4,9 contre 8,8 en son intégré : l'écart qui change le budget
Vingt watts en configuration 2.0 sur le LG 65QNED85A, trente-cinq watts en configuration 2.1 sur le TCL 65C69B. Le chiffre de puissance ne dit pas tout : le 2.1 du TCL signifie un canal dédié aux basses fréquences, quand le 2.0 du LG se contente de deux voies et laisse les graves à l'abandon. Le Dolby Atmos est déclaré sur le TCL et absent du LG, ce qui achève le tableau.
Notre note de son intégré traduit cet écart sans le dramatiser : 4,9 sur 10 pour le LG 65QNED85A, 8,8 sur 10 pour le TCL 65C69B. Le premier est nettement sous la moyenne de catégorie de 7,7 sur 10, le second nettement au-dessus. Trois points et neuf dixièmes d'écart sur un seul critère, c'est rare entre deux appareils vendus au même prix.
La conséquence est financière, et c'est pour cela qu'elle tranche. Une barre de son correcte se négocie entre deux cents et trois cents euros. Ajoutez-la au LG et il quitte la tranche de prix où ce duel a été construit. Le TCL, lui, peut rester seul sur son meuble sans que les dialogues deviennent une devinette.
120 Hz natifs contre 60 Hz : la revanche du LG sur le jeu vidéo
Le LG 65QNED85A rafraîchit nativement à 120 Hz et accepte 144 images par seconde en 4K. Le TCL 65C69B rafraîchit nativement à 60 Hz et plafonne à 120 Hz de fréquence maximale, c'est-à-dire par traitement et non par la dalle. Branchez une console récente et le mode 120 images par seconde du LG existe vraiment, alors que celui du TCL est une reconstitution.
Cet écart se lit dans nos notes de jeu vidéo : 8,5 sur 10 pour le LG 65QNED85A contre 7,6 sur 10 pour le TCL 65C69B, pour une moyenne de catégorie de 7,4 sur 10. Les deux sont donc au moins corrects, mais seul le premier est réellement taillé pour une PS5 ou une Xbox Series X.
La connectique suit la même pente. Quatre entrées HDMI 2.1 sur quatre pour le LG, trois sur trois pour le TCL, et 8,1 sur 10 contre 6,3 sur 10 à notre note de connectique. Le TCL n'a par ailleurs qu'un seul port USB, ce qui se remarque vite quand on y branche un disque et une clé.
890,52 € contre 889,50 € : ce qu'un euro d'écart ne décide pas
Un euro et deux centimes. Autant dire rien. La parité tarifaire est si parfaite qu'elle devient un piège : elle laisse croire que les deux appareils proposent la même valeur, alors qu'ils proposent deux moitiés différentes du même téléviseur idéal.
Notre note de rapport qualité-prix penche très légèrement vers le TCL 65C69B, 6,9 sur 10 contre 6,7 sur 10 pour le LG 65QNED85A, les deux sous la moyenne de catégorie de 7,0 sur 10. Ce n'est pas un hasard : à ce niveau de prix, plusieurs 65 pouces concurrents offrent davantage, et le duel se joue entre deux fiches imparfaites.
Si vous intégrez le coût d'une barre de son dans le calcul, le TCL redevient franchement moins cher. Si vous possédez déjà un ampli ou une barre, l'écart disparaît et le LG reprend l'avantage sur tout le reste. Le même euro n'a donc pas la même valeur selon ce qui est déjà dans votre salon.
450 nits et HDR10+ : les deux arguments d'image du TCL
Le TCL 65C69B publie un pic lumineux de 450 nits. Le LG 65QNED85A ne publie aucune valeur de luminosité, ce qui interdit toute comparaison chiffrée sur ce terrain. Dans l'absolu, 450 nits réservent le TCL à une pièce que l'on peut assombrir, et c'est une limite réelle qu'il faut connaître avant de l'installer face à une baie vitrée.
Sur les formats de haute dynamique, le TCL prend HDR10, HDR10+, HLG et Dolby Vision. Le LG prend HDR10, HLG et Dolby Vision, mais pas le HDR10+. Pour un abonné Prime Video, où le HDR10+ est bien représenté, cette absence est tangible.
Le LG répond sur la chaîne de traitement et le réseau : processeur Alpha 8 Gen 2 AI 4K, liaison HDMI à 48 Gbps et Wi-Fi 6, là où le TCL reste en Wi-Fi 5 et Bluetooth 5.0. Il ne publie en revanche aucune couverture d'espace colorimétrique sur cette référence, ce qui empêche de le comparer au TCL sur l'étendue des couleurs.
Gradation par zones, Dolby Vision, 65 pouces : le socle commun
Les deux appareils partagent beaucoup, et c'est ce socle qui explique l'égalité des notes globales : définition 4K, gradation du rétroéclairage par zones réparties sur toute la dalle, Dolby Vision, HDR10 et HLG, VRR, ALLM, retour audio amélioré, triple tuner satellite, câble et TNT en DVB-T2 HEVC, et une liaison HDMI capable de 48 Gbps.
Ils partagent aussi une absence : ni l'un ni l'autre ne publie de valeur de latence d'affichage. Sur un duel où le jeu vidéo pèse vingt pour cent de la note finale, c'est la donnée qui manque le plus, et elle manque symétriquement.
Dernier point commun à signaler avant l'achat : les deux pèsent leur poids, 22,51 kg pour le LG 65QNED85A et 16,21 kg pour le TCL 65C69B sans leur pied. Si vous visez un montage mural, le LG demande une fixation VESA 300 x 300 mm et le TCL une 400 x 300 mm.
Verdict : le LG 65QNED85A pour jouer, le TCL 65C69B pour écouter
Prenez le TCL 65C69B si ce téléviseur doit fonctionner seul, sans barre de son ni ampli. Trente-cinq watts en 2.1, le Dolby Atmos et 8,8 sur 10 en son intégré règlent la question de l'audio le jour de la livraison, et le HDR10+ complète la liste des formats. C'est le choix du salon qui ne veut pas d'un deuxième carton.
Prenez le LG 65QNED85A si vous avez déjà une installation audio, et surtout si une console récente est branchée dessus. Ses 120 Hz natifs, ses 144 images par seconde acceptées en 4K, ses quatre entrées HDMI 2.1 et sa connectique notée 8,1 sur 10 en font un écran de jeu, à condition d'accepter de brancher le son ailleurs.
Et si aucun des deux : le Hisense 65U7SE est affiché 729,99 € et obtient 8,4 sur 10, soit presque un point de plus que ces deux-là pour cent soixante euros de moins. Il cumule un rétroéclairage Mini-LED à zones, 144 Hz de fréquence native, quatre entrées HDMI 2.1 et quarante watts de son. Autrement dit, il prend les forces des deux sans leurs trous.