Un dixième de point entre 499 € et 2 016 €
Posons le classement tel qu'il sort du calcul. Trois modèles partagent la première place avec 8,6 sur 10, affichés à 947,85 €, 1 495 € et 2 016,01 €. Juste derrière, sept modèles partagent 8,5 sur 10, et le moins cher d'entre eux est affiché 499 €.
Un dixième de point sépare donc un téléviseur à 499 € d'un téléviseur à 2 016,01 €. Mille cinq cent dix-sept euros et un centime pour un dixième : c'est le chiffre qui devrait vous retenir avant d'ouvrir un comparateur de prix.
Ce que l'écart de prix achète réellement, ce n'est pas de la définition, c'est de la diagonale, de la technologie de dalle et du son. Un 55 pouces OLED à 947,85 € et un 50 pouces Mini-LED à 499 € n'offrent pas la même image, mais notre barème les sépare d'un seul dixième parce que chacun est excellent dans sa catégorie de prix.
La moyenne de cette famille s'établit à 7,39 sur 10, légèrement au-dessus de la moyenne du marché à 7,28. L'amplitude, elle, va de 5,2 à 8,6 : trois points et quatre dixièmes entre le meilleur et le pire téléviseur 4K. Le label ne protège de rien.
Ce que la mention 4K garantit, et ce qu'elle ne garantit pas
Elle garantit une chose : 3 840 pixels de large sur 2 160 de haut, soit quatre fois la surface d'une image Full HD. Sur une diagonale de 55 pouces et plus, à trois mètres de recul, cette finesse se voit sur un plan fixe bien éclairé.
Elle ne garantit rien sur le contraste, qui dépend du rétroéclairage et non de la définition. Rien sur la luminosité, donc rien sur la lisibilité en pleine journée. Rien sur la fréquence de rafraîchissement, donc rien pour un joueur. Rien sur le son, qui est la variable la plus souvent sacrifiée.
Les notes le confirment. Sur la performance HDR, les modèles 4K obtiennent 7,2 sur 10 de moyenne, contre 7,1 pour l'ensemble du marché : un dixième d'écart, autant dire rien. La définition et la qualité du rendu HDR sont deux sujets différents.
Sur le son intégré, c'est 7,9 contre 7,7 pour le marché. Sur la connectique, 7,1 contre 7,0. Sur le rapport qualité-prix, 7,0 contre 7,0, soit exactement la même valeur. Autrement dit, être 4K n'améliore statistiquement aucun critère de façon notable, parce que presque tout le monde l'est.
Les trois questions à poser à la place
Première question : quelle technologie de dalle. C'est le facteur le plus discriminant de tout notre silo. Le QD-OLED obtient 8,60 sur 10 de moyenne, l'OLED tandem 8,32, le W-OLED et le Mini-LED RGB 8,13, le Mini-LED 7,80, le QLED 7,12 et le LED-LCD classique 6,68. Près de deux points séparent le haut du bas.
Deuxième question : quel type de gradation du rétroéclairage. Une dalle LCD dont l'éclairage est découpé en zones obtient 7,55 sur 10 de moyenne. Un éclairage de bord avec gradation obtient 6,88, et une absence totale de gradation 6,87. Le second ne vaut donc pas mieux que le troisième, ce qui est contre-intuitif et mesurable.
Troisième question : quelle puissance sonore. C'est le critère où les écarts sont les plus brutaux à l'intérieur d'une même gamme de prix, et celui qui vous coûtera deux à trois cents euros de barre de son si vous l'ignorez.
Une fois ces trois réponses connues, la définition ne vous apprend plus rien. C'est pourquoi nos pages par technologie de dalle sont plus utiles qu'une page par définition, et nous le disons même si cette page est celle que vous lisez.
Et la 8K ? Et la Full HD ?
La 8K reste anecdotique : parmi les modèles de notre base qui déclarent une définition, elle représente un peu plus de 1 %. Le problème n'est pas technique, il est éditorial : il n'existe quasiment aucun contenu diffusé dans cette définition, et le gain sur un contenu 4K mis à l'échelle est difficile à percevoir à distance normale de visionnage.
La Full HD, à l'inverse, représente environ 9 % des modèles qui déclarent une définition, et elle survit sur les petites diagonales. En dessous de 32 pouces et à deux mètres de recul, l'œil ne distingue pas la différence avec la 4K : payer plus pour des pixels invisibles n'a pas de sens.
La règle pratique est simple. En dessous de 40 pouces, la Full HD suffit et vous paierez moins cher. À partir de 43 pouces, la 4K est de toute façon le standard et vous ne trouverez quasiment rien d'autre. Au-delà, la 8K est un argument commercial et non un bénéfice.
C'est précisément parce que la définition se décide en une phrase que cette page insiste sur le reste.
Comment lire notre classement 4K
Les modèles sont ordonnés par note globale décroissante, et à note égale par prix croissant. Le premier n'est donc pas le plus cher, et dans ce classement précis le quatrième est affiché à 499 €, ce qui en fait l'entrée la plus intéressante de la liste pour un budget serré.
La note globale agrège six critères pondérés : performance HDR, jeu vidéo, son intégré, logiciel, connectique et rapport qualité-prix. Le barème est publié sur notre page méthodologie et il ne connaît aucune variable commerciale.
Un classement ne remplace pas une décision. Si votre pièce est très lumineuse, un modèle Mini-LED moins bien noté qu'un OLED sera plus confortable chez vous. Si votre canapé est large, une dalle IPS mal notée en contraste tiendra mieux les angles. Nos fiches produit détaillent ces cas.
Enfin, les prix indiqués sont relevés à une date précise, mentionnée sur chaque fiche, et ils bougent. Un écart de cinquante euros entre deux modèles voisins peut s'inverser en une semaine, ce qui est une raison supplémentaire de ne pas acheter le rang mais le modèle.