DisplayHDR 400 et 350 nits contre 300 nits sans certification
Le Lenovo R27I-30 annonce 350 nits en dynamique standard, un pic de 400 nits en haute dynamique et la certification DisplayHDR 400. Le LG 27GS75Q-B annonce 300 nits et aucune certification. Cinquante nits en continu, cela correspond à peu près à un store à moitié ouvert.
Le barème le traduit sur le critère des fonctionnalités : 5,8 sur 10 pour le Lenovo contre 4,0 pour le LG, la moyenne de la catégorie étant à 4,5. C'est l'écart de notes le plus large de ce duel, et il ne porte pas du tout sur la dalle.
Soyons honnêtes sur ce que vaut une certification DisplayHDR 400 : avec 1 000:1 de contraste natif des deux côtés, aucun des deux n'affiche de haute dynamique digne du nom. L'avantage réel du Lenovo n'est donc pas le HDR, c'est la lisibilité en plein jour face à une fenêtre.
2 560 contre 1 920 points de large, et 6,6 contre 6,8 en image
Le LG 27GS75Q-B affiche 2 560 × 1 440 pixels, soit 109 points par pouce ; le Lenovo R27I-30 s'arrête à 1 920 × 1 080, soit 82. Sur le papier la cause est entendue, et la note de qualité d'image devrait suivre mécaniquement.
Elle ne suit pas : 6,8 sur 10 pour le Lenovo contre 6,6 pour le LG, pour une moyenne de catégorie de 6,4. L'explication est informationnelle autant que technique. Le constructeur du LG ne publie ni la couverture DCI-P3, ni la profondeur de couleur, ni le revêtement de dalle, trois lignes que le Lenovo renseigne à 90 % de DCI-P3, 8 bits et traitement mat antireflet.
C'est exactement là que le tableau comparatif peut tromper. Le LG affiche davantage de pixels et obtient pourtant la note d'image la plus basse du duel : il n'en affiche pas moins bien, il en dit moins. Si vous travaillez sur du texte toute la journée, ses 109 points par pouce restent l'argument qui compte vraiment.
Deux euros vingt-deux d'écart : le prix est hors sujet
199,99 € pour le Lenovo R27I-30, 202,21 € pour le LG 27GS75Q-B. Le prix d'un café de différence, et un rapport qualité-prix presque identique : 7,2 sur 10 pour le Lenovo, 7,0 pour le LG, quand la moyenne de la catégorie se situe justement à 7,0.
Aucun des deux ne demande de supplément pour son pied, puisque les deux se règlent en hauteur et pivotent en portrait. C'est assez rare dans cette tranche pour être signalé : il n'y a pas de bras articulé à ajouter au budget, d'un côté comme de l'autre.
Tout le raisonnement doit donc porter sur l'usage. Et comme les deux notes globales se tiennent dans un dixième, 7,1 sur 10 contre 7,0, il faut descendre dans les notes par critère pour trouver une raison solide de préférer l'un à l'autre.
Trois lignes que la fiche du LG ne renseigne pas
La couverture DCI-P3, la profondeur de couleur et le revêtement de la dalle : trois caractéristiques que le constructeur du LG 27GS75Q-B ne publie pas. Le Lenovo R27I-30 les renseigne toutes les trois, à 90 % de DCI-P3, 8 bits et traitement mat antireflet.
Ces absences ont un coût direct dans le barème, et c'est en grande partie pourquoi le LG plafonne à 4,0 sur 10 en fonctionnalités. Elles ont aussi un coût pour l'acheteur : impossible de savoir si cet écran conviendra à un travail couleur, ni s'il renverra le reflet de la fenêtre située derrière vous.
Le Lenovo ajoute deux entrées HDMI en version 2.1, contre deux HDMI 2.0 pour le LG, et des haut-parleurs intégrés que le LG n'a pas. Le LG répond avec la compatibilité G-Sync, absente de la fiche du Lenovo, et 1 milliseconde de temps de réponse contre 3.
9,0 sur 10 en ergonomie des deux côtés : le socle commun
Réglage en hauteur, pivot portrait, fixation VESA 100 × 100 millimètres, une sortie DisplayPort 1.4 : les deux fiches se superposent, et les deux obtiennent 9,0 sur 10 en ergonomie quand la moyenne de la catégorie se situe à 6,3. Sur ce terrain, personne ne marque de point.
Autres lignes identiques : 1 000:1 de contraste natif, 99 % de couverture sRGB, deux ans de garantie. Ce contraste commun est aussi leur limite commune : dans une pièce sombre, les noirs restent gris, et cela vaut pour les deux sans exception.
Le poids diffère nettement, 6,81 kilogrammes pour le Lenovo contre 6,01 pour le LG. La fiche du Lenovo ne publie pas la profondeur de son pied, celle du LG annonce 253,7 millimètres : si votre bureau est peu profond, c'est une inconnue à lever avant de commander.
Verdict : le Lenovo pour la lumière, le LG pour les pixels
Pièce très lumineuse, écran face à une fenêtre, besoin de son intégré, console branchée en HDMI 2.1 : le Lenovo R27I-30. Ses 350 nits, sa certification DisplayHDR 400 et ses haut-parleurs répondent à des contraintes que le LG ignore, et il coûte deux euros vingt-deux de moins.
Texte, code, tableurs, et jeu rapide malgré tout : le LG 27GS75Q-B. Ses 109 points par pouce changent la lecture quotidienne, ses 200 Hz natifs et sa milliseconde de temps de réponse lui donnent 7,3 sur 10 en jeu contre 6,9, et la compatibilité G-Sync vient en prime.
Il existe pourtant un cas où aucun des deux ne se justifie, et il est un peu gênant : l'Asus VG27AQL5A, relevé à 189,29 €, obtient 7,8 sur 10 avec du 1 440p à 210 Hz, un pied réglable et 7,7 sur 10 en qualité d'image. Il coûte moins cher que les deux écrans de ce duel pour une note supérieure. À moins de tenir absolument aux 350 nits du Lenovo, commencez par là.