Mémoire soudée contre mémoire extensible : 8 Go définitifs ou 8 Go de départ
L'Asus annonce une mémoire soudée, l'Acer une mémoire non soudée. Les deux partent de 8 Go, ce qui est insuffisant pour un usage mixte en 2026, mais seul l'Acer laisse la possibilité d'y remédier. Une barrette de 8 Go supplémentaire coûte une quarantaine d'euros et se pose en dix minutes.
Une fois cette barrette posée, l'Acer dispose de 16 Go, là où l'Asus reste définitivement bloqué à 8 Go. Doubler la ressource la plus limitante de la machine pour le prix d'un plein d'essence, cela ne ressemble pas vraiment à un arbitrage.
L'Acer utilise de la DDR4, l'Asus de la LPDDR5. La mémoire de l'Asus est donc techniquement plus moderne et plus économe en énergie, mais elle est enfermée. Entre une mémoire meilleure et plafonnée et une mémoire plus ancienne et ouverte, le choix dépend uniquement de la durée pendant laquelle vous garderez la machine.
7,3 contre 5,0 en performances : dix cœurs ne suffisent pas
L'Acer AG15-72P-5240 annonce un Intel Core 5 120U à dix cœurs, l'Asus Vivobook Go 15 E1504FA-AS52 un AMD Ryzen 5 7520U à quatre cœurs. Le barème donne pourtant 7,3 sur 10 en performances à l'Asus et 5,0 sur 10 à l'Acer, la moyenne de la catégorie étant de 6,8 sur ce critère.
Avec 8 Go de chaque côté, l'écart vient de la mémoire elle-même : la LPDDR5 de l'Asus est nettement plus rapide que la DDR4 de l'Acer, et sur une machine aussi serrée, le débit mémoire compte autant que le nombre de cœurs. C'est l'argument qui joue contre l'extensibilité de l'Acer, et il est sérieux.
Aucune des deux n'a de carte graphique dédiée : l'Asus se repose sur un circuit AMD Radeon 610M, et l'Acer ne publie même pas son circuit intégré. Les deux sont donc des machines de bureautique, et rien d'autre, quel que soit le nombre de cœurs annoncé.
60,74 € d'écart : ce que l'Acer facture en plus
L'Asus coûte 655,55 €, l'Acer 716,29 €, soit 60,74 € d'écart. Les notes de rapport qualité-prix sont presque identiques, 6,6 sur 10 pour l'Asus et 6,7 pour l'Acer, quand la moyenne de la catégorie se situe à 6,6 sur ce critère. Les deux sont donc dans la norme de leur segment.
Ce que l'Acer apporte pour ces soixante euros est une liste étonnamment longue : la mémoire extensible, 53 Wh de batterie contre 42, 1,53 kg contre 1,63, un port réseau filaire, une sortie HDMI 2.1 contre 1.4, le Wi-Fi 6 contre le Wi-Fi 5 et une webcam 1080p contre 720p.
Ce qu'il retire : les performances, un port USB-C, le clavier rétroéclairé qui n'est de toute façon annoncé par aucun des deux, et l'indice de réparabilité, qui tombe de 7,9 pour l'Asus à 6,9 pour l'Acer. Il faut aussi noter que l'Acer annonce la charge par USB-C sans publier le moindre port USB-C, ce qui rend l'information inexploitable.
Wi-Fi 6 et HDMI 2.1 contre Wi-Fi 5 et HDMI 1.4 : la fiche de l'Acer est plus jeune
L'Acer annonce le Wi-Fi 6 et une sortie HDMI 2.1. L'Asus se contente du Wi-Fi 5 et d'un HDMI 1.4. Ces deux lignes datent la plateforme de l'Asus d'une génération complète, et elles se payent concrètement : un HDMI 1.4 limite ce qu'un écran externe peut afficher, et le Wi-Fi 5 sature plus vite dans un immeuble chargé.
L'Acer ajoute un port réseau filaire que l'Asus n'a pas, ce qui donne deux voies de connexion au lieu d'une. Pour un poste de travail posé à côté d'une box, c'est la solution la plus simple et la plus stable, et elle contourne complètement la question du Wi-Fi.
En connectique, l'Asus obtient 4,4 sur 10, quand la moyenne de la catégorie est de 6,6 sur ce critère. L'Acer n'est pas noté sur ce critère faute de données suffisantes : il déclare deux ports USB-A sans publier aucun port USB-C, et annonce malgré tout la charge par USB-C. Cette contradiction empêche toute évaluation sérieuse, et nous préférons le dire.
Dalle TN à 250 et 220 nits : le défaut qu'ils partagent
Les deux machines reposent sur une dalle TN, la technologie la moins favorable aux angles de vision et à la fidélité des couleurs. L'Asus l'annonce à 250 nits, l'Acer à 220 nits. Autrement dit, deux écrans qu'il faut regarder de face, à distance fixe, dans une pièce qui n'est pas inondée de lumière.
Le barème sanctionne les deux : 5,6 sur 10 en écran pour l'Asus Vivobook Go 15 E1504FA-AS52, 5,4 sur 10 pour l'Acer AG15-72P-5240, quand la moyenne de la catégorie s'établit à 6,3 sur ce critère. L'Acer sauve un point en annonçant un revêtement mat antireflet, que l'Asus ne publie pas.
Les deux partagent par ailleurs 15,6 pouces en 1920 x 1080 au format 16:9, 60 Hz, aucun écran tactile, 512 Go de stockage, un pavé numérique, une prise casque, Windows 11, un châssis annoncé à 17,9 millimètres et aucun clavier rétroéclairé annoncé. La liste des points communs est longue, et elle décrit deux machines de bureau.
Verdict par profil
Prenez l'Acer AG15-72P-5240 si vous gardez vos machines longtemps. La mémoire extensible est l'argument décisif, et il vient accompagné de 53 Wh de batterie pour 7,6 sur 10 en autonomie contre 5,7 à l'Asus, d'un port réseau filaire, du Wi-Fi 6 et d'une webcam 1080p. Comptez une quarantaine d'euros pour la barrette à ajouter.
Prenez l'Asus Vivobook Go 15 E1504FA-AS52 si la machine doit être rapide tout de suite et si vous ne comptez pas l'ouvrir. Ses 7,3 sur 10 en performances contre 5,0, son indice de réparabilité de 7,9 contre 6,9 et son unique port USB-C sont de vrais arguments, pour 60,74 € de moins.
Ni l'un ni l'autre si vous pouvez attendre un peu ou ajouter quarante euros. L'Asus Vivobook Go 15 E1504FA-AS33, affiché 571,12 €, obtient 6,5 sur 10 et 7,1 sur 10 en rapport qualité-prix, soit mieux que les deux machines de ce duel, pour 84,43 € de moins que l'Asus présenté ici.