45 kWh contre 54 kWh pour 1 000 heures : classe F contre classe G
Les deux fiches publient leur consommation en usage SDR, ce qui est assez rare pour être souligné et permet une comparaison directe. Le Philips 43PUS8200 annonce 45 kWh pour 1 000 heures d'utilisation, le TCL 43T69C 54 kWh. Neuf kilowattheures d'écart, soit vingt pour cent de plus pour le TCL, à diagonale et définition identiques. L'étiquette énergétique confirme la hiérarchie : classe F pour le Philips, classe G pour le TCL.
Mettons tout de suite cet écart à sa juste place. Pour un téléviseur allumé quatre heures par jour, mille heures représentent environ huit mois d'usage, donc l'écart annuel se compte en une poignée d'euros, pas en dizaines. Nous ne chiffrerons pas la facture, puisque le tarif du kilowattheure varie d'un contrat à l'autre et que l'inventer serait malhonnête.
Pourquoi ce critère tranche-t-il malgré tout ? Parce que c'est la seule différence mesurable et chiffrée entre ces deux téléviseurs, sur des fiches qui se superposent partout ailleurs. Vingt pour cent de consommation en plus pour la même image, c'est l'indice d'un rétroéclairage moins efficient, et cet indice se vérifie sur une autre ligne : le Philips dispose d'un gradateur local, le TCL non.
La classe énergétique a par ailleurs une valeur qui dépasse la facture. Elle figure sur l'étiquette au moment de la revente, elle est de plus en plus scrutée par la réglementation européenne, et une classe G signale un appareil installé dans le dernier échelon du barème. Sur un achat destiné à durer, le cran d'écart mérite d'être pesé, même quand les euros en jeu sont peu nombreux.
Un gradateur local edge-lit d'un côté, aucun de l'autre
La fiche du Philips 43PUS8200 annonce un gradateur local de type edge-lit, c'est-à-dire un pilotage de la luminosité par zones commandées depuis les bords de la dalle. Celle du TCL 43T69C n'annonce aucun gradateur local. Ce n'est pas un rétroéclairage à zones intégral, mais entre un edge-lit et rien du tout, l'écart existe et se voit sur les scènes sombres.
Concrètement, un edge-lit peut baisser l'intensité d'une bande entière de l'image. Sur un générique blanc sur fond noir, le fond s'assombrit au moins partiellement, alors qu'un rétroéclairage uniforme éclaire toute la surface de la même manière. Cela ne produit pas des noirs profonds, mais cela réduit le voile gris qui remonte dans les passages nocturnes.
Le TCL répond avec sa technologie de dalle : il annonce du QLED avec un panneau HVA, là où le Philips reste sur un LED-LCD sans précision de famille. La couche de points quantiques du QLED élargit la palette de couleurs reproductibles et la maintient quand la luminosité monte. Deux avantages d'image, donc, un par camp, et ils ne portent pas sur la même chose.
Aucune des deux fiches ne publie de luminosité de pic ni de taux de contraste, donc impossible de chiffrer laquelle de ces deux approches gagne. Ce que l'on peut dire sans inventer : le Philips gère mieux la basse lumière grâce à son gradateur, le TCL gère mieux les couleurs saturées grâce à ses points quantiques et à ses 10 bits annoncés.
299 € contre 298 € : un euro d'écart et un dixième de note
Le Philips 43PUS8200 est proposé à 299 €, le TCL 43T69C à 298 €. Un euro d'écart, et un dixième de note globale, 7,4 sur 10 contre 7,3. Autant dire que l'arbitrage classique entre budget et qualité n'existe pas ici : vous choisissez un profil, pas un niveau de gamme.
Les notes de rapport qualité-prix sont elles aussi à un dixième, 8,2 sur 10 pour le Philips contre 8,1 pour le TCL, très largement au-dessus de la moyenne de catégorie fixée à 7,0 sur 10. Ce sont deux excellentes affaires : un 43 pouces en 4K avec trois entrées HDMI 2.1, 48 Gbps de bande passante, le Dolby Atmos et l'eARC pour moins de trois cents euros, cela n'allait pas de soi il y a deux ans.
Ce que ces trois cents euros n'achètent pas est commun aux deux : une dalle 60 Hz en natif comme en maximal, un plafond de jeu annoncé à 4K 60 Hz, 20 W de puissance sonore seulement, et aucune valeur d'input lag publiée. Sur ces quatre points, les deux fiches disent exactement la même chose, et nos notes de gaming sont d'ailleurs identiques, 7,0 sur 10 de chaque côté.
Pour trente euros de plus, le TCL 43T6C se négocie à 329 € avec une note globale de 7,5 sur 10, le Dolby Vision, le HDR10+, une luminosité de pic annoncée à 430 nits et une dalle acceptant un signal jusqu'à 120 Hz. Il n'a pas plus de gradateur local que le 43T69C, mais il publie sa luminosité et grimpe en note. C'est la troisième option à considérer avant de valider.
Ce que le TCL reprend : Dolby Vision, 10 bits et FreeSync
Sur les formats HDR, le TCL 43T69C a un avantage net. Sa fiche coche le Dolby Vision en plus du HDR10+, du HDR10 et du HLG. Celle du Philips 43PUS8200 s'arrête au HDR10+ et ignore le Dolby Vision. Netflix, Disney+ et Apple TV diffusant massivement dans ce format, le TCL applique les métadonnées scène par scène là où le Philips se rabat sur le HDR10 statique.
Le TCL ajoute une profondeur de couleur annoncée en 10 bits, donnée absente de la fiche du Philips. Dix bits par canal permettent plus de nuances disponibles dans les dégradés, donc moins de bandes visibles sur un ciel ou une surface uniforme. Associée aux points quantiques du QLED, cette ligne forme un ensemble cohérent orienté vers la restitution des couleurs.
Troisième reprise, côté jeu : le TCL annonce une compatibilité FreeSync, certification que la fiche du Philips ne mentionne pas, celle-ci se contentant du VRR générique. Les deux cochent l'ALLM pour le basculement automatique en mode jeu. L'avantage reste théorique sur une dalle 60 Hz, mais il est documenté.
Il faut tempérer, cependant. Nos notes de gaming sont identiques, 7,0 sur 10 chacune, contre une moyenne de 7,4 sur 10 dans la catégorie, parce que l'essentiel est partagé : trois entrées HDMI toutes au standard 2.1, 48 Gbps de bande passante, eARC, VRR et ALLM des deux côtés. Les deux sont bien équipés et tous deux limités par leur dalle 60 Hz.
6,9 sur 10 contre 6,3 en connectique : deux USB et AirPlay 2
Notre note de connectique donne 6,9 sur 10 au Philips 43PUS8200 contre 6,3 au TCL 43T69C, six dixièmes d'écart alors que les deux annoncent le même nombre d'entrées HDMI, la même génération et la même bande passante. L'explication est ailleurs, dans les lignes que l'on oublie : deux ports USB chez Philips contre un seul, un Bluetooth 5.2 contre 5.0, et AirPlay 2 coché d'un côté, absent de l'autre.
AirPlay 2 est l'argument le plus concret du lot. Dans un foyer équipé d'iPhone ou de Mac, envoyer une vidéo, une photo ou une séance de sport sur l'écran sans accessoire ni application tierce fait partie des usages quotidiens. Le TCL 43T69C, sous Google TV, offre la diffusion depuis Android mais réclame un boîtier externe pour l'équivalent Apple, ce qui occupe une entrée HDMI et ajoute une télécommande.
Deux ports USB contre un seul change également le quotidien de qui enregistre la télévision. Avec un disque dur branché en permanence sur le TCL, plus aucune prise n'est libre pour une clé. Sur le Philips, une place reste disponible. Pour une moyenne de catégorie à 7,0 sur 10 sur ce critère, les deux restent légèrement en dessous, le TCL plus nettement.
Les systèmes diffèrent sans qu'aucun ne domine. Titan OS, chez Philips, mise sur la sobriété et la rapidité. Google TV, chez TCL, s'appuie sur une version Android 12 avec un catalogue d'applications très large et une intégration de l'Assistant Google. Aucune des deux fiches n'annonce de durée de mises à jour, donc la longévité logicielle n'est documentée ni d'un côté ni de l'autre.
Verdict : le Philips sauf si le Dolby Vision est non négociable
Prenez le Philips 43PUS8200 pour un usage familial classique, télévision, séries et streaming. Sa consommation annoncée à 45 kWh pour 1 000 heures et sa classe énergétique F, son gradateur local edge-lit, ses deux ports USB, son AirPlay 2 et ses 6,9 sur 10 en connectique contre 6,3 en font le choix le plus équilibré. Sa note globale de 7,4 sur 10 et son rapport qualité-prix de 8,2 sur 10 confirment la hiérarchie.
Prenez le TCL 43T69C si vous regardez beaucoup de Netflix, de Disney+ ou d'Apple TV en HDR. Le Dolby Vision est sur sa fiche et absent de celle du Philips, et sur ces plateformes la différence est visible sans écran de test. Ajoutez la profondeur de couleur en 10 bits, la dalle QLED à panneau HVA et un euro de moins, et le dossier tient. Acceptez en échange vingt pour cent de consommation en plus et un seul port USB.
Pour une fixation murale ou un déplacement fréquent, le TCL a un argument discret : 5,51 kg sans pied et 72 mm d'épaisseur, contre 6,66 kg et 87 mm pour le Philips. Les deux annoncent un entraxe VESA de 200 x 200 mm, donc tout support standard conviendra. Un kilo d'écart sur un écran de cette taille se sent au montage, surtout seul.
Pour un joueur, ni l'un ni l'autre ne se distingue : notes de gaming identiques à 7,0 sur 10, dalle 60 Hz, plafond à 4K 60 Hz, et aucun input lag publié. Si l'image en jeu est la priorité, regardez plutôt le TCL 43T6C à 329 €, qui monte à 7,5 sur 10, accepte un signal jusqu'à 120 Hz et publie une luminosité de pic de 430 nits.