Treize écrans sur quinze à 99 % de sRGB, contre 45 % du segment
C'est l'écart de construction le plus large de la marque, quarante-deux points. Treize écrans Lenovo sur quinze annoncent une couverture de 99 % de l'espace sRGB, là où moins d'un écran sur deux du segment y parvient. Cinq modèles vont plus loin et déclarent 90 % de DCI-P3, contre 6 % du marché, un écart de vingt-sept points sur une caractéristique que peu de constructeurs documentent.
Notre note de colorimétrie et d'usage professionnel pour la marque s'établit à 7,7 sur 10, contre 7,15 pour la moyenne du segment. Six écrans sur quinze annoncent un contraste natif de 1 500:1, contre 22 % du marché, et quatre montent à 350 nits de luminosité là où 10 % du segment seulement le fait.
Cette régularité vient du choix de dalle : treize écrans sur quinze sont en IPS, soit 87 % de la gamme contre 60 % du segment. La marque ne cherche pas le contraste extrême du VA que MSI place sur la moitié de sa gamme, mais un rendu comparable d'une référence à l'autre, ce qui compte quand on équipe plusieurs postes identiques.
Huit modèles à 82 points par pouce, contre 29 % du segment
Voilà ce qui finance la couleur. Onze écrans Lenovo sur quinze mesurent 27 pouces, contre 55 % du segment, mais huit d'entre eux n'affichent que 82 points par pouce, une densité que 29 % du marché seulement accepte. La marque étire donc une grande diagonale sur peu de pixels.
À cette densité, le texte montre ses marches d'escalier à soixante centimètres de distance et les interfaces doivent rester affichées sans mise à l'échelle pour être lisibles. C'est le compromis qui permet de livrer un 27 pouces à couverture sRGB complète sous deux cents euros, et c'est exactement là que se trouvent les notes les plus faibles de la gamme.
La vitesse est le second poste sacrifié. Neuf écrans Lenovo sur quinze annoncent 6 millisecondes de temps de réponse, contre 10 % du segment : cinquante points d'écart, le plus large que porte la fiche de construction de la marque. Cinq modèles n'ont aucune certification FreeSync, contre 16 % du marché, et notre note de gaming tombe à 5,61 sur 10 pour 6,25 de moyenne.
8,5 en connectique, le meilleur des sept critères de la marque
Le troisième écart est le plus flatteur. Notre note de connectique et de dock pour la marque s'établit à 8,5 sur 10, contre 8,03 pour la moyenne du segment, et c'est le meilleur de ses sept critères notés. Pour une gamme dont le prix plafond est de 290,66 €, le niveau d'équipement est inhabituel.
Sept écrans Lenovo sur quinze sortent leurs entrées HDMI en version 2.1, contre 24 % du segment, soit près d'un sur deux, là où MSI retient la version 2.0 sur vingt et un de ses vingt-trois modèles. Neuf écrans embarquent des haut-parleurs, contre 45 % du marché, ce qui évite une enceinte de bureau de plus et un câble de plus.
L'ergonomie suit sans atteindre le niveau de Dell. Huit écrans Lenovo sur quinze pivotent en mode portrait, contre 32 % du segment, et notre note d'ergonomie s'établit à 7,13 sur 10 quand celle de Dell atteint 7,6. Huit modèles sont garantis trois ans, contre 37 % du marché, ce qui place la médiane de la marque à trois ans contre deux pour le segment.
De 108,10 € à 290,66 €, et une note qui ne suit pas le prix
La gamme est la plus resserrée du classement après celle de MSI : elle commence au L27-4E à 108,10 € et s'arrête au R32QC-30 à 290,66 €. Aucune référence au-delà, là où Dell monte à 432,90 € et LG à 1 153,79 €.
Le point remarquable est ailleurs. Le mieux noté de la gamme n'est pas le plus cher : le 27Q-10 à 169,91 € obtient 7,3 sur 10, quand le R32QC-30 à 290,66 € plafonne à 6,8. Plus parlant encore, le L27I-40 coûte 169,95 €, soit quatre centimes de plus que le 27Q-10, et n'obtient que 5,8 sur 10.
Cette décorrélation est l'inverse de ce qu'on observe chez Acer, dont les trois meilleures notes se trouvent toutes au-dessus de 245 €. Chez Lenovo, le prix ne renseigne pas : il faut regarder la référence. Notre note de rapport qualité-prix, 7,1 sur 10 contre 6,98 de moyenne, récompense d'ailleurs les bons coups du milieu de gamme plus que le haut du catalogue.
6,38 en qualité d'image : la couleur ne suffit pas
Malgré la couverture sRGB, notre note de qualité d'image pour la marque s'établit à 6,38 sur 10 contre 6,39 pour la moyenne du segment. L'écart est nul, et cela s'explique : la justesse de couleur est un critère parmi d'autres, la définition et la luminosité en sont aussi.
Six écrans Lenovo sur quinze annoncent un contraste natif de 1 500:1, ce qui est au-dessus du 1 000:1 habituel de l'IPS, et trois seulement restent à cette valeur basse quand 36 % du segment s'y tient. Mais six modèles se contentent de 8 bits sans FRC, contre 22 % du marché, ce qui limite la finesse des dégradés sur les fonds unis.
La luminosité est en deux camps : quatre écrans à 350 nits, ce que peu de concurrents proposent, et cinq à 300 nits seulement. Le 27U-10 à 276,39 €, noté 7,2 sur 10, cumule la deuxième meilleure note de la marque et son deuxième prix le plus élevé : c'est l'un des rares cas où le tarif et le résultat concordent.
Sept modèles sous 6 sur 10, et 1,8 point d'écart interne
C'est le point faible, et il est net : sept des quinze écrans notés restent sous 6 sur 10. Le L27-4E à 108,10 € ferme la marche avec 5,5, le L27I-4A à 139,71 € et le D27-40 à 117,87 € obtiennent 5,6, l'E24-30 à 158,56 € obtient 5,7, et le R27S à 123,47 € atteint 5,9.
L'écart intérieur atteint donc 1,8 point entre le 27Q-10 et le L27-4E, pour un écart de prix de 61,81 €. C'est beaucoup pour une gamme aussi resserrée, et cela veut dire qu'un achat Lenovo se décide sur la référence exacte, jamais sur le logo ni sur la tranche de prix.
Notre note de fonctionnalités s'établit par ailleurs à 4,56 sur 10, à peine au-dessus de la moyenne du segment à 4,46, et la marque ne propose rien au-delà de 290,66 €. Si le budget dépasse trois cents euros, il faut regarder vers Asus, dont le XG27AQDMGR à 429,99 € obtient 8,2 sur 10, ou vers LG, dont le 32GS95UV-B atteint 8,4 à 751,95 €.