Dolby Vision contre HDR10+ seul : la ligne que votre bibliothèque tranche
Les deux téléviseurs lisent le HDR10, le HDR10+ et le HLG. Un seul lit en plus le Dolby Vision : le Hisense 65U7SE, qui pousse même la mention jusqu'au mode jeu. Le Samsung 65QN80H s'en tient au HDR10+, choix constant de la marque depuis plusieurs générations, et qui ne changera pas par mise à jour.
Les deux formats poursuivent le même but par deux chemins propriétaires : transmettre des métadonnées scène par scène pour que le téléviseur ajuste luminosité et contraste au fil du film, plutôt qu'une seule fois pour tout le programme. Un contenu Dolby Vision affiché sur le Samsung sera lu en HDR10 statique, correctement mais sans cet ajustement.
Concrètement, la méthode de décision est la suivante : repérez les deux ou trois plateformes où vous passez le plus de temps, puis regardez dans quel format elles encodent leurs productions phares. Si le Dolby Vision y domine, le Hisense est le seul des deux à en tirer parti, et il demande 394,18 € de moins.
7 ms annoncés contre une compatibilité PS5 écrite noir sur blanc
Sur le jeu vidéo, un dixième de point les sépare, 8,8 sur 10 pour le Samsung 65QN80H contre 8,7 pour le Hisense 65U7SE, et ce dixième ne se joue pas là où on l'imagine. Les deux dalles tournent nativement à 144 Hz, les deux offrent quatre HDMI 2.1, le VRR et l'ALLM.
Les deux constructeurs documentent simplement leur mode jeu différemment. Hisense publie deux mesures, 7 ms d'input lag annoncé et 6 ms de temps de réponse gris à gris, que la fiche Samsung ne donne pas. Samsung publie à l'inverse deux certitudes de compatibilité, 4K à 120 images par seconde confirmées sur PS5 et sur Xbox Series, plus une bande passante HDMI de 48 Gbit/s.
Deux façons de rassurer, aucune supériorité technique démontrée. Le piège serait de conclure que le Samsung est mieux adapté aux consoles parce qu'il les nomme : les quatre ports HDMI 2.1 du Hisense impliquent la même capacité, et sa fréquence native identique produit le même résultat à l'écran.
394,18 € d'écart : 7,6 contre 7,1 sur 10 de rapport qualité-prix
Cinq dixièmes de point séparent les notes de rapport qualité-prix, 7,6 sur 10 pour le Hisense 65U7SE et 7,1 pour le Samsung 65QN80H. C'est le plus large écart que les deux fiches affichent sur un même critère, et il traduit une réalité simple : à caractéristiques d'image comparables, le Samsung demande près de quatre cents euros de plus.
Trois cent quatre-vingt-quatorze euros et dix-huit centimes, c'est l'ordre de grandeur d'une barre de son avec caisson sans fil, ou de deux années d'abonnements cumulés. Le Samsung ne met en face ni une dalle supérieure, les deux sont en Mini-LED à gradation locale intégrale, ni plus de ports, ni une fréquence native plus élevée.
Il met en face sa plateforme et son écosystème : AirPlay 2 pour diffuser depuis un iPhone sans application tierce, un processeur nommé NQ4 AI Gen2, et un suivi logiciel annoncé sur sept ans. Le Hisense répond par le Dolby Vision, 40 W de son déclarés et une consommation annoncée de 64 kWh pour mille heures en SDR.
8,9 sur 10 de Smart TV, et le prix de cette tranquillité
Le Samsung 65QN80H obtient 8,9 sur 10 sur la partie logicielle, et c'est son argument le plus solide. Cette note récompense l'interface One UI sur base Tizen, un catalogue d'applications sans trou notable, et l'engagement de mises à jour sur sept années que la fiche affiche explicitement.
Le Hisense 65U7SE tourne sous HomeOS, sa plateforme maison. Les grands services de streaming y sont présents, et l'expérience quotidienne d'un foyer qui regarde deux ou trois applications ne sera pas différente. Le risque se situe aux marges : une chaîne régionale, une plateforme sportive confidentielle, un client réseau pour une bibliothèque de films stockée à la maison.
La règle de prudence tient en une phrase : nommez l'application dont vous ne pouvez pas vous passer, et vérifiez sa présence sur la plateforme avant de commander. Aucune mise à jour ne crée une application qu'un éditeur n'a pas publiée, et c'est la seule ligne de ce comparatif qu'un accessoire ne corrige qu'en ajoutant une télécommande de plus.
Mini-LED, 144 Hz natifs, 7,8 sur 10 de connectique : le socle commun
La liste de ce qu'ils partagent est longue et rend ce duel serré : dalle Mini-LED à gradation locale intégrale de type VA, 3840 x 2160 pixels, fréquence native de 144 Hz, quatre HDMI dont quatre en 2.1, eARC, FreeSync Premium Pro, HDR10, HDR10+, HLG, Dolby Atmos, Wi-Fi 5, tuners DVB-T2 HEVC, câble et satellite.
Ils partagent aussi une limite, et c'est la même note : 7,8 sur 10 de connectique pour l'un comme pour l'autre. L'absence de Wi-Fi 6 des deux côtés se remarque surtout si votre box est éloignée du salon et que vous diffusez de la 4K ; un câble Ethernet règle la question pour les deux au même prix.
Un point d'information asymétrique mérite d'être signalé : la fiche du Samsung 65QN80H ne publie ni puissance sonore ni configuration de haut-parleurs, là où le Hisense déclare 40 W en 2.1 et obtient 9,1 sur 10 de son intégré. Nous ne concluons pas que le Samsung sonne mal, nous constatons qu'il ne permet pas de le vérifier avant achat.
Verdict : pour qui le Hisense 65U7SE, pour qui le Samsung 65QN80H
Prenez le Hisense 65U7SE à 729,99 € si votre bibliothèque est en Dolby Vision, si vous voulez une puissance sonore annoncée avant d'acheter, ou si 394,18 € d'écart représentent pour vous une barre de son plutôt qu'un supplément de marque. Son 7,6 sur 10 de rapport qualité-prix contre 7,1 résume la situation.
Prenez le Samsung 65QN80H à 1 124,17 € si vous vivez dans un foyer équipé en iPhone et utilisez AirPlay 2 quotidiennement, ou si vous voulez un engagement logiciel écrit sur sept ans sur un appareil que vous garderez une décennie. Ses 8,9 sur 10 sur la Smart TV sont ce qui justifie le supplément.
Ni l'un ni l'autre si le budget est le premier critère : le TCL 65Q6C, noté 8,4 sur 10 et affiché 649 €, apporte le Dolby Vision, Google TV, 40 W de son déclarés et une dalle nativement à 144 Hz. Il repose sur deux pieds écartés et réclame donc environ 1,45 mètre de meuble, ce qui est son seul vrai défaut face à ces deux-là.