Google TV contre HomeOS : la seule ligne qu'on ne change pas après l'achat
Un téléviseur se démode rarement par sa dalle, souvent par son logiciel. Le TCL 65T8D tourne sous Google TV, dont le catalogue d'applications est l'un des plus fournis du marché, et dont l'interface est celle d'un téléphone Android, avec la diffusion depuis un mobile intégrée d'office. Le Hisense 65U7SE tourne sous HomeOS, développé par le constructeur.
Les grands services de streaming sont présents sur les deux plateformes, ce point n'est pas à craindre. L'incertitude porte sur le reste : une chaîne régionale, une plateforme sportive spécialisée, un lecteur réseau pour votre collection de films, une application de domotique. Sur un système propriétaire, si l'éditeur n'a pas publié son application, personne ne la publiera à sa place.
Il existe une parade universelle, et elle coûte le prix d'un boîtier externe branché en HDMI, qui apporte sa propre plateforme et laisse le téléviseur jouer les écrans. Reste que payer un accessoire pour contourner le logiciel d'un téléviseur neuf est une dépense qu'il vaut mieux anticiper que découvrir.
8,7 sur 10 de gaming pour les deux : les mêmes cases cochées
Égalité parfaite sur le jeu vidéo, et elle n'est pas le fruit d'un arrondi. Mode 4K à 144 Hz, dalle nativement à 144 Hz, VRR, ALLM, certification AMD FreeSync Premium Pro, quatre ports HDMI 2.1 sur quatre entrées. Rien ne distingue les deux fiches sur ce terrain, et les deux laissent de la marge au-dessus des 120 Hz d'une console.
Le tableau comparatif peut néanmoins laisser croire à un avantage Hisense, parce que sa fiche affiche 7 ms d'input lag et 6 ms de temps de réponse gris à gris, deux cases que le TCL 65T8D laisse vides. Une case vide n'est pas une mauvaise valeur, c'est une valeur non communiquée, et nous ne la remplaçons pas par une estimation.
Symétriquement, le TCL annonce une interpolation de mouvement à 120 Hz que la fiche Hisense ne mentionne pas. C'est une fonction qu'on apprécie sur un match de football en définition réduite et qu'on désactive pour jouer, parce qu'elle ajoute de la latence. Deux informations, deux absences, aucun vainqueur.
80,99 € de plus pour le Hisense : 7,7 contre 7,6 sur 10 sur le prix
Notre barème donne 7,7 sur 10 de rapport qualité-prix au TCL 65T8D à 649 € et 7,6 au Hisense 65U7SE à 729,99 €. Un dixième de point d'écart pour quatre-vingts euros et quatre-vingt-dix-neuf centimes : les deux sont également bien positionnés, et ce critère ne tranchera pas à votre place.
Le détail de ce que paient ces 80,99 € d'écart est court et vérifiable : dix watts de puissance sonore, un socle à pied central au lieu de deux pieds écartés, une consommation annoncée de 64 kWh pour mille heures en SDR contre 70 kWh, et deux chiffres de réactivité publiés. Un dixième de note globale également, 8,4 contre 8,3.
Ce que ces 80,99 € d'écart ne paient pas : aucune amélioration de la dalle, de la définition, de la fréquence native, du nombre de ports ni des formats HDR. Les deux cochent Dolby Vision et HDR10+, ce qui est loin d'être la règle sur le marché, où la plupart des modèles n'en portent qu'un seul.
40 W contre 30 W : 9,1 contre 8,6 sur 10 de son intégré
Deuxième écart réel après le logiciel. Le Hisense 65U7SE déclare 40 W, le TCL 65T8D 30 W, dans la même configuration 2.1 avec caisson dédié et avec prise en charge du Dolby Atmos de part et d'autre. Un demi-point de note en découle, 9,1 sur 10 contre 8,6, et c'est la meilleure note du Hisense sur l'ensemble de ses critères.
Sur une diagonale de 65 pouces installée dans un salon, dix watts se traduisent surtout par de la réserve : un volume utilisable sans saturer dans une grande pièce, et des dialogues qui restent au premier plan quand la musique monte. Ce n'est pas une révolution, c'est un confort quotidien.
Comme souvent, une barre de son branchée sur l'eARC annule l'écart en une minute. L'arbitrage se résume donc à une question d'ordre : si l'audio externe est prévu dans les six mois, les 30 W du TCL suffisent largement en attendant et vous gardez 80,99 €.
165 centimètres de diagonale, et deux socles opposés
Les deux fiches annoncent la même diagonale de 165 centimètres et la même consommation de principe d'un 65 pouces Mini-LED, mais elles ne se posent pas de la même façon. Le Hisense 65U7SE utilise un pied central, dont l'emprise se limite à une trentaine de centimètres : une console étroite ou un buffet peu profond suffisent.
Le TCL 65T8D repose sur deux pieds écartés placés près des bords de la dalle, ce qui impose une surface d'appui d'environ 1,45 mètre, soit la largeur de l'écran. C'est la vérification à faire au mètre ruban avant de commander, parce qu'elle ne se corrige qu'en changeant de meuble ou en passant au mur.
Le reste de leur socle commun ne demande aucune décision : eARC, tuners DVB-T2 HEVC, câble et satellite, Wi-Fi 5 des deux côtés, et la même note de connectique à 7,8 sur 10. Ni l'un ni l'autre n'embarque de Wi-Fi 6, donc préférez l'Ethernet si votre box est éloignée.
Verdict : pour qui le Hisense 65U7SE, pour qui le TCL 65T8D
Prenez le Hisense 65U7SE à 729,99 € si le téléviseur doit sonner seul et se poser sur un meuble plus étroit que lui. Ses 40 W et ses 9,1 sur 10 de son intégré, plus son pied central, répondent à ces deux contraintes, et ses chiffres de réactivité publiés rassurent avant l'achat.
Prenez le TCL 65T8D à 649 € si vous voulez Google TV sans discussion et un catalogue d'applications sans angle mort, ou si une barre de son est déjà en place. Vous gardez 80,99 €, vous conservez la même dalle, la même fréquence native et la même note de gaming à 8,7 sur 10.
Ni l'un ni l'autre si vous voulez les deux avantages, Google TV et 40 W de son : dans ce cas, le TCL 65Q6C est affiché 649 €, comme le 65T8D, et noté 8,4 sur 10. Il déclare 40 W en 2.1 et 9,1 sur 10 de son intégré, mais il repose lui aussi sur deux pieds écartés, donc la contrainte de meuble subsiste.