Sept écrans sur dix en fast-IPS, contre 12 % du segment
C'est l'écart le plus large de toute sa fiche de construction, cinquante-huit points. Sept des dix écrans Asus notés utilisent une dalle fast-IPS, une variante accélérée de l'IPS, quand 12 % du marché seulement y recourt. À l'inverse, deux modèles restent en IPS classique, contre 60 % du segment : la marque a basculé presque toute sa gamme.
Le résultat est mesurable. Sept écrans sur dix annoncent 1 milliseconde de temps de réponse contre 18 % du marché, et la médiane de la marque est de 1 milliseconde là où celle du segment est de 4. La médiane de fréquence atteint 210 Hz contre 144, et trois modèles tournent nativement à 200 Hz, une valeur que 6 % du segment propose.
C'est exactement l'inverse du pari de MSI, qui va plus loin en vitesse pure avec 0,5 milliseconde sur la moitié de sa gamme, mais sur des dalles VA. Asus garde l'IPS, donc la stabilité des angles, et notre note de colorimétrie et d'usage professionnel pour la marque s'établit à 8,5 sur 10 contre 7,15 de moyenne. Ici, la vitesse ne coûte pas la couleur.
Deux ans de garantie sur sept modèles, contre trois ans chez Dell
La contrepartie est d'abord commerciale. Sept écrans Asus sur dix sont couverts deux ans, contre 45 % du segment, quand Dell garantit trois ans sur quinze de ses vingt modèles et Acer sept ans sur six des siens. Sur un achat à plus de quatre cents euros, la différence de couverture n'est pas anecdotique.
L'ergonomie est le second poste. Notre note d'ergonomie pour la marque s'établit à 6,1 sur 10, contre 6,35 pour la moyenne du segment, et c'est le seul critère où Asus passe sous le marché. Trois écrans pèsent exactement 3,41 kilogrammes avec leur pied, une valeur que 3 % du segment affiche : la légèreté facilite le transport et fragilise la stabilité du support.
Six écrans sur dix retiennent par ailleurs l'HDMI en version 2.0, contre 38 % du segment. Ce n'est pas bloquant puisque la DisplayPort 1.4 est présente sur huit modèles, mais une console branchée en HDMI ne verra pas les 200 Hz de la dalle. C'est le seul endroit où la chaîne de la marque se casse, et il faut le savoir avant de commander le câble.
Huit DisplayPort 1.4 et deux certifications VRR sur six modèles
Le troisième écart est celui qui distingue vraiment la marque. Huit écrans Asus sur dix sortent en DisplayPort 1.4, contre 43 % du segment, c'est-à-dire la version capable de transporter réellement une haute fréquence en 1440p sans compromis de définition.
Côté synchronisation, sept modèles portent la certification FreeSync Premium contre 33 % du marché, et six sont en plus validés G-Sync Compatible contre 27 %. Six écrans sur dix cumulent donc les deux, ce qui veut dire qu'une carte AMD comme une carte Nvidia fonctionnera sans réglage manuel ni pilote particulier.
Trois modèles déclarent une plage de taux variable de 48 à 200 Hz, contre 6 % du segment : la synchronisation reste active même quand la machine décroche. Notre note de gaming pour la marque atteint 7,4 sur 10, contre 6,25 pour la moyenne, et c'est le meilleur score du classement sur ce critère. La différence avec MSI ne vient pas de la dalle mais de tout le reste.
De 88,06 € à 429,99 €, et 240,70 € d'écart pour quatre dixièmes
La gamme commence au VY249HGR à 88,06 € et s'arrête au XG27AQDMGR à 429,99 €, noté 8,2 sur 10. Seule LG va plus haut dans le classement, avec le 32GS95UV-B à 751,95 € noté 8,4 et le 39GS95QE-W à 1 153,79 € noté 7,6.
L'arbitrage intéressant est juste en dessous du sommet. Le VG27AQL5A coûte 189,29 € et obtient 7,8 sur 10 : il concède quatre dixièmes de note au XG27AQDMGR pour un écart de 240,70 €. C'est l'un des meilleurs rapports du segment selon notre barème, et il ne se trouve pas dans le haut de gamme.
Le milieu de grille est dense. Le VG27AQML5A à 277,54 € obtient 7,3 sur 10, et cinq écrans compris entre 102,99 € et 163,02 € se tiennent tous entre 6,6 et 6,7. Notre note de rapport qualité-prix pour la marque s'établit à 7,27 sur 10 contre 6,98 pour le segment : la grille tarifaire ne laisse pas de trou, c'est assez rare pour être relevé.
100 % de dalles plates, et 8 bits natifs sur six modèles
Aucun écran Asus de notre base n'est incurvé, là où 79 % du segment est plat. Le choix est affirmé : quand MSI courbe 48 % de sa gamme à 1 500 millimètres de rayon pour compenser les angles de vision de ses dalles VA, Asus n'a pas ce problème à corriger et garde une géométrie neutre, plus confortable pour les lignes droites d'un tableur ou d'un éditeur de code.
Six écrans sur dix sont en 8 bits natifs, contre 22 % du segment, et quatre seulement n'ont aucune certification HDR là où 64 % du marché est dans ce cas. Notre note de qualité d'image pour la marque s'établit à 6,58 sur 10 contre 6,39 de moyenne : un avantage réel, mais bien plus mince que celui de la colorimétrie.
Sept modèles embarquent des haut-parleurs, contre 45 % du segment, et notre note de fonctionnalités atteint 4,86 sur 10 pour 4,46 de moyenne. La marque équipe un peu mieux que le marché sans en faire un argument de prix, ce qui explique en partie son avance au classement général.
Deux modèles sous 6 sur 10, et une gamme de dix références
Le point faible est une ligne entière. Le VY249HGR à 88,06 € obtient 5,7 sur 10 et le VY279HGR à 115,16 € obtient 5,6 : ce sont les deux seuls écrans Asus de notre base sous la barre de 6, et aussi les deux moins chers. L'écart avec le sommet de la gamme atteint 2,6 points.
Les proportions de la marque disent la même chose autrement : trois écrans de la gamme ne sont pas en fast-IPS et quatre n'ont aucune certification G-Sync. Acheter Asus en bas de grille ne garantit donc pas d'acheter ce qui fait sa première place, et la référence exacte compte plus que le logo.
La seconde limite est la taille de l'échantillon. Dix modèles notés, c'est moins de la moitié des vingt-trois de MSI et la moitié des vingt de Dell. Une moyenne de 6,79 sur 10 obtenue sur dix références est plus fragile qu'une moyenne de 6,47 obtenue sur vingt-trois, et la première place du classement se lit avec cette réserve.