Soixante-cinq watts par un câble : ce que le Lenovo ne fait pas
Le Dell S2725DC dispose d'une entrée USB-C qui transporte la vidéo et délivre 65 watts d'alimentation, plus un concentrateur de deux ports USB. Un ordinateur portable se branche, se recharge et retrouve son clavier et sa souris d'un seul geste, le matin comme le soir.
Le Lenovo 27U-10 n'a pas d'entrée USB-C vidéo. Il faut donc un câble DisplayPort ou HDMI, plus le chargeur du portable, plus un concentrateur si vous voulez des périphériques : trois câbles au lieu d'un, et une manipulation quotidienne si la machine repart le soir.
Le barème chiffre cet avantage : 7,7 sur 10 en connectique et station d'accueil pour le Dell, quand la moyenne de la catégorie sur ce critère atteint 8,0. La fiche du Lenovo ne porte aucune note sur ce critère, faute d'équipement à évaluer.
3 840 contre 2 560 points de large, et 7,3 contre 6,4 en image
Le Lenovo 27U-10 affiche 3 840 × 2 160 pixels sur 27 pouces, soit 163 points par pouce et 8,3 millions de points. Le Dell S2725DC en reste à 2 560 × 1 440, soit 109 points par pouce et 3,7 millions de points. Sur le papier, le Lenovo écrase la ligne définition.
Et pourtant le Dell obtient une note d'image supérieure : 7,3 sur 10 contre 6,4, quand la moyenne de la catégorie est justement à 6,4. L'explication tient en deux valeurs, 1 500:1 de contraste natif contre 1 000:1, et 350 nits contre 300. Le barème valorise aussi ce qui se passe entre les pixels, pas seulement leur nombre.
C'est le point où le tableau induit le plus en erreur. Pour lire du texte, retoucher une photo ou afficher deux fenêtres côte à côte, les 163 points par pouce du Lenovo restent décisifs. Pour regarder un film dans une pièce sombre, le contraste du Dell reprend la main. Deux questions, deux réponses.
Deux euros quarante : le vrai coût est ailleurs
276,39 € pour le Lenovo 27U-10, 273,99 € pour le Dell S2725DC. Une pièce de deux euros de différence, et un rapport qualité-prix qui penche vers le Lenovo : 7,0 sur 10 contre 6,5, pour une moyenne de catégorie de 7,0.
Le coût caché se trouve du côté du Lenovo. Si vous travaillez sur un portable, il faudra lui adjoindre une station d'accueil USB-C, c'est-à-dire un accessoire qui coûte une bonne part du prix de l'écran. À ce moment-là, le Dell devient non seulement moins cher, mais aussi plus simple.
Si votre machine est un ordinateur fixe, le raisonnement s'inverse complètement. L'USB-C du Dell ne sert alors à rien, ses 65 watts d'alimentation n'ont aucun usage, et vous payez pour un équipement que vous n'utiliserez jamais.
160 Hz contre 144 Hz : l'écart réel tient en 8 millisecondes
Les fréquences sont proches, 160 Hz natifs pour le Lenovo contre 144 Hz pour le Dell, et ce n'est pas là que le jeu se décide. Le temps de réponse, en revanche, est de 3 millisecondes pour le Lenovo et de 8 millisecondes pour le Dell.
Huit millisecondes, c'est lent : la dalle n'a pas fini de changer d'état que l'image suivante arrive déjà. Les notes de jeu traduisent l'écart, 7,2 sur 10 pour le Lenovo contre 5,3 pour le Dell, avec une moyenne de catégorie à 6,2. Le Dell passe sous cette moyenne, le Lenovo la dépasse d'un point.
Deux lignes complètent le tableau. Le Lenovo annonce FreeSync Premium et la compatibilité G-Sync, le Dell se contente de FreeSync en version standard. Et le mode double résolution du Lenovo lui permet d'échanger de la définition contre de la fréquence, option que le Dell ne propose pas.
Pieds réglables, trois ans de garantie, une entrée HDMI en moins
Les deux se règlent en hauteur et pivotent en portrait, soit 9,0 sur 10 en ergonomie contre une moyenne de catégorie de 6,3, avec une fixation VESA 100 × 100 millimètres et une sortie DisplayPort 1.4 chacun. Trois ans de garantie de part et d'autre également.
Côté HDMI, le Dell ne propose qu'une entrée, en version 2.1, quand le Lenovo en aligne deux. Pour qui branche une console en plus de son ordinateur, c'est une limite concrète : il faudra débrancher à chaque fois, ou passer par un commutateur.
Le Dell intègre en revanche des haut-parleurs, absents du Lenovo, et publie 99 % de couverture sRGB sans donner sa couverture DCI-P3 ni sa profondeur de couleur. Le Lenovo annonce 95 % de DCI-P3 et 8 bits : plus bavard, mais pas écran de création pour autant avec 1 000:1 de contraste.
Verdict : le Dell pour un portable, le Lenovo pour un fixe
Ordinateur portable, bureau partagé, allers-retours entre le bureau et la maison, visioconférences : le Dell S2725DC. Son entrée USB-C avec 65 watts d'alimentation, son concentrateur de deux ports USB et ses haut-parleurs intégrés simplifient réellement la journée, pour deux euros quarante de moins.
Poste fixe, lecture de texte, photo, deux fenêtres côte à côte et jeu le soir : le Lenovo 27U-10. Ses 163 points par pouce et ses 160 Hz avec mode double résolution lui donnent 7,2 sur 10 en jeu contre 5,3, et vous n'aurez de toute façon aucun usage de l'USB-C.
Si vous voulez les deux, la 4K et l'USB-C alimenté, aucun des deux ne suffit. Le Dell S2725QC, relevé à 322,54 €, obtient 6,8 sur 10 avec une dalle 4K à 120 Hz et une entrée USB-C de 65 watts, soit 48,55 € de plus que le S2725DC. Et pour qui accepte un format très large, le MSI MODERN MD342CQPW, à 259,99 €, obtient 7,3 sur 10 et 9,1 sur 10 en connectique avec 98 watts annoncés.