1 800 zones contre 640 pour les mêmes 2 000 nits : le vrai écart
Les deux fiches annoncent 2 000 nits de pic lumineux et un rétroéclairage Mini-LED avec gradation par zones réparties sur toute la dalle. La différence est dans le découpage : le TCL 75RM7L annonce 1 800 zones, le Hisense 75U7Q PRO en annonce 640. Près de trois fois plus de zones chez le premier pour gérer exactement la même lumière.
Ce rapport entre la lumière et le nombre de zones est ce qui décide du halo autour d'un objet clair sur fond noir. Plus les zones sont grandes, plus la lumière d'un sous-titre ou d'un lampadaire déborde sur ce qui l'entoure. Avec 640 zones sur 189 cm de diagonale, chaque zone couvre une surface considérable.
Notre note de performance HDR chiffre l'écart : 6,6 sur 10 pour le TCL 75RM7L contre 6,3 sur 10 pour le Hisense 75U7Q PRO, les deux sous la moyenne de catégorie de 7,1 sur 10. Trois dixièmes seulement, mais dans le même sens que l'arithmétique des zones, et sur le critère le plus lourd des deux fiches après le jeu vidéo.
9,0 sur 10 en jeu vidéo des deux côtés : pourquoi le tableau ne départage pas
Sur le jeu, les deux fiches sont superposables au point d'en être troublantes : 144 Hz de fréquence native, 288 Hz de fréquence maximale, 165 images par seconde acceptées en 4K, quatre entrées HDMI dont quatre en version 2.1, liaison à 48 Gbps, VRR et ALLM. Notre note de jeu vidéo est identique, 9,0 sur 10, pour une moyenne de catégorie de 7,4 sur 10.
Il serait donc faux de choisir l'un des deux pour jouer. Les deux sont parmi les mieux équipés de leur tranche sur ce terrain, et un joueur ne verra aucune différence d'un appareil à l'autre, console ou PC.
La connectique, en revanche, se sépare légèrement : 8,1 sur 10 pour le TCL 75RM7L contre 7,7 sur 10 pour le Hisense 75U7Q PRO, pour une moyenne de catégorie de 7,0 sur 10. Le TCL ajoute du Wi-Fi 6 là où le Hisense reste en Wi-Fi 5, ce qui compte pour du streaming en 4K sur un réseau chargé.
Cinquante watts en 2.1.2 contre quarante en 2.1 : la revanche du Hisense
Le Hisense 75U7Q PRO annonce cinquante watts répartis en 2.1.2, donc deux voies, un caisson de grave et deux canaux de hauteur. Le TCL 75RM7L annonce quarante watts en 2.1, sans canaux de hauteur. Nos notes de son intégré, 9,5 sur 10 et 9,1 sur 10, dépassent largement la moyenne de catégorie de 7,7 sur 10.
Les deux canaux de hauteur du Hisense ne sont pas un argument de brochure : ce sont eux qui produisent l'effet vertical d'une bande-son Dolby Atmos, un hélicoptère qui passe au-dessus, une pluie qui tombe. Sans eux, l'Atmos est décodé mais pas restitué dans sa dimension verticale.
Concrètement, les deux peuvent se passer de barre de son, ce qui est rare et mérite d'être souligné à ce prix. Mais si l'audio compte autant que l'image chez vous, le Hisense rend un service que le TCL ne rend pas.
1 470,09 € contre 1 478,99 € : 8,90 € d'écart et deux fiches à vérifier
Il y a 8,90 € d'écart, soit moins d'un pour cent du montant. Nos notes de rapport qualité-prix sont d'ailleurs identiques, 6,7 sur 10 pour l'un comme pour l'autre, sous la moyenne de catégorie de 7,0 sur 10. À ce niveau de prix, la concurrence est féroce et aucun des deux n'est une affaire.
Deux points matériels méritent une vérification avant de commander. Le tuner du TCL 75RM7L est déclaré en DVB-T2 sans la mention HEVC, celui du Hisense 75U7Q PRO également : faites confirmer le décodage par le vendeur si vous recevez la TNT par antenne.
Côté installation, le TCL demande une fixation VESA 300 x 300 mm et pèse 24,61 kg sans pied, le Hisense demande une 600 x 400 mm et pèse 29,51 kg. Cinq kilos et un écartement de fixation très différent : vérifiez votre support avant de percer, pas après.
Mini-LED, 144 Hz natifs et quatre HDMI 2.1 : un socle commun très haut
Le socle partagé est de haut niveau : rétroéclairage Mini-LED avec gradation par zones, définition 4K en 3 840 x 2 160 pixels, 2 000 nits de pic, 144 Hz natifs, 288 Hz de fréquence maximale, HDR10, HDR10+, HLG et Dolby Vision, Dolby Atmos, quatre entrées HDMI 2.1 sur quatre, liaison à 48 Gbps, VRR, ALLM et retour audio amélioré.
Les deux obtiennent des notes globales quasi identiques, 7,9 sur 10 pour le TCL 75RM7L et 7,8 sur 10 pour le Hisense 75U7Q PRO. Les deux partagent aussi la même faiblesse de fond : une performance HDR sous la moyenne de catégorie, parce que la surface de 189 cm dilue la lumière et que ni l'un ni l'autre n'a assez de zones pour la densité que son pic lumineux exigerait.
Les plateformes diffèrent sans que l'une écrase l'autre : Google TV sur le TCL, avec le catalogue d'applications le plus fourni, Vidaa sur le Hisense, qui demande une vérification de vos services. Aucune des deux fiches ne publie de durée de suivi logiciel, ni de valeur de latence d'affichage.
Notre verdict : l'image au TCL 75RM7L, le son au Hisense 75U7Q PRO
Prenez le TCL 75RM7L si l'image passe avant tout. Ses 1 800 zones de gradation contre 640 pour la même quantité de lumière lui donnent 6,6 sur 10 en performance HDR contre 6,3 sur 10, et il ajoute du Wi-Fi 6, une connectique notée 8,1 sur 10 contre 7,7 sur 10, Google TV et une note globale de 7,9 sur 10 contre 7,8 sur 10. C'est le choix du cinéphile.
Prenez le Hisense 75U7Q PRO si le son compte autant que l'image. Cinquante watts en 2.1.2, avec deux canaux de hauteur capables de restituer la dimension verticale d'une bande-son Atmos, lui valent 9,5 sur 10 en son intégré contre 9,1 sur 10. Il coûte aussi 8,90 € de moins, ce qui ne changera la vie de personne.
Et si ni l'un ni l'autre : le Samsung 75QN80H est affiché 1 435,36 € et obtient 8,3 sur 10, soit une meilleure note pour moins cher que les deux, avec un rétroéclairage Mini-LED à zones, 144 Hz de fréquence native et quatre entrées HDMI 2.1. Sa fiche ne publie en revanche aucune puissance sonore, donc une barre de son reste à prévoir.