FALD contre edge-lit : le rétroéclairage qui sépare deux notes identiques
La fiche du Samsung UE43M70HAUXZT annonce une technologie de dalle mini-LED et un gradateur local de type FALD. Celle du LG 43QNED80 (2025) annonce une dalle QLED et un gradateur local de type edge-lit. Ces deux lignes se ressemblent dans un tableau, elles décrivent deux mécaniques très différentes : dans le premier cas, de petites diodes réparties derrière toute la surface s'éteignent par groupes ; dans le second, l'éclairage vient des bords et se module latéralement.
La conséquence pratique s'observe sur une scène sombre avec un élément lumineux isolé, un générique blanc sur fond noir par exemple. Le FALD peut éteindre les zones autour du texte et laisser le reste noir. Le edge-lit, lui, éclaire une bande entière, donc le fond s'éclaircit autour du sous-titre. Sur un écran de 43 pouces placé dans une chambre où l'on regarde des films le soir, c'est la différence la plus perceptible entre ces deux références.
Le mini-LED apporte un second avantage, moins spectaculaire mais réel : les diodes étant plus petites, elles sont plus nombreuses et les transitions entre zones éclairées et zones éteintes sont plus fines. Aucune des deux fiches ne publie le nombre de zones, donc il serait malhonnête d'avancer un chiffre. Le type de gradateur, lui, est publié des deux côtés, et c'est suffisant pour trancher la nature de l'écart.
Le Samsung complète par une profondeur de couleur annoncée en 10 bits, donnée absente de la fiche du LG. Avec un rétroéclairage à zones et un codage sur 10 bits, les dégradés dans les zones sombres bénéficient de plus de nuances disponibles. C'est cohérent : les deux lignes vont dans le même sens, celui d'une meilleure gestion de la basse lumière.
7,2 sur 10 chacun : comment deux profils opposés donnent le même total
L'égalité sur la note globale n'est pas un hasard de calcul, c'est le résultat de deux séries de notes qui se compensent presque exactement. Le Samsung UE43M70HAUXZT prend l'avantage en connectique, 6,7 sur 10 contre 5,9, en gaming, 7,0 contre 6,7, et en smart TV, 8,9 contre 8,1. Le LG 43QNED80 (2025) reprend tout sur le son, 7,8 sur 10 contre 4,9, et sur le rapport qualité-prix, 7,7 contre 7,5.
Le détail est donc bien plus parlant que le total. Sur notre barème téléviseurs, le gaming pèse 20 % de la note finale et le son seulement 5 % : un écart énorme sur le son, deux points et neuf dixièmes, ne vaut pas plus dans le total qu'un écart modeste sur le jeu. C'est mathématiquement défendable, mais cela ne correspond pas forcément à votre usage.
Si vous regardez surtout la télévision et des séries, sans console et sans barre de son, le son compte beaucoup plus que 5 % de votre satisfaction quotidienne. Dans ce cas précis, le LG est devant malgré l'égalité affichée. Le Dolby Atmos est coché sur sa fiche et absent de celle du Samsung, ce qui explique l'intégralité de l'écart puisque les deux annoncent 20 W en 2.0.
Inversement, si une console est branchée en permanence, les 7,0 sur 10 de gaming du Samsung et ses trois entrées HDMI 2.1 valent bien plus que les 7,8 sur 10 de son du LG, qui n'a aucune entrée au standard 2.1. L'égalité de 7,2 sur 10 est une moyenne juste et une information inutile : il faut regarder les colonnes, pas la ligne du bas.
Huit centimes d'écart : le prix ne vous aidera pas à choisir
Le Samsung UE43M70HAUXZT est relevé à 399,08 € et le LG 43QNED80 (2025) à 399 €. Huit centimes séparent les deux, autant dire rien du tout. Aucun arbitrage n'est possible entre un peu plus de qualité et un peu moins de dépense : vous payez la même chose et vous choisissez ce que cette somme contient.
Les notes de rapport qualité-prix divergent légèrement en faveur du LG, 7,7 sur 10 contre 7,5, pour une moyenne de catégorie à 7,0 sur 10. Les deux sont donc au-dessus du niveau habituel du marché, ce qui est logique : un 43 pouces à quatre cents euros avec gradateur local, HDR10+ ou Dolby Atmos selon le modèle, et une interface moderne, cela reste une bonne affaire.
Ce que ces quatre cents euros ne contiennent pas, en revanche, est commun aux deux : une dalle 60 Hz seulement, un plafond annoncé à 4K 60 Hz, et aucune valeur d'input lag publiée. Pour un joueur exigeant sur la latence, ni l'un ni l'autre ne donne l'information nécessaire pour décider, et il faudra se tourner vers une fiche qui la chiffre.
Si le budget est contraint, le TCL 43T6C se négocie à 329 € avec une note globale de 7,5 sur 10 et le Dolby Vision, mais sans aucun gradateur local. Soixante-dix euros de moins, une meilleure note, et un rétroéclairage moins bon : le compromis est clair, à vous de savoir si vous regardez des films dans le noir.
8,9 sur 10 contre 8,1 en smart TV, sept ans contre cinq
Les deux fiches publient une durée de mises à jour, ce qui est encore rare et mérite d'être salué : sept ans pour le Samsung UE43M70HAUXZT sous One UI Tizen, cinq ans pour le LG 43QNED80 (2025) sous webOS 25. Deux ans d'écart sur un appareil que l'on garde une décennie, ce n'est pas un détail, c'est la différence entre un téléviseur encore connecté en 2032 et un téléviseur qu'il faudra compléter par un boîtier externe.
Notre critère de smart TV et logiciel suit cette hiérarchie : 8,9 sur 10 pour le Samsung contre 8,1 pour le LG. La moyenne de ce critère s'établit à 8,6 sur 10 chez les téléviseurs qui en portent une, donc le Samsung passe au-dessus et le LG reste en dessous. One UI Tizen bénéficie d'un catalogue d'applications très large et d'une interface unifiée avec le reste de l'écosystème Samsung.
Le Bluetooth suit le même sens : 5.3 chez Samsung, non publié chez LG. AirPlay 2 est coché sur les deux fiches, donc les utilisateurs d'iPhone sont servis quel que soit leur choix. Le Wi-Fi reste en norme 5 des deux côtés, ce qui est suffisant pour du streaming 4K mais daté pour un appareil censé durer sept ans.
Un point à surveiller côté Samsung : la marque ne prend pas en charge le Dolby Vision sur ses téléviseurs, et cette fiche ne fait pas exception. Le LG non plus, d'ailleurs. En revanche le Samsung coche le HDR10+ et le LG non, donc sur Prime Video et ses contenus en HDR10+, c'est le Samsung qui exploite les métadonnées dynamiques.
Dolby Atmos chez LG, trois HDMI 2.1 chez Samsung : le partage
Les deux fiches annoncent trois entrées HDMI. Sur le Samsung UE43M70HAUXZT, les trois sont au standard 2.1 ; sur le LG 43QNED80 (2025), aucune ne l'est. Notre note de connectique enregistre l'écart, 6,7 sur 10 contre 5,9, pour une moyenne de catégorie à 7,0 sur 10 : les deux sont sous le niveau habituel, le LG davantage. À noter que la fiche Samsung ne publie pas sa bande passante HDMI, là où le LG annonce 18 Gbps.
Le LG riposte sur l'audio et c'est son argument le plus solide. Dolby Atmos coché sur sa fiche, absent de celle du Samsung, pour une puissance et une configuration d'enceintes identiques, 20 W en 2.0. Résultat, 7,8 sur 10 sur notre critère sonore contre 4,9, avec une moyenne de catégorie à 7,7 sur 10 : le LG est dans la norme, le Samsung très loin dessous.
Pour un téléviseur de 43 pouces, ce point mérite d'être pesé sérieusement. Personne n'installe une barre de son dans une chambre d'ami ou un bureau. Si c'est l'usage prévu, le Samsung vous obligera soit à vivre avec un son pauvre, soit à ajouter un accessoire qui annulera l'avantage tarifaire inexistant entre les deux.
Deux lignes communes bouclent le chapitre : eARC présent sur les deux, donc le renvoi du son vers un ampli fonctionne également bien des deux côtés, et VRR plus ALLM cochés partout. Le Samsung ajoute un pied à deux appuis écartés et un entraxe VESA de 200 x 200 mm, informations que la fiche du LG ne donne pas.
Verdict : le Samsung pour les films, le LG pour le son et la télé
Prenez le Samsung UE43M70HAUXZT si vous regardez des films dans une pièce sombre et si quelque chose se branche en HDMI. Son rétroéclairage mini-LED à zones FALD, sa profondeur de couleur en 10 bits, son HDR10+, ses trois entrées HDMI 2.1, ses sept ans de mises à jour et ses 8,9 sur 10 en smart TV forment un ensemble difficile à battre à ce tarif. Acceptez simplement d'ajouter une barre de son.
Prenez le LG 43QNED80 (2025) si ce téléviseur va servir à la télévision, aux séries et au streaming, sans accessoire. Le Dolby Atmos et les 7,8 sur 10 de notre critère sonore contre 4,9 changent le quotidien bien plus qu'un gradateur local dans une pièce éclairée. Son rapport qualité-prix de 7,7 sur 10 est d'ailleurs le meilleur des deux, et webOS 25 reste une interface agréable.
Pour un joueur, le Samsung passe devant mais sans enthousiasme : trois entrées HDMI 2.1, oui, mais une dalle 60 Hz et un plafond à 4K 60 Hz, donc le 4K 120 Hz d'une console récente reste hors de portée. Ses 7,0 sur 10 en gaming contre 6,7 pour le LG traduisent un petit avantage, pas une supériorité.
Et si aucun des deux ne convient, le TCL 43T6C à 329 € mérite un regard avec sa note globale de 7,5 sur 10, son Dolby Vision et ses trois entrées HDMI 2.1 pour soixante-dix euros de moins. Il perd tout rétroéclairage à zones, donc il n'est pas pour les amateurs de cinéma en basse lumière. Pour tous les autres usages, il est l'option la plus rationnelle des trois.