webOS 25 et cinq ans de mises à jour : 8,1 sur 10 en smart TV
La fiche du LG 43QNED8E porte deux lignes que celle du TCL 43T6C ne porte pas : une version de système, webOS 25, et une durée de mises à jour annoncée de cinq ans. Sur un téléviseur de 43 pouces destiné à une chambre, un bureau ou une cuisine, c'est-à-dire un appareil que l'on garde longtemps sans y penser, ces deux lignes valent plus que n'importe quelle nuance de colorimétrie.
Notre critère de smart TV et logiciel attribue 8,1 sur 10 au LG 43QNED8E. Aucune note équivalente ne figure sur la fiche du TCL 43T6C, qui tourne sous Fire TV : l'absence de note n'est pas une mauvaise note, mais elle signifie que le suivi logiciel n'est pas documenté. Pour information, la moyenne de ce critère atteint 8,6 sur 10 chez les téléviseurs qui en portent une, donc le LG se situe un peu en dessous du niveau habituel.
Fire TV a ses partisans, et pour de bonnes raisons : l'intégration Alexa, une télécommande vocale efficace, un accès direct à Prime Video et une navigation que personne n'a besoin d'apprendre. Mais l'interface est aussi plus insistante sur la mise en avant de contenus sponsorisés, et surtout la fiche ne dit rien de la durée pendant laquelle les applications continueront d'être mises à jour.
Le LG ajoute AirPlay 2 et un Bluetooth 5.1, deux lignes absentes de la fiche du TCL. Dans un foyer équipé d'iPhone, envoyer une vidéo sur l'écran sans accessoire change l'usage quotidien. Le TCL ne publie pas de norme Wi-Fi ni de version Bluetooth, là où le LG annonce du Wi-Fi 5 : encore une fois, ce n'est pas la preuve d'une absence, c'est l'absence d'une preuve.
Ce que le TCL affiche en Dolby Vision et que le LG ne peut pas
Le partage des formats HDR est tranché, et il est à l'avantage du TCL 43T6C. Sa fiche coche le Dolby Vision et le HDR10+, les deux formats à métadonnées dynamiques, en plus du HDR10 et du HLG. Celle du LG 43QNED8E ne coche ni l'un ni l'autre : elle s'arrête au HDR10 statique et au HLG. Sur Netflix, Disney+ et Apple TV, qui diffusent massivement en Dolby Vision, cette différence est visible sans écran de test.
Concrètement, les métadonnées dynamiques permettent au téléviseur d'ajuster son rendu scène par scène au lieu d'appliquer un réglage unique à tout le film. Sur une dalle de 43 pouces dont la luminosité de pic est annoncée à 430 nits chez TCL, cet ajustement compte : moins de hautes lumières écrasées, moins d'ombres bouchées dans les passages contrastés.
Le LG répond sur un terrain différent : sa fiche publie une couverture de l'espace DCI-P3 de 100 %, une donnée que TCL ne donne pas, et elle annonce un gradateur local de type edge-lit, c'est-à-dire un pilotage de la luminosité par zones latérales. Le TCL 43T6C, lui, est annoncé sans aucun gradateur local. Ce sont deux avantages réels pour le LG, sur deux lignes bien précises.
Les deux chiffres ne se comparent pas directement, et c'est important de le dire. Une couverture de 100 % du DCI-P3 parle de l'étendue des couleurs reproductibles, 430 nits parlent du pic lumineux atteignable. Vous pouvez avoir l'un sans l'autre, et aucune des deux fiches ne publie les deux. Dans les faits, le Dolby Vision du TCL reste l'argument le plus immédiatement perceptible sur du contenu réel.
329 € de chaque côté : deux QLED de 43 pouces au même tarif
Même montant au centime près : le TCL 43T6C comme le LG 43QNED8E demandent 329 €. L'arbitrage budgétaire est donc impossible, et il faut regarder ce que chacun met dans la balance pour la même somme. Les notes de rapport qualité-prix se tiennent d'ailleurs à un dixième, 8,1 sur 10 pour le TCL contre 8,0 pour le LG, bien au-dessus de la moyenne de 7,0 sur 10 constatée dans la catégorie.
Cette moyenne mérite un commentaire. Deux dalles QLED de 43 pouces à moins de trois cent cinquante euros, avec Dolby Atmos des deux côtés et eARC pour renvoyer le son vers une barre, cela représente un très bon rapport entre ce que l'on paie et ce que l'on reçoit. Le format 43 pouces reste celui où le rapport qualité-prix est le plus favorable, et ces deux références l'illustrent.
Ce que les 329 € n'achètent pas, en revanche, est identique chez les deux : pas de 4K 120 Hz utilisable, une puissance sonore limitée à 20 W en 2.0, un seul port USB, et aucune des deux fiches ne publie de dimensions ni de poids. Pour une fixation murale, il faudra mesurer soi-même, même si l'entraxe est annoncé en 200 x 200 mm chez TCL.
Si le budget peut descendre, le Philips 43PUS8200 apparaît à 299 €, avec un gradateur local edge-lit, 48 Gbps de bande passante HDMI et une note globale de 7,4 sur 10. Il perd le Dolby Vision, mais il gagne trente euros et une classe énergétique F. C'est la vraie troisième option de ce segment.
Trois entrées HDMI 2.1 contre aucune : 7,0 sur 10 contre 5,9
Les deux fiches annoncent trois entrées HDMI. Mais sur le TCL 43T6C, les trois sont au standard 2.1, alors que sur le LG 43QNED8E aucune ne l'est. Même nombre de prises, pas la même génération, et c'est précisément le genre de ligne qu'un tableau comparatif affiche sans l'expliquer. Notre note de connectique sépare les deux sans ambiguïté, 7,0 sur 10 pour le TCL contre 5,9 pour le LG.
La fréquence suit le même chemin. Le TCL annonce 60 Hz en natif mais accepte un signal jusqu'à 120 Hz, alors que le LG reste à 60 Hz pour la dalle comme pour le signal. Les deux plafonnent toutefois à 4K 60 Hz sur la ligne de jeu : la marge du TCL concerne donc les définitions inférieures et la fluidité des menus, pas le 4K 120 Hz d'une console récente.
Le LG conserve un atout de synchronisation que le TCL ne revendique pas : sa fiche coche FreeSync Premium, quand celle du TCL se contente du VRR générique. Les deux ont l'ALLM pour basculer automatiquement en mode jeu. L'écart réel se situe donc sur la bande passante disponible et la version des prises, pas sur la gestion du déchirement d'image.
Résultat sur la note de gaming : 7,3 sur 10 pour le TCL 43T6C contre 6,7 pour le LG 43QNED8E, six dixièmes qui proviennent intégralement des entrées HDMI 2.1 et de la fréquence acceptée. La moyenne du critère s'établit à 7,4 sur 10 dans la catégorie, donc le TCL se place dans la norme et le LG en dessous.
Ce que les deux partagent et qui compte vraiment
Avant de trancher, il faut voir tout ce qui ne sépare pas ces deux téléviseurs. Même technologie QLED, même type de panneau VA sous la couche de points quantiques, même diagonale de 43 pouces pour 109 cm, même définition. Le panneau VA est une bonne nouvelle commune : il offre un meilleur contraste frontal qu'un IPS, au prix d'angles de vision plus étroits. Pour un écran de chambre regardé de face, c'est le bon choix.
Le son est rigoureusement identique sur le papier et dans nos notes : 20 W en 2.0, Dolby Atmos coché, eARC disponible, et 7,8 sur 10 de chaque côté. Ce 7,8 se situe tout juste au-dessus de la moyenne sonore de 7,7 sur 10 de la catégorie. Ni l'un ni l'autre ne remplacera une barre de son dans une pièce vivante, mais tous deux savent lui renvoyer un flux Atmos propre par l'eARC.
La partie télévision en direct est également commune : tuner DVB-T2 avec décodage HEVC, tuners câble et satellite présents sur les deux fiches. Un seul port USB de chaque côté, ce qui oblige à choisir entre un disque dur permanent et une clé occasionnelle. Et aucune des deux fiches ne publie de valeur d'input lag, donc aucune comparaison de latence n'est possible.
Enfin, la limite commune, celle qu'il faut accepter à ce prix : ni le TCL 43T6C ni le LG 43QNED8E ne dispose d'un rétroéclairage à zones pilotées indépendamment sur toute la surface. Le LG a bien un gradateur edge-lit, qui agit par les bords, mais ce n'est pas un rétroéclairage intégral à zones. Les noirs resteront gris dans une pièce sombre, pour l'un comme pour l'autre.
Verdict : le LG si vous gardez, le TCL si vous branchez
Prenez le LG 43QNED8E si votre horizon est long. Cinq ans de mises à jour annoncées, webOS 25, 8,1 sur 10 sur notre critère de smart TV, un gradateur local edge-lit, AirPlay 2 et 100 % de DCI-P3 : c'est le profil d'un téléviseur secondaire que l'on installe et que l'on oublie, et qui continuera de recevoir ses applications dans quatre ans. Dans un foyer Apple, l'affaire est pliée par AirPlay 2.
Prenez le TCL 43T6C si quelque chose se branche dessus. Trois entrées HDMI 2.1, un signal accepté jusqu'à 120 Hz, le Dolby Vision et le HDR10+, 430 nits annoncés, et 7,3 sur 10 en gaming contre 6,7 : pour une console, un PC ou un lecteur Blu-ray 4K, il est devant sur toutes les lignes qui comptent. Sa note globale de 7,5 sur 10 est d'ailleurs la plus élevée des deux.
Pour un usage purement cinéma dans une chambre sombre, le match est plus serré qu'il n'y paraît. Le Dolby Vision du TCL aide, mais l'absence totale de gradateur local le pénalise face au edge-lit du LG. Si vous regardez surtout des films en basse lumière, essayez de voir les deux avant de décider : les fiches ne suffisent pas à départager ce cas précis.
Si aucun des deux ne vous convainc, le Philips 43PUS8200 à 299 € mérite le détour avec sa note de 7,4 sur 10, son gradateur edge-lit, ses 48 Gbps et ses deux ports USB. Il n'a pas le Dolby Vision, mais il coûte trente euros de moins et annonce une classe énergétique F plutôt que rien du tout.