6 000:1 de contraste natif publié contre aucune valeur : la base de l'image
La fiche du TCL 65Q6C publie un contraste natif de 6 000:1. Celle du Hisense 65E7S PRO ne publie aucune valeur de contraste. Le contraste natif, c'est le rapport entre le blanc le plus lumineux et le noir le plus profond que la dalle produit sans aucune aide du rétroéclairage. C'est la fondation de l'image, et tout ce que le gradateur local fait ensuite s'ajoute à cette base.
Pourquoi cela compte alors que les deux ont un rétroéclairage à zones ? Parce qu'un gradateur local éteint des groupes de diodes, mais il ne peut rien faire à l'intérieur d'une zone. Si une zone contient à la fois une étoile blanche et du ciel noir, c'est le contraste natif de la dalle qui décide du résultat. Un meilleur contraste natif signifie moins de halo autour des éléments lumineux.
Le Hisense répond partiellement sur un autre terrain : il publie une luminosité de pic de 350 nits, donnée absente de la fiche du TCL. Les deux chiffres ne se comparent pas, et c'est important de le dire : l'un parle de la profondeur du noir, l'autre de l'intensité du blanc. On ne peut pas déduire l'un de l'autre, et aucune des deux fiches ne publie les deux valeurs.
Le TCL ajoute une profondeur de couleur annoncée en 10 bits, que la fiche du Hisense ne mentionne pas. Avec un contraste natif élevé et un codage sur 10 bits, les dégradés dans les zones sombres disposent de plus de nuances disponibles et le risque de bandes visibles diminue. Les deux lignes vont dans le même sens, celui d'une meilleure gestion de la basse lumière.
Dalle HVA contre dalle IPS : deux rétroéclairages FALD, deux noirs
Les deux fiches annoncent un gradateur local de type FALD, c'est-à-dire des zones pilotées indépendamment sur toute la surface. Mais la dalle posée devant ce rétroéclairage n'est pas de la même famille : HVA chez le TCL 65Q6C, IPS chez le Hisense 65E7S PRO. C'est la ligne la plus décisive de tout ce duel, et c'est aussi celle que les tableaux comparatifs affichent sans l'expliquer.
Un panneau IPS conserve ses couleurs et sa luminosité vues de biais, ce qui est précieux dans une pièce où l'on s'assoit de part et d'autre de l'écran. Son défaut est structurel : son contraste frontal est plus faible, et ses noirs tirent vers le gris bleuté. Un panneau HVA fait l'inverse, un bien meilleur contraste de face au prix d'angles de vision plus étroits.
La technologie de rétroéclairage renforce cet écart. Le TCL annonce un mini-LED, le Hisense un LED-LCD classique, tous deux avec un gradateur FALD. Des diodes plus petites, donc plus nombreuses, permettent des zones plus fines et des transitions moins visibles entre parties éclairées et parties éteintes. Aucune des deux fiches ne publie le nombre de zones, donc nous n'avancerons aucun chiffre sur ce point.
Le choix pratique est donc clair. Pour un salon aux places latérales, un canapé d'angle ou une cuisine ouverte, l'IPS du Hisense garantit que tout le monde voit la même image. Pour une soirée film dans le noir, assis en face, le HVA du TCL associé à ses 6 000:1 de contraste natif produit des noirs d'une autre profondeur.
649 € contre 649,99 € : le tarif ne départage rien
Le TCL 65Q6C est relevé à 649 € et le Hisense 65E7S PRO à 649,99 €. Moins d'un euro d'écart, donc aucun arbitrage possible entre qualité et dépense. Les notes de rapport qualité-prix sont elles aussi très proches, 7,8 sur 10 pour le TCL contre 7,6 pour le Hisense, toutes deux largement au-dessus de la moyenne de catégorie fixée à 7,0 sur 10.
Et pour cause : 65 pouces, un rétroéclairage à zones, 144 Hz natifs, quatre entrées HDMI 2.1, le Dolby Vision et le Dolby Atmos pour six cent cinquante euros, c'est un niveau d'équipement que les marques historiques facturaient le double il y a peu. Les deux notes globales le reflètent, 8,4 sur 10 et 8,3, nettement au-dessus de ce que l'on trouve dans les gammes d'entrée.
Ce que ces six cent cinquante euros n'achètent pas est également commun. Aucune des deux fiches ne publie de valeur d'input lag, et aucune ne publie le nombre de zones de son gradateur. Sur ces deux points, qui intéressent au premier chef les joueurs exigeants et les amateurs de cinéma, il faut se contenter de la nature du dispositif, pas de sa finesse.
Si le son compte autant que l'image, le TCL 65T8D se trouve également à 649 € avec 30 W en configuration 2.1, un rétroéclairage mini-LED FALD, 144 Hz natifs et une note globale de 8,3 sur 10. Il se place entre les deux téléviseurs de cette page, un peu moins fort en audio que le 65Q6C mais nettement devant le Hisense sur ce chapitre.
40 W en 2.1 contre 20 W en 2.0 : 9,1 sur 10 contre 7,8 en son
L'écart audio est le plus large de tout ce duel après la question de la dalle. Le TCL 65Q6C annonce 40 W de puissance sonore en configuration 2.1, donc avec un canal dédié aux basses fréquences. Le Hisense 65E7S PRO annonce 20 W en 2.0, sans canal de grave séparé. Le double de puissance et un haut-parleur de plus : ce n'est pas une nuance de réglage.
Notre critère sonore enregistre 9,1 sur 10 pour le TCL contre 7,8 pour le Hisense, quand la moyenne de la catégorie se situe à 7,7 sur 10. Le Hisense est donc dans la norme et le TCL très au-dessus. Pour un téléviseur de 65 pouces installé dans une pièce de vie, cela peut repousser l'achat d'une barre de son de plusieurs mois, voire l'annuler.
Le canal 2.1 mérite une explication, parce qu'il est souvent sous-estimé. Un haut-parleur dédié aux basses change la perception de l'ensemble : les voix se détachent mieux parce qu'elles ne partagent plus le même transducteur que les graves, et les effets d'ambiance gagnent en corps. C'est plus audible qu'un simple doublement de puissance sur deux canaux.
Les deux fiches cochent le Dolby Atmos et l'eARC, donc le décodage et le renvoi vers un ampli externe fonctionnent également bien des deux côtés. Si une installation audio existe déjà dans votre salon, ce chapitre entier devient secondaire et le Hisense cesse d'être pénalisé. C'est le scénario qui lui est le plus favorable.
Quatre HDMI 2.1 et Dolby Vision partout : la base commune
Il faut mesurer tout ce qui ne sépare pas ces deux téléviseurs, parce que la liste est longue et qu'elle explique leurs notes élevées. Quatre entrées HDMI, toutes au standard 2.1, sur les deux fiches. Fréquence native de 144 Hz des deux côtés. Dolby Vision, HDR10+, HDR10, HLG et Dolby Atmos cochés partout. eARC, VRR et ALLM également. Bluetooth 5.4 et Wi-Fi en norme 5 sur les deux.
Nos notes de connectique se tiennent à un dixième, 7,8 sur 10 pour le TCL 65Q6C contre 7,7 pour le Hisense 65E7S PRO, pour une moyenne de catégorie à 7,0 sur 10 : les deux sont nettement au-dessus du niveau habituel. Le Hisense publie une bande passante HDMI de 48 Gbps, donnée que la fiche du TCL ne donne pas, ainsi que deux ports USB et AirPlay 2.
Le Hisense prend l'avantage sur la fréquence acceptée : sa fiche annonce un maximum de 240 Hz et un plafond de jeu à 4K 165 Hz, contre 144 Hz et 4K 144 Hz chez le TCL. Notre note de gaming le traduit, 9,0 sur 10 contre 8,7, quand la moyenne du critère atteint 7,4 sur 10. Pour une console, l'écart est nul puisque aucune ne dépasse 120 images par seconde ; pour un PC, il existe.
Le TCL riposte sur la synchronisation avec une certification FreeSync Premium Pro, absente de la fiche du Hisense, qui se contente du VRR générique. Il tourne sous Google TV en version Android 12 quand le Hisense utilise VIDAA, un système maison plus léger mais au catalogue d'applications plus restreint. Aucune des deux fiches n'annonce de durée de mises à jour.
Verdict : le TCL pour le cinéma et le son, le Hisense pour le PC
Prenez le TCL 65Q6C si votre usage principal est le film, la série et le sport dans une pièce que vous pouvez assombrir. Son panneau HVA, son contraste natif publié à 6 000:1, son rétroéclairage mini-LED, ses 10 bits de profondeur de couleur et ses 40 W en 2.1 qui lui valent 9,1 sur 10 sur notre critère sonore constituent le meilleur ensemble des deux pour ce scénario. Sa note globale de 8,4 sur 10 le confirme.
Prenez le Hisense 65E7S PRO dans deux cas précis. Premier cas : un PC de jeu capable de dépasser 144 images par seconde, puisque sa fiche accepte jusqu'à 240 Hz et annonce un plafond de 4K 165 Hz, ce qui lui vaut 9,0 sur 10 en gaming contre 8,7. Second cas : un salon où l'on regarde l'écran de biais, où son panneau IPS garde les couleurs justes là où un HVA les délave.
Son deuxième atout est plus discret mais réel : il publie ses dimensions et son poids, 1 445 mm de largeur, 837 mm de hauteur sans pied, 17,71 kg, et annonce un entraxe VESA de 400 x 300 mm. Il ajoute AirPlay 2, deux ports USB et une bande passante HDMI de 48 Gbps. Pour une installation murale planifiée et un foyer Apple, cela pèse dans la balance.
Si vous hésitez encore, regardez le TCL 65T8D, également à 649 €, qui obtient 8,3 sur 10. Il garde le mini-LED et le FALD, monte à 30 W en 2.1 pour 8,6 sur 10 en son, et il publie sa consommation en usage SDR. Il n'annonce pas de contraste natif, contrairement au 65Q6C : c'est l'option intermédiaire de ce trio à six cent cinquante euros.