9,2 contre 7,4 en performances : ce que l'ARM donne et ce qu'il reprend
Huit cœurs de Snapdragon face à un Core i5 de la treizième génération, et le barème tranche net : 9,2 sur 10 en performances pour l'Asus Vivobook 14 S1407QA-LY043W, 7,4 sur 10 pour le Samsung Galaxy Book4 NP750XGJ-KG4FR, quand la moyenne de la catégorie s'établit à 6,8 sur ce critère. Les deux disposent de 16 Go de mémoire vive et de 512 Go de stockage, donc l'écart vient bien de la puce.
Le détail qui compte n'est pas la vitesse brute, c'est le type de mémoire associé. L'Asus embarque de la LPDDR5X, le Samsung de la LPDDR4X : deux générations séparent les deux, et cela se voit précisément dans les tâches qui jonglent entre plusieurs applications. L'Asus revendique en plus le label Copilot+, que le Samsung ne mentionne pas.
La contrepartie est simple à énoncer et désagréable à découvrir après l'achat. Un programme compilé pour x86 tourne sur l'Asus par émulation, ce qui marche la plupart du temps et pas toujours : un pilote d'imprimante ancien, un logiciel de comptabilité maison, un appareil de mesure. Le Samsung ne pose jamais cette question, parce qu'il parle le même langage que vingt ans de logiciels Windows.
300 nits annoncés contre une luminosité absente de la fiche
L'Asus publie une dalle IPS de 14 pouces en 1920 x 1200, annoncée à 300 nits, au format 16:10. Le Samsung publie 15,6 pouces en 1920 x 1080 sans indiquer ni la technologie de dalle ni la luminosité. Le barème en tire 6,5 sur 10 en écran pour l'Asus contre 6,2 pour le Samsung, la moyenne de la catégorie étant de 6,3 sur ce critère.
Les 120 lignes de pixels supplémentaires de l'Asus ne sont pas un argument de brochure : en 16:10, un document texte ou une feuille de calcul gagne une dizaine de lignes visibles sans toucher au zoom. Sur une journée de lecture, c'est le genre de détail qu'on ne remarque qu'en revenant au 16:9.
Le Samsung répond par la surface : 15,6 pouces contre 14, donc une diagonale plus confortable pour travailler à deux fenêtres côte à côte, même en définition plus basse. Et sa webcam reste en 720p, là où l'Asus filme en 1080p, ce qui se voit dès la première visioconférence.
699,99 € des deux côtés : l'écart se paie ailleurs qu'au prix
Zéro euro d'écart. Le Samsung Galaxy Book4 NP750XGJ-KG4FR et l'Asus Vivobook 14 S1407QA-LY043W sont tous les deux relevés à 699,99 €, et leurs notes de rapport qualité-prix se touchent : 7,3 sur 10 pour le Samsung, 7,2 pour l'Asus, face à une moyenne de catégorie de 6,6 sur ce critère.
Le vrai coût se calcule donc en accessoires. Côté Asus, l'absence totale de lecteur de cartes et de port réseau filaire impose un adaptateur si vous importez des photos ou si votre bureau est câblé. Comptez une vingtaine d'euros pour un petit hub, et un peu de place dans la sacoche.
Côté Samsung, la facture est différée plutôt que financière. Le Wi-Fi 6 et la LPDDR4X situent la plateforme une génération en arrière de l'Asus, qui annonce le Wi-Fi 6E. Dans quatre ou cinq ans, c'est le Samsung qui aura vieilli le premier, même si rien ne se verra la première année.
Port réseau filaire et pavé numérique : l'arme du Samsung
Le Samsung intègre un port réseau filaire et un pavé numérique. L'Asus n'a ni l'un ni l'autre. Ces deux lignes décident plus d'achats qu'on ne l'imagine : un comptable qui saisit des chiffres toute la journée et un poste branché sur une prise murale au bureau ne se posent même pas la question.
Le Samsung aligne aussi 2 ports USB-A et 2 ports USB-C, exactement comme l'Asus, avec la prise casque de part et d'autre. Sur ce point les deux fiches se valent, et aucune des deux ne publie de Thunderbolt, donc il faut oublier les stations d'accueil les plus rapides dans les deux cas.
L'Asus répond avec une sortie HDMI 2.1, un clavier rétroéclairé et un chargeur de 65 W contre 45 W pour le Samsung. Ce dernier chiffre n'empêche pas le Samsung de mieux tenir : 8,1 sur 10 en autonomie avec 54 Wh, contre 7,2 pour l'Asus avec 50 Wh, la moyenne de la catégorie se situant à 6,9 sur ce critère.
16 Go soudés chacun : la limite qu'ils partagent
Les deux machines annoncent une mémoire vive soudée. Les 16 Go achetés aujourd'hui sont les 16 Go que vous aurez dans cinq ans, sans exception et sans tournevis. C'est confortable maintenant, c'est un plafond fermé ensuite, et c'est vrai des deux côtés.
Elles partagent aussi 512 Go de stockage, une dalle plafonnée à 60 Hz, l'absence de tout écran tactile, l'absence de carte graphique dédiée et Windows 11. Sur toutes ces lignes, le tableau comparatif les renvoie dos à dos à juste titre.
Leurs poids se tiennent également : 1,55 kg pour le Samsung, 1,49 kg pour l'Asus. Le Samsung obtient malgré tout 8,4 sur 10 en mobilité et châssis contre 6,2 pour l'Asus, grâce à ses 15,4 millimètres d'épaisseur sur une diagonale de 15,6 pouces, ce qui relève de l'ingénierie plus que de la balance.
Verdict par profil : qui prend lequel
Prenez l'Asus Vivobook 14 S1407QA-LY043W si votre travail tient dans un navigateur, une suite bureautique et de la visioconférence. Ses 9,2 sur 10 en performances, sa dalle en 1920 x 1200 à 300 nits, sa webcam 1080p et son Wi-Fi 6E en font la machine la plus moderne du duel, pour le même prix de 699,99 €.
Prenez le Samsung Galaxy Book4 NP750XGJ-KG4FR si un seul logiciel de votre quotidien n'existe pas en version ARM, si vous saisissez des chiffres au pavé numérique, ou si votre poste se branche sur un câble réseau. Ses 8,4 sur 10 en mobilité et châssis et ses 8,1 sur 10 en autonomie font le reste du travail.
Ni l'un ni l'autre si vous travaillez l'image ou s'il vous faut de la mémoire extensible. Dans ce cas, l'Asus Zenbook 14 OLED UM3406HA-QD048W, affiché 1 299,99 €, obtient 8,5 sur 10 avec une dalle OLED notée 7,3 sur 10, 75 Wh de batterie et 9,7 sur 10 en mobilité et châssis pour 1,2 kg. Le budget double, mais la question ne se repose plus.