10+. Le Samsung 65QN80F prend en charge le HDR10+ mais pas le Dolby Vision, position constante de la marque. Les deux lisent évidemment le HDR10 et le HLG, socle commun de tous les téléviseurs récents.
Les deux formats font la même chose de deux manières concurrentes : ils transmettent des métadonnées scène par scène pour que le téléviseur adapte luminosité et contraste au lieu d'appliquer un réglage unique à tout le film. Un contenu Dolby Vision lu sur le Samsung retombe en HDR10 statique. L'image reste bonne, elle perd cet ajustement continu.
La décision est donc très simple à prendre, et elle ne dépend pas du téléviseur mais de vous : listez les plateformes que vous utilisez le plus et vérifiez dans quel format elles encodent leurs contenus phares. Si le Dolby Vision domine votre bibliothèque, le TCL est le seul des deux à l'exploiter, et il coûte 309,35 € de moins.
165 centimètres de diagonale : pied central contre deux pieds écartés
Leur socle commun va loin : Mini-LED, gradation locale intégrale, 3840 x 2160 pixels, HDR10, HDR10+, HLG, Dolby Atmos, eARC, quatre HDMI 2.1, FreeSync Premium Pro, tuners DVB-T2 HEVC, câble et satellite, et 165 centimètres de diagonale annoncés de part et d'autre.
Leur différence physique, elle, se mesure au mètre ruban. Le Samsung 65QN80F repose sur un pied central, qui n'occupe qu'une trentaine de centimètres et accepte un meuble plus court que l'écran. Le TCL 65Q6C repose sur deux pieds écartés et réclame environ 1,45 mètre d'appui, c'est-à-dire sa propre largeur.
Dernier point partagé, et c'est une limite : aucune des deux fiches n'annonce de pic de luminosité. Impossible donc de comparer l'éclat de leur HDR autrement qu'en les regardant côte à côte en magasin. Nous préférons le signaler plutôt que d'avancer une estimation, parce qu'un chiffre inventé ne vaut rien.
Verdict : pour qui le TCL 65Q6C, pour qui le Samsung 65QN80F
Prenez le TCL 65Q6C à 649 € si vous regardez des contenus en Dolby Vision, si vous jouez sur PC et voulez une dalle réellement à 144 Hz, ou simplement si vous refusez de payer 309,35 € de plus pour des caractéristiques d'image équivalentes. Son 7,8 sur 10 de rapport qualité-prix est la meilleure note du duel sur ce critère.
Prenez le Samsung 65QN80F à 958,35 € si votre meuble est plus étroit que l'écran, ce que son pied central résout immédiatement, et si vous voulez un engagement de suivi logiciel sur sept ans écrit sur la fiche. Sa note de 8,5 sur 10 sur la partie Smart TV va dans le même sens.
Ni l'un ni l'autre si vous voulez à la fois un pied central, le Dolby Vision et un prix contenu : le Hisense 65U7SE, noté 8,4 sur 10 et affiché 729,99 €, réunit ces trois lignes. Son système d'exploitation est une plateforme maison, donc vérifiez que vos applications y figurent avant de commander.