Dolby Vision, HDR10+ et Atmos contre HDR10 seul : la ligne qui décide
Le Hisense 43E7Q déclare les quatre formats de haute dynamique, HDR10, HDR10+, HLG et Dolby Vision, plus le Dolby Atmos côté audio. Le LG 43QNED81B déclare HDR10 et HLG, et sa fiche indique explicitement l'absence de Dolby Vision, l'absence de HDR10+ et l'absence de Dolby Atmos.
Ce n'est pas un détail de catalogue. Netflix, Disney+ et Apple TV diffusent massivement en Dolby Vision, Prime Video beaucoup en HDR10+. Sans ces formats, le téléviseur reçoit la piste HDR10 statique, qui applique un réglage unique pour tout le film au lieu de l'ajuster scène par scène.
L'ironie est que le LG aurait les moyens d'en profiter : sa fiche annonce une couverture de 100 % de l'espace DCI-P3, ce qui est la condition matérielle pour afficher une image à large gamut. La capacité est là, les formats qui savent la piloter n'y sont pas.
Trois entrées HDMI 2.1 contre zéro : la réponse du LG
Le LG 43QNED81B annonce trois entrées HDMI dont trois en version 2.1. Le Hisense 43E7Q annonce trois entrées HDMI dont zéro en version 2.1, avec une liaison limitée à 18 Gbps. Notre note de connectique sanctionne l'écart : 7,6 sur 10 pour le LG contre 6,4 sur 10 pour le Hisense, pour une moyenne de catégorie de 7,0 sur 10.
Il faut cependant lire cette ligne avec prudence, et c'est exactement le genre d'endroit où un tableau comparatif trompe. La dalle du LG rafraîchit nativement à 60 Hz et son signal plafonne à 4K et 60 images par seconde : ses trois ports rapides ne serviront jamais à afficher 120 images par seconde.
Ce qu'ils apportent réellement, c'est de la marge de bande passante, utile pour un PC branché en 4K avec une colorimétrie complète, pour le VRR, et pour un retour audio amélioré sans arbitrage. Le Hisense, lui, affiche 120 Hz en fréquence maximale alors que sa dalle est à 50 Hz natifs : du traitement, pas de la dalle.
453 € contre 457,62 € : 4,62 € d'écart et deux dalles différentes
Le LG 43QNED81B déclare un rétroéclairage Mini-LED avec gradation par zones réparties sur la dalle. Le Hisense 43E7Q déclare une dalle QLED, donc une couche de points quantiques, également avec gradation par zones. Sur un 43 pouces vendu moins de cinq cents euros, les deux fiches sont étonnamment bien dotées sur ce point.
La luminosité, en revanche, fait mal au Hisense : sa fiche publie 275 nits de pic. C'est bas, et cela le cantonne à une chambre ou à un bureau que l'on peut ombrager. Le LG ne publie aucune valeur de luminosité, ce qui empêche de comparer, mais un Mini-LED à zones part structurellement plus haut qu'un rétroéclairage classique.
Nos notes de rapport qualité-prix penchent légèrement vers le Hisense, 7,3 sur 10 contre 7,2 sur 10 au LG, les deux au-dessus de la moyenne de catégorie de 7,0 sur 10. À ce prix et à cette diagonale, les deux sont donc des achats raisonnables.
Quatorze watts contre vingt : 7,0 contre 4,9 en son intégré
Voilà une inversion qui mérite une explication : le Hisense 43E7Q annonce quatorze watts, le LG 43QNED81B en annonce vingt, et c'est pourtant le Hisense qui obtient la meilleure note de son intégré, 7,0 sur 10 contre 4,9 sur 10.
La raison est le Dolby Atmos, déclaré par le Hisense et absent du LG. Notre barème valorise le décodage des formats audio autant que la puissance brute, parce qu'un flux Atmos mal décodé est un flux perdu. Six watts de moins, mais un format en plus : le barème tranche en faveur du second.
Dans l'absolu, les deux restent faibles. La moyenne de catégorie en son intégré s'établit à 7,7 sur 10, et aucun des deux ne l'atteint. Sur un 43 pouces de chambre ou de bureau, un casque ou une petite barre réglera la question sans ruiner le budget.
Gradation par zones, 4K et 43 pouces : le socle commun aux deux
Les deux appareils partagent un socle solide pour la diagonale : définition 4K en 3 840 x 2 160 pixels, gradation du rétroéclairage par zones réparties sur la dalle, HDR10 et HLG, VRR, ALLM, retour audio amélioré, AirPlay 2, triple tuner satellite, câble et TNT.
Ils partagent aussi une dalle lente : 60 Hz natifs pour le LG, 50 Hz pour le Hisense, et un plafond d'entrée à 4K et 60 images par seconde dans les deux cas. Nos notes de jeu vidéo, 7,0 sur 10 et 6,7 sur 10, restent sous la moyenne de catégorie de 7,4 sur 10.
Et ils partagent une légèreté appréciable : 7,31 kg sans pied pour le LG 43QNED81B, 6,81 kg pour le Hisense 43E7Q. Sur un bras articulé ou un support mural de chambre, c'est une bonne nouvelle, et le LG déclare une fixation VESA 200 x 200 mm.
Verdict : pour qui le Hisense 43E7Q, pour qui le LG 43QNED81B
Prenez le Hisense 43E7Q si ce téléviseur sert à regarder des films et des séries en streaming, ce qui est le cas de la grande majorité des 43 pouces achetés aujourd'hui. Dolby Vision, HDR10+ et Dolby Atmos sont trois lignes que le LG n'a pas, et elles comptent à chaque soirée. Acceptez en revanche ses 275 nits de pic et une pièce qu'il faudra ombrager.
Prenez le LG 43QNED81B si l'appareil sert d'écran à tout faire : un PC, une console d'ancienne génération, un bureau. Ses trois entrées HDMI 2.1, sa connectique notée 7,6 sur 10, sa couverture de 100 % du DCI-P3 et webOS en version 26 en font un écran polyvalent, à condition de brancher le son ailleurs vu ses 4,9 sur 10 en son intégré.
Et si ni l'un ni l'autre : le Philips 43PQS9001 est affiché 582,52 € et obtient 8,4 sur 10, soit un point et demi de plus pour environ cent trente euros supplémentaires, avec 120 Hz de fréquence native, quatre entrées HDMI 2.1 et quarante watts de son. Sur un 43 pouces, ce supplément achète beaucoup.