Points quantiques contre rétroéclairage nu : ce que la dalle change
La fiche du Philips 75PQS7801 annonce une dalle QLED, c'est-à-dire un film de points quantiques placé devant le rétroéclairage. Son rôle est précis : élargir le volume de couleurs affichables, en particulier dans les rouges et les verts saturés. La fiche du Samsung 75U7000F annonce un rétroéclairage à diodes classique, sans cette couche.
Le gain se voit sur une image claire et colorée, un match, un dessin animé, une émission en studio, et dans une pièce éclairée. Il ne se voit pas sur une scène sombre, parce qu'aucun des deux ne peut éteindre une zone de son rétroéclairage : les deux fiches déclarent explicitement l'absence de gradation locale.
Autrement dit, les 3,90 € d'écart achètent de la couleur, pas du contraste. C'est peu, mais c'est le seul gain d'image documenté du duel, et sur 189 cm de diagonale, la saturation est ce qui donne à une image le sentiment d'être vivante ou délavée.
60 Hz contre 50 Hz : deux dalles lentes, et l'une l'est un peu moins
Le Philips 75PQS7801 rafraîchit nativement à 60 Hz et plafonne à 60 Hz de fréquence maximale. Le Samsung 75U7000F rafraîchit nativement à 50 Hz et plafonne à 50 Hz. Dix hertz d'écart, ce qui ne transforme personne en écran de jeu, mais les contenus diffusés à 60 images par seconde, et il y en a beaucoup, passent sans conversion sur le premier.
Les deux sont limités à 4K et 60 images par seconde en entrée, avec zéro entrée HDMI en version 2.1 sur trois prises, et une liaison limitée à 18 Gbps. Nos notes de jeu vidéo le disent sans détour : 6,7 sur 10 pour le Philips 75PQS7801 et 6,2 sur 10 pour le Samsung 75U7000F, toutes deux sous la moyenne de catégorie de 7,4 sur 10.
Si une console récente est au programme, ni l'un ni l'autre ne doit entrer dans votre liste. Ce sont des téléviseurs de salon pour la télévision et le streaming, et ils l'assument tous les deux.
745,10 € contre 749 € : l'écart de 3,90 € le mieux dépensé du silo
Un écart de 3,90 € sur un achat de 75 pouces, c'est le prix d'un café et d'un croissant. Pour cette somme, le Philips 75PQS7801 ajoute une couche de points quantiques, le Dolby Atmos, un processeur P5 Picture Engine identifié, dix hertz de fréquence native et un second port USB.
Nos notes de rapport qualité-prix reflètent cette asymétrie : 6,8 sur 10 pour le Philips contre 6,6 sur 10 pour le Samsung, les deux sous la moyenne de catégorie de 7,0 sur 10. Ce n'est pas un plébiscite, parce qu'à ce niveau de prix la concurrence fait nettement mieux, mais le sens de la pente est clair.
Attention toutefois à la fixation murale : le Philips 75PQS7801 déclare une norme VESA 200 x 100 mm, ce qui est étroit pour une telle surface et limite le choix de supports. Le Samsung 75U7000F ne publie pas de norme VESA, ce qui demande une vérification auprès du vendeur.
Vingt watts chacun, et pourtant 7,8 contre 4,9 en son intégré
Voici le genre de ligne qui fait douter d'un tableau comparatif : les deux appareils annoncent vingt watts en configuration 2.0, exactement la même dotation, et nos notes de son intégré donnent 7,8 sur 10 au Philips 75PQS7801 contre 4,9 sur 10 au Samsung 75U7000F.
L'explication tient en un mot : Dolby Atmos. Le Philips le déclare, le Samsung ne le déclare pas. Le barème valorise le décodage des formats audio en plus de la puissance brute, et sur un appareil aussi peu doté, cette ligne fait toute la différence de note.
Soyons honnêtes sur ce que cela signifie dans un salon : vingt watts sur 189 cm de diagonale restent vingt watts. Le Philips passe mieux les dialogues et sait décoder un flux Atmos, mais la barre de son est nécessaire dans les deux cas. La moyenne de catégorie, 7,7 sur 10, situe la dotation du Philips comme simplement ordinaire.
Tizen noté 8,8 et sept ans de mises à jour : le seul vrai atout Samsung
Le Samsung 75U7000F tourne sous Tizen, noté 8,8 sur 10 par notre barème, au-dessus d'une moyenne de catégorie de 8,6 sur 10 sur ce critère. Il annonce aussi sept ans de mises à jour logicielles, ce qui est une durée engagée et pas une estimation.
Le Philips 75PQS7801 tourne sous Titan OS, et notre barème ne lui attribue pas de note de plateforme. Ce n'est pas une mauvaise note, c'est une ligne non évaluée, et il serait fautif de la lire comme un zéro. En revanche, Titan OS demande une vérification : son catalogue d'applications est plus restreint que celui des plateformes majeures.
Sur un appareil gardé huit ou dix ans dans un salon, un engagement de suivi logiciel vaut quelque chose. C'est le seul poste où le Samsung prend franchement le dessus, et il suffit à justifier son achat dans un foyer déjà équipé de la marque.
Verdict : pour qui le Philips 75PQS7801, pour qui le Samsung 75U7000F
Prenez le Philips 75PQS7801 si vous voulez la meilleure image des deux pour 3,90 € de plus. Points quantiques, Dolby Atmos, 60 Hz natifs, HDR10+ et un second port USB : la liste est courte mais elle est entièrement à son avantage, et sa note globale de 6,8 sur 10 devance les 6,6 sur 10 du Samsung.
Prenez le Samsung 75U7000F si votre foyer est déjà dans l'écosystème de la marque, ou si l'engagement de sept ans de mises à jour et Tizen noté 8,8 sur 10 comptent plus que la saturation des couleurs. C'est un choix d'usage familial, télévision et streaming, assumé comme tel.
Et si ni l'un ni l'autre : le TCL 75T8C est affiché 749 €, exactement le prix du Philips, et obtient 8,4 sur 10. Il apporte ce qui manque aux deux, une gradation du rétroéclairage par zones réparties sur la dalle, 144 Hz de fréquence native, quatre entrées HDMI 2.1 et trente-cinq watts de son. Pour le même billet, l'arbitrage devient difficile à défendre.