7,4 contre 5,8 en fonctionnalités : le mode double résolution
Le Lenovo 27U-10 embarque un mode double résolution : sa dalle, native en 3 840 × 2 160 pixels, peut basculer dans une définition réduite pour libérer de la fréquence. C'est ce qui rend ses 160 Hz réellement exploitables sur une 4K de 27 pouces, et pas seulement imprimables sur une fiche.
Le barème récompense cette polyvalence : 7,4 sur 10 en fonctionnalités, contre 5,8 pour l'Asus VG27AQML5A et une moyenne de catégorie de 4,5. Les deux sont donc au-dessus de la moyenne, mais le Lenovo d'un cran supplémentaire, et pour une raison identifiable ligne par ligne.
L'Asus n'a pas cet équivalent, et il n'en a pas besoin : sa dalle est native en 2 560 × 1 440 pixels, définition qu'une carte graphique de milieu de gamme alimente déjà à haute cadence. Les deux approches sont cohérentes, elles ne visent simplement pas le même acheteur.
300 Hz contre 160 Hz : l'écart que le mode double rattrape
L'Asus VG27AQML5A annonce 300 Hz, une plage de synchronisation publiée de 48 à 300 Hz et 1 milliseconde de temps de réponse. Le Lenovo 27U-10 annonce 160 Hz natifs et 3 millisecondes. Les notes de jeu suivent : 8,1 sur 10 contre 7,2, pour une moyenne de catégorie de 6,2.
Neuf dixièmes d'écart seulement, alors que la fréquence est presque doublée. La raison est simple : au-delà d'un certain seuil, chaque hertz supplémentaire rapporte moins, et 160 Hz couvrent déjà la quasi-totalité des usages, y compris compétitifs.
Reste la question de la machine. Afficher 300 images par seconde en 1 440p demande une carte graphique dont le prix dépasse largement celui de l'écran. Ces 300 Hz sont donc un plafond que peu de configurations atteindront, là où les 160 Hz du Lenovo sont accessibles au prix d'une définition abaissée.
Un euro quinze : le prix ne départage rien, la garantie un peu
277,54 € pour l'Asus VG27AQML5A, 276,39 € pour le Lenovo 27U-10. Un peu plus d'un euro de différence, et un rapport qualité-prix presque identique : 6,9 sur 10 pour l'Asus, 7,0 pour le Lenovo, la moyenne de la catégorie étant à 7,0.
Les deux passent donc tout juste la moyenne sur ce critère, ce qui est logique : à ce niveau de prix on ne cherche plus la bonne affaire mais une caractéristique précise, 4K ou très haute fréquence, et cette caractéristique se paie.
Une ligne secondaire penche vers le Lenovo : trois ans de garantie contre deux pour l'Asus. Un an de plus à prix égal, c'est un argument discret mais réel, surtout sur un écran destiné à rester cinq ou six ans sur un bureau.
6,4 sur 10 en image des deux côtés : pourquoi le tableau trompe
Les deux écrans obtiennent exactement 6,4 sur 10 en qualité d'image, soit la moyenne de la catégorie. Cette égalité résulte de deux profils opposés qui s'annulent dans la pondération, et non d'une quelconque ressemblance entre les dalles.
Le Lenovo apporte 163 points par pouce contre 109, avantage décisif pour du texte ou de la photo. L'Asus apporte 1 300:1 de contraste natif contre 1 000:1 et la certification DisplayHDR 400 avec un pic de 400 nits, là où le Lenovo se contente d'un marquage HDR10 sans certification d'affichage.
Les deux annoncent par ailleurs 95 % de couverture DCI-P3, 300 nits en dynamique standard et une profondeur de 8 bits. Aucun des deux n'est un écran de création : avec 1 000:1 ou 1 300:1 et 8 bits, le travail couleur sérieux reste hors de portée, quelle que soit la définition affichée.
Le socle commun : ergonomie, HDMI 2.1 et FreeSync Premium
Réglage en hauteur, pivot portrait, fixation VESA 100 × 100 millimètres, une sortie DisplayPort 1.4, deux entrées HDMI 2.1, FreeSync Premium et compatibilité G-Sync : sur toutes ces lignes les deux fiches sont superposables, et les deux obtiennent 9,0 sur 10 en ergonomie contre une moyenne de catégorie de 6,3.
Les pieds sont même d'une profondeur quasi identique, 215,41 millimètres pour l'Asus et 214 pour le Lenovo. Le poids diffère un peu plus, 5,81 kilogrammes contre 6,21, sans conséquence pratique une fois l'écran posé et réglé.
Une seule différence d'équipement mérite d'être notée : l'Asus intègre des haut-parleurs, le Lenovo n'en a pas. Pour une visioconférence improvisée ou une vidéo lancée au débotté, c'est l'Asus qui vous évite de courir après un casque.
Verdict : l'Asus pour la compétition, le Lenovo pour le reste
Jeu compétitif exclusif, titres de tir où chaque image compte, carte graphique haut de gamme déjà en place : l'Asus VG27AQML5A. Ses 300 Hz, sa plage de 48 à 300 Hz, sa milliseconde de temps de réponse et ses 8,1 sur 10 en jeu dominent ce duel, et ses haut-parleurs sont un bonus.
Travail la journée, jeu le soir, écran unique pour tout faire : le Lenovo 27U-10. Ses 163 points par pouce transforment la lecture et la retouche légère, son mode double résolution lui garde une vraie nervosité, et ses trois ans de garantie dépassent ceux de l'Asus, pour un euro quinze de moins.
Troisième cas : la couleur est votre métier. Alors ni l'un ni l'autre, parce que 1 000:1 et 1 300:1 de contraste avec 8 bits de profondeur ne suffisent pas. Le LG 27UP650K-W, relevé à 249,99 €, obtient 7,2 sur 10 et 9,2 sur 10 en colorimétrie, avec 10 bits et une calibration d'usine. Il plafonne à 60 Hz : à vous de dire si vous jouez ou si vous travaillez.