Un port USB-C contre aucun port USB-C publié
L'Asus R564JA-UH51T déclare un port USB-C. La fiche de l'Acer A315-58-350L n'en publie aucun, et annonce en revanche trois ports USB-A. Sur une machine achetée en 2026, l'absence totale d'USB-C n'est pas qu'un manque de modernité : c'est l'impossibilité de brancher directement un téléphone récent, un disque portable moderne ou un écran alimenté par ce seul câble.
L'Acer compense par le nombre : trois ports USB-A, c'est une souris, un clavier et une clé en même temps sans aucun arbitrage. L'Asus n'en propose qu'un seul, ce qui le condamne à vivre avec un petit hub dès que deux accessoires doivent cohabiter.
Le port réseau filaire inverse encore le rapport de force. L'Acer en intègre un, l'Asus pas. Pour un poste administratif installé à côté d'une prise murale, cette ligne compte davantage que l'USB-C, et elle est gratuite dans le prix le plus bas des deux.
106,12 € d'écart : ce que l'Asus facture en plus
Cent six euros et douze centimes séparent les deux tarifs, et l'Asus est le plus cher. Le barème ne le récompense pas : 6,1 sur 10 en rapport qualité-prix pour l'Asus contre 6,3 pour l'Acer, quand la moyenne de la catégorie est de 6,6 sur ce critère. Les deux sont donc sous la barre, et le plus cher l'est davantage.
La liste de ce que l'Asus ajoute est courte mais réelle : un processeur Intel Core i5-1035G1 à quatre cœurs contre un Intel Core i3-1115G4 à deux cœurs, un clavier rétroéclairé, un disque explicitement annoncé en NVMe PCIe 3, un port USB-C et 0,3 Wh de batterie supplémentaires. Les deux disposent de 256 Go de stockage.
S'y ajoute un point à mettre dans la colonne des charges plutôt que des actifs : l'Asus est livré sous Windows 10, dont le support grand public est arrivé à son terme, quand l'Acer tourne sous Windows 11. Payer cent six euros de plus pour un système en fin de parcours est un arbitrage difficile à défendre.
Quatre cœurs contre deux, et pourtant 5,0 en performances des deux côtés
Voilà le résultat le plus instructif de ce duel : l'Asus annonce quatre cœurs, l'Acer deux, et le barème leur accorde exactement la même note de 5,0 sur 10 en performances, quand la moyenne de la catégorie s'établit à 6,8 sur ce critère. Doubler les cœurs n'a rien changé au classement.
La raison est que tout le reste bride les deux machines au même niveau : 8 Go de DDR4 chacune, un circuit graphique Intel UHD Graphics chacune, aucune carte dédiée, et des générations de processeurs qui n'ont plus rien de récent. Quatre cœurs anciens servis par 8 Go de mémoire ne font pas un ordinateur rapide.
Concrètement, les deux font tourner un traitement de texte, un navigateur et un lecteur de musique. Les deux calent sur une visioconférence doublée d'un tableur lourd. Choisir entre elles sur l'argument de la puissance serait une erreur de lecture du tableau.
Port réseau filaire contre clavier rétroéclairé : choisissez votre confort
L'Acer apporte le port réseau filaire, l'Asus le clavier rétroéclairé. Ce sont deux conforts incomparables qui s'adressent à deux moments de la journée différents : l'un sert à être connecté sans y penser, l'autre à taper après le coucher du soleil.
Les deux ont un pavé numérique, une prise casque, une webcam 720p, 15,6 pouces en 1920 x 1080 plafonné à 60 Hz, aucun écran tactile, 19,9 millimètres d'épaisseur et 1,7 kg sur la balance. Leurs notes d'écran sont identiques, 6,2 sur 10, et leurs notes de mobilité et châssis aussi, 5,0 sur 10, face à une moyenne de catégorie de 6,9 sur ce dernier critère.
L'Asus est le seul à publier le type de son disque, un NVMe PCIe 3, quand l'Acer laisse ce champ vide. C'est une information qui compte pour le confort de démarrage et l'ouverture des applications, et son absence côté Acer est un vrai inconnu plutôt qu'un détail.
Wi-Fi 5 et 8 Go chacun : le plafond qu'ils partagent
Les deux annoncent le Wi-Fi 5 et 8 Go de DDR4. C'est leur plafond commun, et il est bas : le Wi-Fi 5 ne profite ni de la bande des 6 GHz ni des gains de latence des générations suivantes, et 8 Go de mémoire condamnent les deux à un usage monotâche.
L'Asus ne précise pas si sa mémoire se remplace, l'Acer non plus. Il faut donc partir du principe qu'aucune extension n'est garantie, et acheter ces machines pour ce qu'elles sont aujourd'hui, pas pour ce qu'on pourrait leur ajouter plus tard.
Les batteries bouclent le tableau : 37 Wh pour l'Asus, 36,7 Wh pour l'Acer, avec un chargeur de 45 W de part et d'autre. Le barème donne 4,6 sur 10 en autonomie à l'Asus et 4,0 sur 10 à l'Acer, quand la moyenne de la catégorie est de 6,9 sur ce critère. Ce sont deux machines qui vivent branchées, et qui l'assument.
Verdict par profil
Prenez l'Acer A315-58-350L dans presque tous les cas : 106,12 € de moins, Windows 11 encore suivi, un port réseau filaire, trois ports USB-A et la même note de 5,0 sur 10 en performances que son concurrent. Pour un poste administratif branché, c'est le choix rationnel.
Prenez l'Asus R564JA-UH51T uniquement si vous avez besoin du port USB-C, si le clavier rétroéclairé est une vraie demande, ou si vous tenez à savoir que le disque est un NVMe PCIe 3 plutôt qu'un inconnu. Ses 4,6 sur 10 en autonomie contre 4,0 sont un mince bonus en plus.
Ni l'un ni l'autre si votre budget atteint sept cents euros. Le Samsung Galaxy Book4 NP750XGJ-KG4FR, affiché 699,99 €, obtient 7,4 sur 10 avec 16 Go de mémoire, 512 Go de stockage, 54 Wh de batterie, un port réseau filaire, deux ports USB-C et le Wi-Fi 6. Il est moins cher que l'Asus de ce duel et appartient à un autre monde.