Sept ans de mises à jour annoncés contre aucune durée publiée
Le Samsung 75U7000F annonce sept ans de mises à jour logicielles. C'est un engagement chiffré du constructeur, et sur un téléviseur de salon qui restera en place une décennie, c'est la promesse qui a le plus de conséquences pratiques : interface maintenue, correctifs de sécurité, compatibilité préservée avec les applications.
Sa plateforme Tizen est notée 8,8 sur 10 par notre barème, au-dessus d'une moyenne de catégorie de 8,6 sur 10 sur ce critère. Le LG 75NU80 tourne sous webOS, et sa fiche ne publie ni durée de suivi logiciel ni les éléments qui permettraient de noter sa plateforme. L'absence de note n'est pas une mauvaise note, c'est une ligne vide.
Sur un duel où tout le reste se joue au dixième, cette asymétrie est ce qui reste quand on a fini de comparer les dalles. Si vous achetez un téléviseur pour dix ans, elle désigne le Samsung.
60 Hz contre 50 Hz et 6,8 contre 5,9 en connectique : la réponse du LG
Le LG 75NU80 rafraîchit nativement à 60 Hz, le Samsung 75U7000F à 50 Hz. Dix hertz, ce n'est pas une révolution, mais les contenus diffusés à 60 images par seconde, très nombreux en sport et en jeu, passent sans conversion sur le LG.
Sa connectique est également mieux notée, 6,8 sur 10 contre 5,9 sur 10, pour une moyenne de catégorie de 7,0 sur 10. L'écart ne vient pas du nombre de prises HDMI, puisque les deux annoncent trois entrées dont zéro en version 2.1 : il faut le lire comme un bonus de finition sur les prises annexes, pas comme une différence d'usage. Le Samsung, lui, n'annonce qu'un seul port USB.
Nos notes de jeu vidéo prolongent la pente : 6,7 sur 10 pour le LG 75NU80 contre 6,2 sur 10 pour le Samsung 75U7000F, toutes deux sous la moyenne de catégorie de 7,4 sur 10. Aucun des deux n'est fait pour une console récente, et cela doit être dit clairement.
745,10 € contre 749,99 € : un écart de 4,89 € et deux listes de formats
Il y a 4,89 € d'écart, ce qui n'arbitre rien. Mais une ligne mérite attention avant de valider le LG : sa liste de formats de haute dynamique se limite à HDR10 et HLG. Sa fiche déclare explicitement l'absence de Dolby Vision et l'absence de HDR10+.
Le Samsung 75U7000F déclare HDR10, HDR10+ et HLG. Il n'a pas le Dolby Vision non plus, le constructeur ne le prenant sur aucune de ses gammes, mais il a le HDR10+. Pour un abonné Prime Video, c'est un format bien implanté et c'est un vrai point marqué.
Nos notes de rapport qualité-prix sont presque identiques, 6,7 sur 10 pour le LG et 6,6 sur 10 pour le Samsung, les deux sous la moyenne de catégorie de 7,0 sur 10. À ce prix et à cette diagonale, les deux achètent surtout de la surface.
Vingt watts d'un côté, une puissance non publiée de l'autre
Le Samsung 75U7000F annonce vingt watts en configuration 2.0 et obtient 4,9 sur 10 en son intégré, très en dessous de la moyenne de catégorie de 7,7 sur 10. C'est mauvais, mais au moins c'est documenté.
Le LG 75NU80 ne publie aucune puissance sonore. Notre barème ne peut donc pas noter son son intégré, et sa note globale est calculée sur un critère de moins. Une donnée absente n'est pas une donnée neutre : elle vous empêche de comparer sur un poste où, à cette diagonale, tout le monde est faible.
Dans les deux cas, prévoyez une barre de son. Vingt watts, ou un chiffre inconnu, sur une dalle de 189 cm de diagonale : la conclusion pratique est la même et elle coûte deux à trois cents euros de plus.
Aucune gradation locale, 4K, trois HDMI : le socle commun et sa limite
Le socle partagé est inhabituellement complet dans la ressemblance : définition 4K en 3 840 x 2 160 pixels, rétroéclairage à diodes classiques, aucune gradation locale, trois entrées HDMI dont zéro en version 2.1, liaison à 18 Gbps, VRR, ALLM, retour audio amélioré, AirPlay 2, triple tuner satellite, câble et TNT en DVB-T2 HEVC.
La limite commune est donc l'image sombre. Sans gradation locale sur près de deux mètres carrés, une scène de nuit se traduit par un voile gris sur toute la surface, et aucun processeur ne compense cela. Ni le Alpha 7 AI 4K Gen9 du LG ni le Crystal Processor 4K du Samsung n'y changeront quoi que ce soit.
Aucun des deux ne publie de luminosité de pic, et aucun ne publie de valeur de latence d'affichage. Les deux fiches sont économes en données là où il faudrait en avoir, ce qui est cohérent avec le positionnement : du grand format au prix du milieu de gamme.
Verdict : pour qui le Samsung 75U7000F, pour qui le LG 75NU80
Prenez le Samsung 75U7000F si vous voulez un grand écran de streaming familial et que vous le gardez longtemps. Les sept ans de mises à jour annoncés et Tizen noté 8,8 sur 10 sont les seuls éléments de ce duel qui engagent l'avenir, et il ajoute le HDR10+ que le LG n'a pas.
Prenez le LG 75NU80 si vous tenez à webOS, si vous regardez beaucoup de sport et si les dix hertz supplémentaires et le second port USB vous parlent. Sa connectique notée 6,8 sur 10 et sa dalle à 60 Hz natifs sont deux avantages réels, mais acceptez de ne rien savoir de sa puissance sonore et de vous passer de HDR10+.
Et si ni l'un ni l'autre : le Hisense 75E7Q PRO est affiché 830,69 € et obtient 8,1 sur 10, contre 6,7 sur 10 et 6,6 sur 10 ici. Pour environ quatre-vingts euros de plus, il apporte une gradation du rétroéclairage par zones et 144 Hz de fréquence native, soit les deux choses qui manquent à ces deux fiches.